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Algerie mon amour
dimanche 01 juin 2008, a 21:53
Perfection d’âme et noblesse de caractère

Perfection d'âme et noblesse de caractère

 

 

Selon Anas : «  Les habitants de Médine étaient une nuit paniqués du fait d'une voix qui appelait. Alors des gens sortant de chez eux se dirigeaient vers cette voix lorsqu'ils rencontrèrent le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  qui lui, en revenait. Celui-ci les avait tous devancés à la voix qui était celle d'un homme monté sur un cheval appartenant à Abi Talha' Ari. L'homme tenait une épée à son épaule et disait : « Vous n'avez pas pris garde, vous n'avez pas pris garde ».

C'était le plus timide de tous. A cet égard, Abou Saaid Al Khoudri dit : « il était plus timide qu'une vierge engourdie, envahie de torpeur. Lorsqu'il détestait quelque chose, cela se lisait sur son visage. Il ne braquait jamais son regard sur le visage de son vis-à-vis. Discret, il

regardait plus vers le sol plus qu'il ne levait à l'observation. Il n'imposait à personne ce qu'il détestait et cela, par générosité et pudeur.

Il ne nommait jamais quelqu'un au sujet duquel, il lui a été rapporté une mauvaise action. Au contraire il disait : « Pourquoi des gens ont-ils telle chose » ? C'était le plus digne de cette parole d'Al Farazdaq : « Il baisse le regard par pudeur et les gens, devant lui baissent le regard  par respect. Jamais il ne parle sans se mettre à sourire. »

C'était le plus juste, le plus chaste, le plus franc et le plus honnête de tous. Cela lui était reconnu par ses détracteurs et ses ennemis. On l'appelait le « Probe » avant l'avènement de la prophétie. Les gens avant l'islam, soit à l'époque antéislamique venaient solliciter son arbitrage. D'après ce qu'At-tirmithi a rapporté d'Ali, Abou Jahl, un jour, dit : «  Nous ne te démentons pas ». A cet égard, Allah dit :

« Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce sont les versets (le Coran) d'Allah, que les injustes renient. » Sourate 'Les bestiaux' verset 33.

Hercules eut à interroger Abou Soufyan en ces termes : « L'accusiez-vous de mensonges avant qu'il n'ait dit qu'il est prophète ? »  « Non », répondit celui-ci.

C'était le plus humble et le plus modeste de tous. Il interdisait aux gens de se lever pour lui comme ils le faisaient pour les rois. Il rendait visite aux pauvres, fréquentait les nécessiteux, répondait à l'appel de n'importe quel serviteur, s'asseyait parmi ses compagnons comme s'il était de leur groupe.

Aicha dit : «  Il réparait ses chaussures, cousait ses vêtements, travaillait à la main comme vous le faites dans vos maisons. C'était un homme comme les autres qui cherchait des poux dans ses vêtements, trayait sa brebis et vaquait à ses affaires ». C'était le plus fidèle en matière d'engagements le plus disposé au culte et à la parenté, le plus clément et le plus compatissant, le plus intime et le plus poli, le plus simple de caractère et le plus à l'abri de la perversité morale. Il n'était ni grossier, ni impudique, ni lanceur d'imprécations, ni tapageur dans les marchés. Il ne réagissait pas au mal par le mal, mais au contraire par le pardon. Il ne laissait personne marcher derrière lui, ni ne se montrait supérieur à ses esclaves par le manger et le vêtir. Il se mettait au service de quiconque, se mettait au sien. Jamais il n'avait eu à dire « ouff » à un serviteur ou plutôt à le blâmer d'avoir fait ou laissé des choses.

Il aimait les pauvres dont il fréquentait le milieu et assistait à l'enterrement. Jamais il ne méprisait un pauvre pour sa pauvreté. A l'occasion d'un de ses voyages, on en était venu à donner l'ordre de sacrifier un mouton. Alors, quelqu'un dit : «  C'est à moi de l'égorger ». Un deuxième dit : «  c'est à moi de le dépecer ». Enfin un troisième dit : « c'est à moi de le cuire ». A ce niveau, le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  dit : « c'est à moi de rassembler du bois ». Les gens dirent : « Nous t'en dispensons », mais le messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  reprit : «  Je sais que vous m'en dispensez mais j'ai horreur de me distinguer de vous car Allah déteste voir quelqu'un se distinguer de ses compagnons ». Sur ce, il se leva et se mit à rassembler du bois.

A présent écoutons Hind ibn abi Hâla nous décrire le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  en ces termes : « Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  allait d'une tristesse à une autre. Toujours pensif et dénué de repos, il ne parlait qu'au besoin et pour le reste observait de longs moments de silence. Il ne parlait pas du bout des lèvres. Plutôt, maîtrisant les techniques de la communication, il parlait de la

manière la plus claire et la plus nette, avec affabilité et douceur, sans heurt ni mépris. Il appréciait tout bienfait fût-il des mineurs. D'autre part il ne décrivait rien, ne blâmait ni ne louait personne au regard de sa nourriture. Rien ne l'arrêtait dans sa quête passionnée de la vérité. Jamais il ne se mettait en colère ou ne cherchait à triompher pour son intérêt personnel. En indiquant quelque chose c'est toute sa main qu'il pointait. Celle-ci, il la retournait lorsqu'il était émerveillé. Dans ses moments de colère, il détournait son visage mais toutes les fois qu'il était gai on le voyait baisser la tête. La plupart de ses rires se limitait au sourire. Il savait tenir sa langue sauf sur des choses le concernant, réunissait ses compagnons au lieu de se séparer, honorait le chef de chaque tribu et traitait avec lui. Il savait avertir les gens et se prémunir contre eux sans toutefois heurter les sens de l'un d'entre eux. Il inspectait ses compagnons, interrogeait les gens au sujet des réalités qu'ils vivaient, améliorait, redressait, trouvait laid et débile tout ce qui l'était effectivement, dans un esprit de modération et de culte du compromis, ne se permettant nulle négligence de peur d'ennuyer. Il avait des réponses à tout, s'en tenait à la vérité, sans réduction, ni rajout. Les meilleurs hommes étaient ceux qui lui accordaient leur confiance. De ceux-ci il préférait ceux qui prodiguaient de bons conseils ; élevant au plus haut rang ceux d'entre eux les plus capables de consolation et de collaboration. Il ne fréquentait que les hommes et là, pour s'asseoir, jamais il ne choisissait sa place. Lorsqu'il arrivait chez des gens il s'asseyait à l'endroit extrême du conseil et c'est cela qu'il ordonnait de faire. Il prêtait attention à tout son entourage de manière à ce que personne ne puisse arriver à se croire mieux loti que les autres. Quiconque le fréquentait ou lui résistait pour un besoin le voyait s'armer de patience jusqu'à son départ.

Quiconque lui demandait quelque chose obtenait soit ce qu'il voulait soit des paroles bienveillantes. Les gens l'aimaient pour la simplicité de son caractère. Il leur était devenu un opère et eux se ralliaient à lui, rapprochés les uns des autres par l'amour de la vérité cherchant à se dépasser au regard de la crainte d'Allah. Ses séances de rencontre étaient celles de la bonté, de la pudeur, de la patience et de l'honnêteté. Ces rencontres se déroulaient sans que l'on eût à lever la voix, mais aussi en l'absence d'extravagance et d'incartades. Les gens éprouvaient une sympathie réciproque fondée sur la crainte d'Allah, respectant les âgés, prenant en pitié les petits, assistant les nécessiteux et intégrant les hôtes. Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  était toujours gai, simple et souple. Il n'était ni grossier, ni brutal, ni tapageur, ni indécent, ni coléreux, ni élogieux. Il fermait les yeux sur ce qu'il ne désirait pas et ne jetait personne dans le désespoir. Il recommanda trois choses aux gens : « Ne blâmer ni déshonorer personne, s'abstenir de la fornication et ne parler que de choses pouvant valoir une récompense de la part du seigneur ». Lorsqu'il parlait, ceux assis autour de lui baissaient la tête ne parlant que s'il finissait de parler. Jamais il ne lui arrivait de lui discuter la parole. Quiconque d'entre eux intervenait était suivi avec attention et écouté jusqu'au bout. Leur conversation tournait autour de celle du prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  qui, également, partageait leurs rires et leur admiration, se montrait courtois envers les hôtes. Il disait : « Si vous voyez quelqu'un poursuivre un besoin, aidez-le ». Il ne réclamait d'éloges que par rapport à un bienfaiteur.

Selon Khârija ibn Zayd, le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était le plus vénéré dans les rencontres. C'est à peine s'il parlait car il se taisait le plus souvent ; ne parlant qu'au besoin. Il se détournait lorsque quelqu'un parlait avec maladresse. Son rire était le sourire, et sa parole clarification, un discours clair et net. Auprès de lui, le rire de ses compagnons se ramenait au sourire, en signe de respect et par imitation de ses comportements

En somme, le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était détenteur d'attributs de perfection inégalables. Son seigneur l'avait éduqué de la manière la plus parfaite, allant même jusqu'à faire son éloge en ces termes :

«  Et tu es certes, d'une moralité imminente. » Sourate 'La plume' verset 4

Grâce à ses qualités, les âmes lui étaient proches et les cœurs le chérissaient en tant que général doté d'un pouvoir charismatique. Neutralisant toutes les forces qui lui opposaient le refus, le messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  réussissait à amener son peuple à entrer, en foule, dans la religion d'Allah.

Les qualités que nous venons de citer ne constituent que quelques-unes de ses attributs de perfection. En ce qui concerne la réalité propre de ses comportements et mérites, il s'agit là de quelque chose dont la nature reste insondable. Du reste, qui peut connaître la nature intime de l'existence de celui qui, ayant atteint la perfection, reçu sa lumière de son seigneur et conformer son caractère aux enseignements du Coran, reste le plus grand homme de tous les temps.

Seigneur ! Répands Ta bénédiction sur Mohammed ainsi que sur la famille de Mohammed, de la manière que tu l'as répandu sur Ibrahim et sur la famille d'Ibrahim. Certes, Tu es digne d'éloges et glorieux. Seigneur ! Bénis Mohammed ainsi que la famille de Mohammed, de la même manière que Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim. Certes tu es digne d'éloges et Glorieux.

Extrait du livre "LE NECTAR CACHETÉ" du professeur Safi Ar-Rahman al-Moubarakfouri, professeur de l'université salafite de l'Inde.

samedi 31 mai 2008, a 16:58
Perfection d’âme et noblesse de caractère

Perfection d'âme et noblesse de caractère

 

Le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se distinguait par sa grande éloquence et ses discours rhétoriques. A cet égard, notamment, il occupait une place de choix difficile à ignorer. Il se distinguait aussi par sa souplesse, la pureté et l'ampleur de son langage, la justesse de ses mots et son manque de maniérisme. C'était un grand orateur doté d'un beau jugement et d'une connaissance des dialectes arabes. Il parlait à chaque tribu par l'intermédiaire de son dialecte. Se réunissaient en lui, la force et l'ampleur de l'exposé des nomades ainsi que la pureté et la splendeur du langage spécifique aux sédentaires. Il s'agissait là d'un appui d'Allah que lui faisait parvenir la révélation. Il savait être bon et tolérant, pardonner s'il pouvait le faire, supporter les contraintes : Qualités lui venant de son éducation par Allah. Tout homme de qualité a pu faire des faux pas et faire preuve de défaillances, mais lui, l'abondance de la perversité ne le rendait que plus patient. De même, le gaspillage des ignorants ne le rendait que plus indulgent. A cet égard, Aicha dit : « toutes les fois qu'on donnait au messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) à choisir entre deux choses, il choisissait toujours la plus facile, tant qu'il pouvait le faire sans pécher. Si cela comportait un péché, jamais il ne s'en approchait. Il ne se vengeait point pour lui-même, mais si l'on en venait à violer ce qu'Allah a interdit, il se vengeait pour Allah. C'était le moins coléreux de tous et le plus facile à satisfaire.

Il était d'une générosité et d'une largesse sans limites. Il donnait de la manière de ceux qui ne craignent point la pauvreté. Selon Ibn Abbâs : « le messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  était le plus généreux de tous, plus généreux que quiconque au mois du ramadan ou il avait des rencontres avec Jébril. Celui-ci le rencontrait dans chacune des nuits du ramadan et lui enseignait le Coran. Le messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)  était plus prompt à faire le bien que le vent ne saurait être rapide lorsqu'il est déchaîné. » Pour Jâbir : « Il ne lui était jamais arrivé de dire non à quelqu'un. »

Son courage et son intrépidité, sa disponibilité à secourir n'échappaient à personne. C'était le plus courageux de tous. Il a connu des situations difficiles, toutefois à maintes reprises, les héros et les braves des ennemis le fuyaient. Il savait être ferme sur ses pas, avancer sans reculer, rester imperturbable et inaccessible à la peur. Il n'est point d'homme courageux qui n'ait déjà eu à s'enfuir ou à s'essuyer une défaite. Toutefois, en ce qui concerne le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) , Ali fit remarquer : «  Au fort des échauffourées, lorsque les pupilles rougissaient sous l'effet de la violence, nous en venions à éprouver de la crainte pour la vie du messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Nul plus que lui n'était plus proche de l'ennemi ».

A SUIVRE

jeudi 22 mai 2008, a 12:21
Une vision Islamique de la mort

chronologie de la mort

Le jour et l'heure de notre mort est décrétée par Dieu. L'Ange de la mort se présente alors et sépare notre âme de notre corps. Nous restons conscients et nous voyons et nous entendons mais il ne nous est plus possible d'agir et nous n'avons plus le choix du bien et du mal

Nous assistons donc à nos funérailles et voyons la tombe qui se referme sur nous. Nous entendons ce que disent nos proches, nous pouvons leur répondre mais ni les humains ni les djinns (génies, êtres qui nous sont invisibles et qui vivent dans un monde parallèle au nôtre) ne peuvent nous entendre. Viennent alors deux anges qui nous posent trois questions sans qu'il nous soit possible de mentir ou de répondre à côté :

1.      Qui était ton Seigneur ?

2.      Quelle était ta religion ?

3.      Qui était ton prophète ?

De nos réponses ou absence de réponse dépends la suite des événements. Pour résumer, un bon musulman qui aura fait de très bonnes choses en évitant les péchés, verra ses bonnes actions le protéger du châtiment de la tombe. Par contre un hypocrite qui n'aura fait que de mauvaises choses expiera déjà en partie ses péchés dans la tombe. La notion de temps sera également plus ou moins élastique en fonction de nos mérites, séjour très court pour les bienfaisants, très long pour les malfaisants.

S'il ne nous est plus possible de faire le bien après la mort, il est possible de bénéficier d'un bien que quelqu'un ferait pour nous : Invocation à Dieu d'un musulman en faveur du mort, rattrapage du Hajj (pèlerinage à la Mecque), de jours de jeûne, distribution de richesses en notre nom, prières dans une mosquée que nous avons construite, distribution de biens et de services dans une institution charitable que nous avons fondée et dont nous avons assuré la pérennité.

Ce monde des morts, le Barzakh, est également précaire, il se termine également à la fin des temps lorsque Dieu décrète la résurrection dans une nouvelle création qui commence par le Jour du Jugement dernier.

Ce jour là, l'ange Asrafil, sur l'ordre du Créateur, soufflera dans une trompe qui nous ressuscitera. Nous nous réunions tous en un même lieu. Les animaux seront ressuscités pour qu'ils prennent leurs droits sur nous avant de disparaître. Le soleil sera très proche et nous aurons l'impression de pouvoir le toucher, il fera très chaud et nous transpirerons beaucoup, chacun déjà en fonction de ses bonnes ou mauvaises oeuvres.

Puis chaque communauté demandera à son prophète d'intercéder auprès de Dieu pour qu'Il accepte de commencer le jugement. Chacun des prophète rappellera qu'il a commis au moins une faute durant sa vie. Tous alors se retourneront vers le prophète de l'islam qui a gardé la faveur d'une requête pour ce jour là. Il s'adressera à Dieu en Le louant et lui demandera de commencer le jugement.

Chaque être humain passera alors individuellement devant son créateur : les anges chargés de l'écriture de ses actes durant sa vie dérouleront leur rôle et chacun verra ce qu'il a fait. L'ange de gauche pour les choses mauvaises et l'ange de droite pour les bonnes oeuvres. Il est dit que si la miséricorde divine se divisait en cent parts égales, Il en réserverait une pour ce monde matériel et quatre-vingt dix neuf pour le Jour du Jugement. Puis les hommes passeront sur le pont au dessus de l'Enfer et qui conduit au Paradis. Ceux qui ont fait beaucoup de bien le passeront en un clin d'œil tandis que les pécheurs progresseront difficilement certains trébuchant et tombant dans le feu de l'Enfer.

Ceux qui arriveront au Paradis découvriront un monde merveilleux qui n'obéira pas aux

mêmes lois que ce monde matériel. Il nous est impossible de le décrire et de l'imaginer précisément. Chacun aura un corps nouveau éternellement jeune avec des signes distinctifs qui le fera reconnaître par ses contemporains d'ici bas.

Entrer au Paradis de Dieu est le but de tout musulman.

conséquences de l'omniprésence de la mort dans la vie d'un musulman

La conscience du déroulement exact de notre mort et surtout la conscience d'être jugé pour chacun de nos actes agit comme un aiguillon poussant les croyants à toujours se remettre en question et à faire constamment plus de bien.

Évidemment, les musulmans, comme les autres êtres humains, commentent des péchés mais ils gardent l'espoir d'être pardonné par leur créateur en se repentant sans cesse. Les savants musulmans disent que la crainte de Dieu et l'espoir de Son pardon sont comme deux ailes qui permettent à la foi de s'élever.

Loin d'être paralysante, la crainte de Son châtiment constitue un puissant garde-fou pour le croyant que Satan tente. Elle lui permet de canaliser ses pulsions pour les utiliser comme moteur à faire le bien. En se transformant ainsi en serviteur actif de son Créateur, le musulman contribue à construire une société harmonieuse dans laquelle règnent paix, justice et fraternité.

Nous avons tous des angoisses. Si nous n'en avions pas, nous ne nous lèverions pas le matin pour aller travailler, on est si bien dans son lit douillet ! L'islam nous permet de domestiquer nos angoisses, notamment notre angoisse de la mort pour la transformer en un moteur au service du bien

lundi 19 mai 2008, a 17:01
Une vision Islamique de la mort

Une vision Islamique de la mort

 

l'être humain khalife (vicaire) de dieu sur terre

L'islam nous enseigne, par l'intermédiaire du Coran et des traditions prophétiques, que Dieu proposa d'abord aux montagnes de faire d'elles ses 'Khalifes' sur terre mais, dans leur sagesse, et malgré leur puissance et leur stabilité, elles refusèrent. Le premier homme, Adam, dans son ignorance accepta

Selon la vision islamique de notre univers précaire, Dieu confie à l'homme le Khalifat (la lieutenance, la gestion) de la Terre, pour cela, il lui a donné le libre arbitre qui est soutenu par la conscience, la morale et la responsabilité. Ces qualités lui permettent d'accéder à la connaissance du fonctionnement des choses, ce qui fait qu'il peut être supérieur aux anges auxquels Dieu demande de se prosterner devant Adam.

Mais l'homme a un ennemi, Satan, qui refuse par orgueil de se prosterner devant Adam malgré l'ordre divin. Il demande à Dieu, et obtient, un délai jusqu'au Jour du Jugement dernier pour tendre des pièges aux hommes et les faire dévier du chemin droit de l'adoration de leur Créateur. Ceux qui tomberont dans ses pièges le suivront en Enfer et ceux qui déjoueront ses pièges et adoreront leur Créateur iront au Paradis.

C'est ainsi que Dieu a envoyé des prophètes aux êtres humains pour leur enseigner comment L'adorer, comment Le servir et comment déjouer les pièges de Satan. Le premier d'entre eux fut Adam, puis vinrent de très nombreux autres parmi lesquels Abraham, Moïse, Aaron, Isaac, Jacob, Joseph, tous les prophètes de l'Ancien Testament. L'islam reconnaît également la qualité de prophète à Jean Baptiste, le Saint Coran cite longuement la Vierge Marie. Jésus, fils de Marie est le Messie, il est un des principaux envoyés de Dieu mais le Coran nous informe qu'il ne sied pas à Dieu d'avoir un fils. Après Jésus, Dieu nous a envoyé le Sceau des prophètes et de la prophétie, Mohamed fils de Abdullah, prophète de l'islam qui nous a transmis le Saint Coran qui est la parole de Dieu directement révélée aux hommes. Outre les querelles dogmatiques, l'homme est sur terre pour adorer son Créateur en se mettant à Son service en faisant le bien. Le bien est que qui est décrit comme tel par les prophètes mais c'est aussi ce qui est reconnu par tous comme une bonne chose. Par exemple, si j'aide une personne âgée à traverser la rue, tout le monde sera d'accord pour dire que c'est un bien. En faisant le bien, le croyant remplit sa mission de vicaire de Dieu sur terre et Dieu le récompense en le rendant heureux, en lui donnant une existence harmonieuse et en apaisant ses angoisses puis en le faisant rentrer au Paradis.

La vie est donc cette courte période de notre existence totale durant laquelle nous avons la charge d'être vicaire de Dieu sur terre et durant laquelle nous disposons du libre arbitre qui nous permet de choisir entre le bien et le mal et d'agir en conséquence. Selon un célèbre Hadith (tradition du prophète), cette vie est comparable à l'ombre d'un arbre sous lequel le voyageur vient se reposer avant de reprendre sa route. Si l'homme est responsable de ses choix et de ses actes, il peut également compter sur la capacité qui lui est offerte durant cette vie de se repentir de ses péchés, car Dieu est Le Miséricordieux, il aime le repentir de ses serviteurs et aime leur pardonner et il est dit dans un hadith que ³tous les fils d¹Adam sont des pécheurs et le meilleur d¹entre eux est celui qui se repent² (Hadith [sûr] rapporté par Tirmidi, Ibn Maja, Dalimi et Ibn Hambal.)

Mais le Coran nous prévient de faire bien attention à nos actes car c'est sur eux que nous serons jugés le Jour du Jugement dernier. La manière dont nous gérons la vie terrestre que Dieu nous accorde temporairement a une influence directe sur notre vie future dans l'au-delà.

 

A suivre

samedi 17 mai 2008, a 17:44
Une vision Islamique de la mort

Une vision Islamique de la mort

 

Par Dr. Abdallah Thomas Milcent

En tant que médecin généraliste français converti à l'islam depuis dix-neuf ans, je ne me sens pas particulièrement qualifié pour parler d'un sujet aussi grave qui met en scène les bases mêmes des sciences de la foi musulmane : la 'Akida'. J'essaierai donc de donner un simple aperçu de la vision islamique de la mort mais j'invite les personnes intéressées à se renseigner plus avant auprès d'imams musulmans beaucoup plus compétents que moi. Il existe certaines divergences entre les savants concernant tel ou tel détail, j'ai voulu ici rester dans ce qui unit notre communauté plutôt que de rentrer dans ce qui risque de la diviser.

i introduction

Nous mourrons tous un jour, c'est inéluctable. La conscience de la mort n'est pas le propre de l'être humain. On peut qualifier l'angoisse de la mort comme l'angoisse suprême, enfouie au plus profond de notre cerveau le plus ancien. Montrez à des poulets un couteau, vous constaterez immédiatement une augmentation de leur rythme cardiaque et une consommation accrue de leur réserve de graisse, ce qu'il est possible d'interpréter comme un stress causé par la conscience de sa disparition prochaine. Les religions et les philosophies sont des moyens mis à la disposition des hommes notamment pour maîtriser cette angoisse originelle.

La mort nous renvoie à notre fin inévitable. Philosophiquement, qui dit fin dit commencement et qui dit commencement dit création. Notre existence, mais aussi le monde dans lequel nous vivons est essentiellement précaire c'est à dire destiné à disparaître et cette précarité appelle la notion de Créateur.

Dieu, Allah en arabe, est par définition ce Créateur de l'univers et donc des créatures. En tant que créatures, nous sommes soumis au temps qui passe, Lui est le créateur du temps, Il ne lui est pas soumis, Il est éternel.

Notre mort constitue également la fin de notre passage dans ce monde précaire. Le credo monothéiste affirme qu'il existe une autre forme de vie après la mort, de même qu'il existait une vie avant notre naissance. Comme il est impossible de demander à un foetus d'imaginer le monde dans lequel il va naître, il nous est difficile d'imaginer un autre monde que le monde précaire dans lequel nous vivons.

Notre connaissance de la vie après la mort ne peut se faire qu'à travers le Créateur de l'univers. Dieu n'a pas créé ce monde en vain, il ne nous a pas abandonnés après nous avoir créés, il nous a envoyé des prophètes, êtres humains choisis par Dieu pour nous transmettre les volontés du Créateur envers ses créatures.

 

A suivre

mardi 13 mai 2008, a 17:38
Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

Résumé :

Le monde actuellement est devenu un petit village du fait du développement des moyens de communication. Le concept de mondialisation a dépassé toutes les frontières et ouvert toutes les portes. Cette ouverture englobe les biens, les pensées, les religions et les conceptions. Dans ce contexte, le rôle des musulmans est de profiter de cette ouverture pour communiquer les préceptes de l'islam à tout le monde et honorer le devoir d'information.

Les sciences modernes ainsi que tous les nouveaux concepts socio psychologique sont de nature à faciliter l'illustration au monde de la grandeur et de la véracité des préceptes de l'islam issus du saint coran et de la sainte biographie du prophète. De ce fait, les musulmans ont essayé de trouver les concordances entre la science moderne et les textes sacrés pour relever leurs miracles. Nombre de chercheurs et théoriciens, occidentaux ou orientaux, se sont convertis à l'islam au fur et à mesure des nouvelles découvertes prouvant le miracle scientifique, prédicateur, psychologique, législatif …etc du coran et de la sunna.

Sont apparues en parallèle des études modernes portant sur les conditions requises pour le succès de la réforme sociologique, ainsi que les dépenses et sacrifices nécessaires. Divers témoignages, même des non musulmans, attestent que les réalisations du saint prophète ne peuvent être reproduites.

Si les communistes ont réussi à exporter les doctrines et les insanités de Marx, Lénine et Staline, malgré leur moindre importance, l'étude de la réforme sociologique dans la vie du saint prophète demeure cruciale pour démontrer la grandeur de l'Islam et du saint prophète, vu les coûts moindres engagés et les résultats extraordinaires obtenus. Il s'en suit que le miracle lié aux faits du saint prophète durant son existence est un moyen de démontrer la grandeur de l'Islam et de son prophète, et par là même, d'inciter les chercheurs dans les méthodes de réforme sociologique à adopter l'Islam, et de permettre aux musulmans d'avoir une meilleure connaissance à même de les sortir du gouffre où ils se trouvent.

La présente intervention traite des réalisations du saint prophète pour valoriser l'humanité, et les causes ayant motivé ces réalisations. Ceci dit, elle reste à compléter par plus de recherches relatives aux phénomènes de changement de la vie des arabes et des musulmans après l'Islam et les causes résidant derrière.

vendredi 09 mai 2008, a 17:46
Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

 

Les fondements du miracle dans la vie du prophète SAW :    

1.     Veiller à maintenir son intégrité et celle des autres : Le saint prophète était connu avant l'islam par sa franchise et son honnêteté que ses amis, et même ses ennemis, lui reconnaissent. Il était également connu par sa loyauté et sa disponibilité à servir ses proches. En effet, quand il reçu la parole d'Allah, il en fit part à Khadija qui lui dit : Allah ne t'éreintera guère car tu veilles sur tes proches, tu supportes les fardeaux, tu es à la rescousse des démunis, tu es généreux avec tes hôtes et tu aides à rétablir le bien. Et quand Héraclès demanda à Abou Soufiane s'il pouvait trahir, ce dernier lui répondit non. Ces qualités ont certes un effet sur les cœurs des hommes qui les incitent à l'aimer et à le respecter, et à être prêts à suivre ses enseignements et à éviter ses interdictions. En plus, le saint prophète se partageait l'obligation de respecter ces enseignements et par là même il démontrait la valeur du travail pour la réforme. Les mécréants avaient assiégé les musulmans à la Mecque les laissant sans nourriture, ni vêtements, ni conjoints, et certains de ces mécréants ont proposé au saint prophète plusieurs avantages, mais ce dernier refusa catégoriquement. Ce n'est plus le cas de nos jours où nos rois et dirigeants vivent aisément et se prémunissent contre les lois alors que leurs peuples se déchirent et subissent.

Le saint prophète était l'exemple même de l'homme pragmatique qui ordonnait que la parole suit l'acte, il dit ainsi : « Tous les prophètes avant moi avaient des apôtres et des adeptes qui suivaient leurs chemins et exécutaient leurs ordres. Leurs succèdent alors des hommes dont les dires différent des actes, et dont les actes différent des ordres qu'ils se doivent de respecter. Quiconque les affronte par la main est croyant, quiconque les affronte par la parole est croyant, quiconque les affronte par son cœur est croyant, aucune foi n'est en deçà. ». Quand le saint prophète ordonna ses compagnons de persévérer, il en donnait l'exemple car il était le plus honorable et le plus généreux de tous les êtres et la victoire que

 

Dieu lui donna ne résultait pas d'actes extraordinaires, mais par son mérite puisqu'il a été démenti, outragé, accusé de magie et d'insanité, sa tête fût fracturée et ses os brisés et il fût trahi. Malgré cela il persévérait et croyait en Allah.

Il apprenait cette réalité à ses compagnons. Quand Khabab Ben Arth demanda au prophète « Ô prophète, ne pris-tu pas pour nous !» le prophète lui répondit, alors même que cette demande fût légitime : « Il fût des hommes avant vous dont on ratissait la chair des os par le fer sans qu'ils reviennent sur leur foi….on leur sciait la tête en deux sans qu'ils reviennent sur leur foi…et Allah achèvera cet acte jusqu'à ce que les voyageurs aillent de Sanaa à Hadramaout ne craignant qu'Allah et le loup pour leur bétail, mais vous vous impatientez. ».  

2.     Veiller au respect des règles d'intérêt général et au maintien des droits quelles qu'en soient les conséquences : Il n'acceptait pas le pardon quand il s'agissait de sanctions pour vol, injures ou autres et il disait « Pardonnez vos affronts entre vous, mais quand vous me les soumettez, les châtiments sont dus. ». Mais dans sa vie privée, le prophète optait toujours pour la clémence, à l'instar de ce qu'il avait fait lors de la conquête de la Mecque lorsqu'il leur dit : Partez vous êtes libres. Il a été clément vis-à-vis de la juive qui a empoisonné sa nourriture, et également vis-à-vis des hypocrites qui l'ont tant maltraité. Le saint prophète se mettait en colère à chaque fois que quelqu'un tentait de transgresser ces règles. Ainsi, le récit de la femme Makhzomite rapporte que cette femme avait commit un vol et sa famille souhaitait qu'elle échappe à la sanction. Ils envoyèrent en émissaire auprès du saint prophète Oussama Ben Zayd qui implorait sa clémence, alors le saint prophète rougit de colère et dit : « Ô Oussama, tu implores le pardon pour un péché transgressant les limites d'Allah ! Il s'éleva alors et dit : Vos prédécesseurs ont connu leur perte parce qu'il graciaient leurs riches et châtiaient leurs pauvres, et je jure devant dieu si Fatima la fille de Mohammed vola je lui couperai la main. »

De même, le saint prophète veillait à défendre un droit quoi qu'il coûte, que ce soit dans le cadre des actes, tel qu'interdire les médisances et encourager la bienfaisance, ou dans le cadre des dires, tels que les témoignages ou autres. Ainsi, il enseignait à ses compagnons la droiture et la vérité. Abi Said Al Khoudari raconta : J'ai entendu le saint prophète dire « Si quelqu'un voit une médisance, qu'il la corrige par la main, s'il ne peut pas, alors par la langue, et s'il ne peut pas il le fait par le cœur, c'est la moindre foi ». Obada Ben Essamit dit : Nous avons juré allégeance au saint prophète pour l'obéir en apogée ou en crise, contraints ou pas, de part notre initiative, que nous ne contraignons personne, sauf flagrante apostasie dûment prouvée, et que nous disions toujours la vérité au nom d'Allah sans craindre les reproches ».    

3.      Harmoniser la parole avec l'état du public : Ses paroles et ses récits étaient considérés comme un remède personnalisé, de telle sorte que ce qui était destiné à un individu ne pourrait convenir à un autre. Ainsi, quand il fût questionné par un homme sur les actes préférables pour Allah, il lui répond : le respect des horaires de prière, et il répondit à un autre : la foi en Allah et son prophète, mais quand on lui demanda qui est le plus plaisant des hommes pour Allah, il répondit : Un croyant oeuvrant au nom d'Allah par sa vie et ses biens. Quand Fadala voulu le tuer deux fois, le prophète posa sa main sur son cœur et la haine fût transformée en amour. Il a gracié Mouaouya et Ikrima, mais n'a pas été clément avec Habar Ben Asouad, ce qui prouve sa parfaite compréhension des esprits humains et de ce qui leur convient, ainsi que la sincérité de son intuition.

4.      Il a donné une nouvelle définition du pouvoir et de la gouvernance : Il a appris à ses compagnons que la responsabilité est une lourde tâche qui ne peut être confiée à la demande

En effet, cela signifie que soit le demandeur ignore les implications de cette responsabilité, soit qu'il les connaît mais son intention est d'en profiter, et dans les deux cas, il n'en est pas apte. Abou Dar a rapporté qu'un jour il a dit au prophète : « Ô Prophète, pourquoi ne m'utilises-tu pas ? Il lui tapa sur les épaules et lui dit : Ô Aby Dar, tu es faible et ceci est une responsabilité regrettable le jour du jugement, sauf pour ceux qui ont sérieusement appréhendé et honoré leurs dus ». Abou Moussa El Achâari rapporta qu'un jour il est allé visiter le prophète avec deux de ses cousins dont l'un dit au prophète : « confies nous une partie de ce qu'Allah t'as conféré ! l'autre en dit de même, alors le prophète répondit : Je jure par Allah que je ne confierai guère cette tâche à un homme qui la demande ou la convoite ».     

Cet enseignement est véritablement illustré par le récit de Rabiaa Ben Ziada Al Hariti quand il rencontra Omar et que ce dernier se plaignait d'un repas pesant, alors Rabiaa lui dit : « Ô commandeur des croyants, tu mérites la plus douce des nourritures et le plus lisse des habits », alors Omar pris un document et lui tapa sur la tête en rétorquant : « Je jure que tu souhaites plus ma bénédiction que celle d'Allah par tes dires. Honte à toi, ne sais tu pas ce que je suis pour ces hommes ? »

Alors Rabiaa lui répondit : « Qu'es-tu pour ces hommes ? », Omar dit : « Vois tu quand des hommes voyagent et qu'ils confient leurs biens à l'un d'eux et lui demandent de se charger des dépenses, est-ce que cet homme peut disposer de ces biens ? », Rabiaa dit « Non commandeur des croyants », et Omar dit : « C'est ce que je suis pour ces hommes. » et il reprit : « Je n'emploi guère mes hommes pour agresser les vôtres, ni les injurier ou les spolier ! Je les emploi pour vous apprendre la parole d'Allah et les récits de son prophète. »  

« Quiconque est maltraité n'a aucune excuse pour ne pas m'en informer pour que je lui rend son droit. » Alors Amr Ibn Alas lui dit : « Et si un Emir éduque l'un de ses sujets, rendrais-tu son droit au sujet ? », et Omar dit : « Et pourquoi ne le ferais-je pas alors que j'ai vu le saint prophète se le faire lui-même ? », alors Omar envoi un écrit à ses généraux destinés au soldat leur disant : « Ne frappez aucun musulman pour l'humilier ! Ne les priver pas jusqu'à ce qu'ils renient ! Ne les éloignez pas trop de leurs épouses jusqu'à ce qu'ils subissent les tentations ! Et ne les oppressez pas jusqu'à les perdre ! ».

La conception du pouvoir que le saint prophète a érigé n'a d'équivalent ni dans les temps anciens ni de nos jours, au contraire, l'état des musulmans a empiré quand le pouvoir est devenu une convoitise successorale.

5.      La valorisation des compétences pour l'octroi des fonctions : En ce sens que le saint prophète profitait de toutes les compétences et les énergies disponibles. Ainsi, il confia le commandement de l'armée à Khalid Ibn Al Oualid nouvellement adepte de l'Islam, et il confiait à Mouaouia la transcription de la parole de Dieu alors que son père était l'un de ses pires ennemis. L'on constate aujourd'hui que les fonctions politiques et militaires sont confiées selon l'ancienneté des attributaires ou leurs orientations, le résultat est que les fonctions ne sont pas attribuées selon les compétences et les aptitudes, mais en fonction de l'allégeance et de la sujétion. Nombre de responsables des vies et des biens des musulmans leurs affligent défaite après l'autre dans tous les domaines, et ce du fait que leurs responsabilités sont acquises par des voies sinueuses et sur des bases partisanes, régionales ou d'intéressements sans aucun regard aux compétences actuellement délaissées.

6.      Conquérir les cœurs avant les nations : On a proposé au saint prophète la seigneurie et le pouvoir qui auraient pu lui faciliter la voie vers l'extension de l'Islam, mais il a compris par son incroyable sens que le pouvoir acquis par des voies douteuses, même s'il peut faciliter la propagation de l'islam, il ne permettrait pas de conquérir les cœurs. C'est pour cela qu'il a persévéré sur cette voie et a enseigné à l'humanité entière les méthodes idéales de se

comporter avec les hommes et de les influencer. Il est à constater que les sciences humaines s'inspirent fortement de la vie du saint prophète, lui qui a dit : « Vous ne pourrez conquérir les hommes par l'argent, mais par votre comportement. », et il dit à Mouad quand il l'envoya au Yémen : « Prends garde de leur excès d'argent. ». Il disait également « Ne sous-estimez guère un acte de bonté, ne serait-ce que rencontrer les gens avec un visage apaisé. »

mercredi 07 mai 2008, a 17:25
Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

Le miracle dans la vie du prophète Mohamed (partie 2/2)

Par Dr Mansour Rahmani

Université  de Skikda - Algérie 

Avant d'entamer l'étude sur les causes du miracle dans la vie de Mohamed SAW, il est nécessaire d'en démontrer les aspects susceptibles de nous guider vers les principaux éléments et les vrais fondements à l'origine de ce miracle.  

Les aspects du miracle dans la vie de Mohamed SAW :

En résumant, nous pouvons dire qu'il a inversé la situation des arabes dans un temps réduit et avec des coûts moindres. Ils étaient ennemis et sont devenus frères, ils étaient athéistes et sont devenus monothéistes, ils étaient analphabètes et sont devenus instruits, ils étaient plusieurs tribus en guerre et sont devenus un seul Etat, et ils étaient sous-développés par rapport aux pays environnants et sont devenus supérieurs.

La communauté arabe était dépassée                      la Perse et Rome en apogée

Qui pensait dès lors que la balance                         allait basculer et changer

Les paysans devinrent glorieux et extravagants     Rome et la Perse furent déchut dans la boue  

Pour plus de détails, nous ferons allusion brièvement aux situations suivantes :

1.     La capacité de changer l'animosité et l'émiettement des arabes en union et solidarité : Avant l'Islam, les arabes étaient des tribus hostiles et belliqueuses en quête de pâturage et d'eau, s'écrasant les unes les autres et dont le fort abusait du faible. Plusieurs guerres éclataient à cause de cette situation et furent connues par « les jours des arabes », comme la guerre Bassous, Dahes, Ghabra', Foujar et autres. La Perse au nord, Rome à l'ouest et l'Éthiopie au sud profitaient de cette situation pour asseoir leurs pouvoirs et imposer des taxes aux arabes. La pensée arabe était loin d'envisager l'établissement d'un Etat, d'une civilisation ou d'une société comme c'était le cas dans d'autres pays. A l'issue de seulement dix années, le prophète Mohamed SAW a déclaré la mise en place de la société et de l'Etat islamique et pour la première fois, les arabes vont être régis par une constitution et leur capitale va être déplacée à Yatrib. La création de l'Etat islamique n'a pas été une fin en soit, mais l'objectif de son fondateur était de mettre en place une nouvelle civilisation qui s'étendra dans tous les lieux et les temps et dont la base est l'unicité de Dieu et l'adoption des plus nobles principes humains, dans un contexte ou plusieurs races et couleurs respectent les préceptes d'égalité préconisée par la sainte parole de Dieu. 

Cette union était loin d'être des slogans ou un régime que les individus subissent, elle puisait sa source des cœurs et anéantissait les différences raciales et tribales. Plusieurs fondements ont été changés et aucune différence ne subsistait entre le blanc et le noir, le riche et le pauvre, le gouverneur et le gouverné, le notable et le citoyen commun, et la primauté est celle des actes « le plus valeureux étant le plus pieux ».    

  1. Les arabes ont été hissés de l'ignorance et l'analphabétisme à la sagesse et l'éducation : les arabes était une communauté analphabète tel que l'atteste le saint Coran, et l'ignorance guidait

leurs actes et ravivait les sens de vengeance, de cruauté et de despotisme, tel que rapporté par le poète Amr Ben Kaltoum :

     Que nul ne soit plus obscur que nous            obligés nous serons de l'être plus

   Nous boirons l'eau venant à nous claire           et les autres la boiront terne

Peu après l'avènement de l'islam, le prophète insistait à démontrer la vertu de l'éducation et la valeur des instruits, et considérait l'éducation comme une obligation identique à la prière ou le jeun, à l'instar de ce qu'il a fait avec les captifs Koraïchites à Badr et dont l'histoire n'a jamais connu pareil. Désormais, ils étaient aptes à lire et écrire et pouvaient résoudre des problèmes jadis difficiles et ils ont mis en place l'ensemble des règles linguistiques dans un temps très réduit. D'un autre côté, les qualités de sagesse, de méditation, de tolérance et de bienfaisance se sont substituées à l'ignorance, tel que cela est décrit par le poète Kais Ben Assem dans ses vers destinés à sa femme :

Si tu prépares à manger cherche un compagnon                  je ne le mangerai certes pas seul

                Visiteur ou voisin, parce que j'ai peur                  des reproches faites dans mon dos

Al Ahnaf Ben Kaïs fût interrogé : De qui as-tu appris la sagesse ? Il répondit : de Kaïs Ben Assem Al Mankari. Je l'ai vu dans la cour de sa maison appuyé sur l'étui de son sabre et parlant aux gens. On lui amené un captif et un mort et on lui dit : Ton neveu a tué ton fils ? Alors il est resté comme il est et a continué son discours. Puis il s'est tourné vers son neveu et lui a dit : Ô neveu ! Tu as péché envers ton dieu, tu t'es tué toi-même, et tu as meurtri ton cousin. Et il dit à son autre fils : Prends ton frère et abrites le et envoies à sa mère cent dromadaires à titre d'indemnité, elle est étrangère…Al Ahnaf dit : Je ne suis pas sage mais je m'efforce de l'être.             

3.      De l'assujettissement et du nomadisme, au pouvoir et à la domination : Avant l'islam, les arabes étaient indistinctement assujettis aux perses ou aux romains, sauf une minorité nomade, commerçante ou intrusive, et aucun ne présumait qu'ils deviendrait des chefs envahisseurs ou des légendes politiques dont les dires et les actes seront reportés par l'histoire partout dans le monde. Le cas d'Omar Ben Alkhattab avant et après l'islam est très révélateur. Le saint prophète a su faire de tous ses compagnons des membres actifs dans la communauté que ce soit des califes, des commerçants, des chefs ou des soldats. En des termes plus modernes, ces personnes développaient une conscience politique, connaissaient l'intérêt général et le préservaient dans tous leurs actes.

Le saint prophète a su gérer le conflit avec Koraïch quand les musulmans étaient encore faibles, et même quand ils sont devenus une force après l'exile à Médine, et il a su éviter toutes les complications qui pouvaient résulter de cette situation. Ses compagnons qui lui ont succédé ont su également résoudre des difficultés majeures, notamment lors de la guerre des renégats ou lors des invasions islamiques. Ils ont su développer de nouvelles relations avec les nations converties en islam grâce aux enseignements que le saint prophète a laissé après sa mort et qu'il a résumé en deux points qui sont le saint coran et sa sainte biographie. Le déclin qu'ont connu les musulmans est dû au délaissement de ces précieux préceptes.

  1. 4.      Il a su réaliser tous ses grands œuvres au moindre coût : L'œuvre du saint prophète a été accomplie dans un temps record et à des coûts minimes, contrairement aux révolutions modernes sacrifiant plusieurs vies et des moyens financiers énormes et générant d'infimes résultats. Inévitablement, si les changements sont pacifiques, ils nécessitent des dépenses pharamineuses, autrement ils nécessitent le sacrifice de plusieurs vies. Notre prophète préservait les vies humaines et cherchait toujours la facilité, en ce sens que sa révolution qui a durée vingt trois

années n'a coûté que mille quatre vingt victimes entre musulmans et non musulmans, sachant qu'il a mené vingt huit guerres. Ceci est dû au fait qu'il considérait la préservation de la vie humaine comme sa principale priorité, et c'est pour cette raison qu'il a accepté la trêve injuste de Houdaybia et a accepté l'indemnité de ces ennemis lors de la guerre de Badr alors même qu'ils souhaitaient sa mort.

La volonté du prophète de protéger la vie humaine est également prouvée lorsqu'il s'apprêtait à conquérir la Mécque sans en informer personne pour éviter que Kuraich se prépare à la guerre et que plusieurs vies y périssent. Il quitta Médine avec ses compagnons sans les informer de leur destination, que seule sa femme Aïcha et son compagnon Abou Bakr savaient et gardaient secrète. Les autres compagnons croyaient chacun que la destination était la Syrie ou Thakif ou Hawazin. De même, notre saint prophète SAW a envoyé Aba Qatada Ibn Rabii avec huit personnes à Batn Idam afin que l'on croie que c'est sa destination et que cette information se propage.

Le porteur de la bannière de la troupe du saint prophète SAW, Saad Ben Abada, quand il a vu Abou Soufiane il cria : Ô Abou Soufiane ! C'est le jour de l'apothéose ! Ce jour tout est licite ! Ce jour Dieu humilie Kuraïch ! Quand le saint prophète a approché Abou Soufiane ce dernier lui lanca : Ô Prophète, as-tu ordonné de tuer ton peuple ! Saad m'a dit : Ô Abou Soufiane ! C'est le jour de l'apothéose ! Ce jour tout est licite ! Ce jour Dieu humilie Kuraïch ! Au nom d'Allah épargnes ton peuple, tu es certes le plus noble, le plus clément et le plus attentionné de tous. Abderahmane Bnou Aouf et Othmane Bnou Affane disent : Ö Prophète, nous ne croyons guère que Saad ait un lien avec Koraïch. Alors le saint prophète dit : Ce jour est un jour de clémence ! Ce jour Dieu glorifie Koraïch ! Il appela Saad et l'écarta et il donna la bannière à Kaïs Ben Saad.

 

a suivre

samedi 03 mai 2008, a 17:08
LA FOI AUX ENVOYES

LA FOI AUX ENVOYES

3 - Croire en ce qui a été authentifié de leurs informations.

4 - Pratiquer les lois révélées à celui d'entre eux qui nous a été envoyé, c'est à dire Mohammed , le sceau des prophètes, le messager de l'humanité toute entière.

Allah a dit :

Non!...Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront pas demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle gêne pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement à ton jugement.

(Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V.65)

La foi aux envoyés procure de nombreux avantages au croyant :

1 - La connaissance de la miséricorde d'Allah et de Son attention envers Ses serviteurs puisque il leur a envoyé les messagers afin qu'ils les guident sur le droit chemin et leur enseignent la manière de L'adorer. En effet, la raison humaine ne peut la concevoir d'elle-même.

2 – La gratitude envers Allah pour l'énorme bienfait à l'égard de Ses créatures : L'envoi des messagers.

3 - L'amour pour les messagers, leur immensification et la louange envers eux comme ils le méritent, car ils ont accompli l'adoration d'Allah, ont transmis Son message et ont conseillé Ses adorateurs.

Certains entêtés ont prétendu que les envoyés d'Allah n'étaient pas des êtres humains.

Allah a mentionné cette prétention et l'a démentie en disant :

Et rien n'empêcha les gens de croire, quand la guidée leur est parvenue, si ce n'est qu'ils disaient : Allah envoie-t-Il un être humain, messager?

      (Sourate 17 El Isra/Le Voyage Nocturne V.94)

Allah a donc démenti cette prétention en soulignant qu'il était indispensable que les messagers soient des humains, car ils furent envoyés pour les habitants de la terre : Les êtres humains.

Et si les habitants de la terre avaient été des anges, Allah aurait alors envoyé des anges comme messagers.

C'est ainsi qu'Allah nous a rapporté le dire des mécréants :

Les mécréants répondirent : Vous n'êtes que des hommes comme nous. Vous voulez nous détourner de ce que nos ancêtres adoraient. Apportez-nous donc une preuve évidente. Leurs messagers leur dirent : Certes, nous ne sommes que des humains comme vous. Mais Allah favorise qui Il veut parmi Ses serviteurs. Il ne nous appartient de vous apporter quelque preuve, que par la permission d'Allah.

   (Sourate 14 Ibrahim/Abraham V. 10-11)

 

mercredi 30 avril 2008, a 16:57
LA FOI AUX ENVOYES

LA FOI AUX ENVOYES

La foi aux envoyés comprend quatre points :

1 - Croire avec certitude que leurs messages ont été révélés par Allah le Très Haut ; donc, quiconque mécroit au message de l'un des envoyés, a mécru aux messages de tous les envoyés.

Allah a dit à ce propos :

Le peuple de Nouh traita de menteurs les messagers

(Sourate 26 Es Shu'ara/Les Poètes V.105)

On remarque qu'Allah a décrit le peuple de Nouh comme ayant mécru lorsqu'ils traitèrent tous les messagers de menteurs bien qu'il n'y eut aucun autre messager avant Nouh.

Donc, les chrétiens qui ont démenti Mohammed  et ne l'ont pas suivi, ont par conséquent démenti le messie fils de Maryam et ne l'ont pas suivi.

En effet, ce dernier avait annoncé l'arrivée de Mohammed  en tant que messager à travers lequel Allah les sauverait de l'égarement et les guiderait vers le droit chemin ; sans quoi la prédiction de ‘Issa n'aurait aucun sens.

2 - Croire en ceux dont nous connaissons le nom tel que Mohammed, Ibrahim, Moussa, ‘Issa et Nouh ; notons que ces cinq derniers sont les messagers doués de fermeté (Oulou el ‘Azm mina ar Roussoul).

Allah les a cités dans deux passages du Coran :

Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi, de Nouh, d'Ibrahim, de Moussa et de ‘Issa fils de Maryam: Et Nous avons pris d'eux un engagement solennel.

      (Sourate 33 El Ahzab/Les Coalisés V.7)

Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Nouh, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Ibrahim, à Moussa et à ‘Issa : Etablissez la religion, et n'en faites pas un sujet de divisions...

(Sourate 42 Ec Choura/La Consultation V. 13)

Et croire de façon globale en ceux dont nous ne connaissons pas les noms.

Allah a dit :

Certes Nous avons envoyé avant toi des messagers. Il en est dont Nous t'avons raconté l'histoire; et il en est dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire.

    (Sourate 40 Ghafir/Le Pardonneur V. 78)