| lundi 30 avril 2007, a 08:58 |
| LA MORT |
Triste par ton aspect Tu tranches la vie de ton épée De ta sentence sans clémence Tu mets fin à toute existence Tu viens sans prévenir Pour tout détruire Là où tu passes tu apportes le malheur Les larmes et les pleurs Ce qui est terrifiant en toi C'est que tu hôtes la vie de sang froid Tu viens sans crier gare Tu ne files jamais de rancard Tu es à la fois partout et nulle part Tu nous tiens à ta disposition Pourvus que tu exécutes ta mission Jeune ou vieux pour toi c'est pareil Dans la rue ou pendant le sommeil Tu débarques comme ça un matin De l'autre côté du destin et tu nous tiens |
|
| dimanche 29 avril 2007, a 08:55 |
| MON DIEU |
Intensifie ma foi Et guide-moi Vers Ta Lumière Éclaire mon esprit De Tes Connaissances Enveloppe-moi de Ta Clémence Épargne-moi la compagnie De ceux qui s'égarent Et qui seront à jamais bannis Privés de Tes Égards
|
|
| samedi 28 avril 2007, a 08:59 |
| O bien aimé |
De tes paroles je veux m'instruire De ton visage je veux rêver De ton excellence je m'inspire Toi le meilleur des envoyés C'est le chemin de la guidée Sur lequel tu nous as mené Sur lequel nous voulons marcher Jusqu'au jour du jugement dernier Pour moi la meilleure des parures C'est celle de la connaissance De cette ligne d'excellence Toi la meilleure des créatures Médine rayonne de ta présence Et moi j'ai mal de ton absence
|
|
| mercredi 25 avril 2007, a 08:56 |
| MORALITE |
Ne jamais oublier que cette vie n'est qu'un passage, qu'il ne faut pas être matérialiste et s'attacher aux différents trésors que présente ce MONDE car n'oublions pas : rien de ce que nous avons acquis ici, matériellement parlant, nous aidera le Jour du Jugement, de plus la MORT nous guette tous, donc il faut constamment se la remémorer pour faire le maximum de bien, pour honorer notre devoir sur Terre, à savoir adorer le TOUT PUISSANT avec tout ce que ça comporte (prières, invocations, jeune, aumône, entre-aide...). On le sait tous mais parfois on se laisse aller par les préoccupations mondaines et donc on l'oublie malheureusemnt et enfin notre objectif à tous est de rencontrer le TOUT PUISSANT ainsi quelque soient les épreuves, les obstacles que l'on rencontrera sur notre route on y arrivera INCHALLAH car TEL EST NOTRE BUT.
|
|
| mardi 24 avril 2007, a 09:00 |
| CHAQUE JOUR QUI PASSE |
Chaque jour qui passe Sans espoir de retour Diminue de la jeunesse Vivez chaque jour que Dieu fait En savourant chaque seconde Tout en se rappelant Qu'on n'est pas seul dans ce monde C'est pourquoi il faut partager avec autrui Le plus succulent des fruits : l'amitié Et un peu de chaleur humaine Un mot gentil, un poème
|
|
| lundi 23 avril 2007, a 08:49 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (7) |

Avec de telles observations, Fâtima était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père. Fâtima retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (SAW). L'endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (SAW) se réjouirait d'avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté. Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade: Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman , son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe. Fâtima y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah . Fâtima fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau. Le Prophète (SAW) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d'Umar en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète Mohamed (SAW) et il ajouta : 'Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan' - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie. Uthman épousa plus tard l'autre fille du Prophète (SAW), Umm Kulthum , et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l'homme aux deux lumières. La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtima donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l'hégire. Le Prophète (SAW) prononça l'Adhan dans l'oreille du nouveau-né et l'appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau. Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou 'le petit beau'. Fâtima emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab. Huit ans après l'hégire, Fâtima donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtima naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtima que la descendance du Prophète (SAW) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (SAW) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab , Ali et Umamah, moururent jeunes. L'enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu'il n'avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l'admiration accordée par le Prophète (SAW) pour Fâtima. Bien que Fâtima était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l'éducation des enfants, elle prenait part autant qu'il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah. Avant son mariage elle était une sorte d'hôtesse pour les pauvres et les démunis d'Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d'Uhud, elle vint avec d'autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d'autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations. Fâtima accompagna aussi le Prophète (SAW) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l'Hégire, après le traité d'Hudaybiyyah. L'année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (SAW) à la libération de Makkah. On rapporte qu'en cette occasion, Fâtima et Umm Kulthum visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah , se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (SAW). Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (SAW) confia à Fâtima un secret révélé à personne jusqu'alors : 'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu' De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (SAW) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme Aicha. Quand Fâtima venait lui rendre visite, Aicha laissait le père et sa fille seuls ensemble. Un jour il appela Fâtima… quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aicha vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fâtima ? Que t'a dit le Messager de Dieu (SAW) ?' 'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.' Peu de temps après, le Noble Prophète (SAW) décéda. Fâtima était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne vit plus Fâtima rire après la mort de son père. Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (SAW), Fâtima se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali . Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager de Dieu (SAW)' Ali pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme. Fâtima la resplendissante n'avait que 29 ans…
|
|
| dimanche 22 avril 2007, a 08:55 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (6) |

La vie de Fâtima avec Ali fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles. Fâtima était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche. En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtima avec Ali était même plus rigoureuse que celle qu'elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (SAW) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali : 'J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques'. 'J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine' répliqua Ali . Celui-ci suggéra à Fâtima 'Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave' A contrecœur, elle alla chez le Prophète (SAW) qui lui dit : 'qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?' 'Je suis venue te donner le Salam' dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander. 'Que faisais-tu ?' demanda Ali lorsqu'elle repartit seule. 'J'avais honte de lui demander' dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (SAW) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres. 'Je ne vais pas vous le donner' dit-il 'et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture…' Ali et Fâtima rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (SAW) leur dit : 'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Allah' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun. Ali dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (SAW) nous l'a enseigné' Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtima a du faire face. Il n'y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (SAW) était affamé. Il alla de l'un à l'autre des appartements de ses femmes mais il n'y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtima, et elle n'avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtima. Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtima savait aussi quand le Prophète (SAW) n'avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d'orge, et il lui dit 'c'est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours'. Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l'aimait vraiment en retour. Un jour, il revenait d'un voyage hors de Madinah. Il se rendit d'abord à la mosquée et pria deux ra'kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtima avant d'aller chez ses femmes. Fâtima l'accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura. 'Pourquoi pleures-tu ?' demanda le Prophète (SAW). 'Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.' 'O Fâtima' répondit le Prophète (SAW) tendrement 'Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l'humiliation jusqu'à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement
A suivre |
|
| vendredi 20 avril 2007, a 11:34 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (5) |

A Madinah, Fâtima vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali, le fils d'Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (saw). En présence du Prophète (saw) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (saw) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (saw) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtma en mariage ?' 'Oui' répondit Ali . Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (Saw) dit simplement : 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (saw) par Ali et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (saw) approuva et demanda à Ali s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali répondit que non. Le Prophète (saw) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre. Ali vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (saw) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit : 'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtima'. Fâtima et Ali se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali en avait environ 21. Le Prophète (saw) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit. Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (saw) offrit à Fâtima et à Ali un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain. Fâtima quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (saw) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (saw) pria pour elle : 'O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (saw) vint chez Ali et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (saw) lui dit : ' O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi' 'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (saw) appelle Ali son frère ?' Il faisait référence à Ali comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (saw) et Ali était donc liés comme des frères. Le Prophète (saw) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. Ali vint et le Prophète (saw) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fatima. Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (SAW) lui dit : 'Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher', de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (SAW) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.
à suivre |
|
| jeudi 19 avril 2007, a 09:24 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (4) |

A Madinah, Fâtima vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali), le fils d'Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (SAW). En présence du Prophète (SAW) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (SAW) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (SAW) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtima en mariage ?' 'Oui' répondit Ali. Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (SAW) dit simplement : 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (SAW) par Ali) et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (SAW) approuva et demanda à Ali s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali répondit que non. Le Prophète (SAW) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre. Ali vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (SAW) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit : 'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtima'. Fâtima et Ali se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali en avait environ 21. Le Prophète (SAW) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit. Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (SAW) offrit à Fâtima et à Ali un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain. Fâtima quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (SAW) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (SAW) pria pour elle : 'O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (SAW) vint chez Ali et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (SAW) lui dit : ' O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi' 'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (SAW) appelle Ali son frère ?' Il faisait référence à Ali comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (SAW) et Ali était donc liés comme des frères. Le Prophète (SAW) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. Ali vint et le Prophète (SAW) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtima. Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (SAW) lui dit : 'Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher', de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (SAW) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.
A suivre |
|
| mardi 17 avril 2007, a 09:06 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (3) |

Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fatima réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve, de difficulté et de crise. Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (SAW). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. 'Ne pleure pas' dit-il ' qu'Allah protège ton père'. Le Prophète (SAW) avait un profond amour pour Fatima, il dit une fois : 'Quiconque plait à Fatima plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fatima est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l'a met en colère me met aussi en colère' Il dit aussi : 'Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Mary, Aasiyaa la femme de Pharaon, Khadîdjah la mère des croyants, et Fatima, la fille de Mohamoad (SAW).' Fatima acquis ainsi une place d'amour et d'estime dans le cœur de son père, qui n'était occupé que par sa femme Khadîdjah. On donna à Fatima le titre de az-Zahraa, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu'elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l'appelait aussi al-Batul, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d'autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d'autres actes d'adoration ( ibadah) Fatima avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (SAW). Aicha, l'épouse du Prophète (SAW), dit d'elle : 'je n'ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (SAW) dans son langage, sa conversation et sa façon de s'asseoir que Fatima.' Quand le Prophète (SAW) la voyait s'approcher, il l'accueillait, se levait et l'embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l'endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (SAW) venait vers elle. Elle se levait, l'accueillait avec joie et l'embrassait. Les bonnes manières de Fatima, son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu'elle avait à quelqu'un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n'avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle. Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable. Fatima émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (SAW). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Mekka pour amener le reste de la famille, dont Fatima et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (SAW), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usamah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d'Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aicha et Asma.
A suivre |
|
| lundi 16 avril 2007, a 12:42 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (2) |

A une autre occasion, Fâtima était avec le Prophète (SAW) alors qu'il faisait le "Tawâf" autour de la Kaaba. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fâtima cria et appela à l'aide. Abu Bakr accouru et réussit à libérer le Prophète (SAW). Il implorait alors: 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Allah'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage. Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n'était encore qu'une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l'entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtima était témoin, et participait à de telles épreuves. Bien sûr elle n'était pas la seule. Toute la famille du Prophète (SAW) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (SAW). Leurs maris étaient Utbah et Utaybah, les fils d'Abu Lahab et d'Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C'était principalement à cause d'elle que Khadîdjah n'était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d'Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient. Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (SAW) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (SAW). Le Prophète (SAW) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement. Sans aucun doute, Fâtima se réjouit d'être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abu-l Aas pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : 'j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam' Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d'être de retour auprès de leurs chers parents et d'être débarrassées de l'insupportable torture mentale dont elles faisaient l'objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman ibn Allan, l'un des premiers à avoir accepté l'islam. Ils partirent tous deux pour l'Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtima ne revit plus Ruqayyah jusqu'après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (SAW), de sa famille et de ses compagnons continua et s'aggrava même après l'émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (SAW) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Mekka que par un étroit chemin. Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtima était l'un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d'enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Mekka. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (SAW) dut faire face à encore plus d'épreuves et de difficultés
Khadîdjah, 'la croyante et l'affectueuse', mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (SAW) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L'année pendant laquelle la noble Khadîdjah, puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l'année de la tristesse. Fâtima, à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.
A suivre |
|
| mercredi 11 avril 2007, a 08:56 |
| FATIMA ZAHRA BENT MOHAMED (SAW) (1) |

Fâtima était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (SAW) et de sa femme Khadîdjah . Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Mekka, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création. C'était le moment, avant que le Prophète Mohamed (SAW) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zeyneb, épousa son cousin al-Aas ibn ar Rabiah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d'Abu Lahab, l'oncle paternel du Prophète (SAW). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (SAW) au tout début de sa mission publique. La petite Fâtima vit alors ses sœurs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit alors. Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n'était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l'esclave d'Aminah, la mère du Prophète (SAW), qui était avec le Prophète (SAW) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah et Ali, le jeune fils d'Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Mohamad (SAW) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse Khadidja . En sa mère et en Barakah, Fâtima trouva enormément de soulagement et de réconfort. En Ali, qui n'avait que deux ans de plus qu'elle, elle trouva un frère et un ami, qui d'une manière ou d'une autre prenait la place de son propre frère Al-Qasim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme 'le bon et le pur', qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtima ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu'elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge. A l'âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (SAW). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l'Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtima ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Mekka, visitant la Kaaba, s'occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l'islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (SAW). Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Haram où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kaaba, et commença à prier. Fâtima resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l'égard du Prophète (SAW), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l'oncle du Prophète (SAW), Uqbah ibn Abi Muayt, Umayyah ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (SAW) et Abu Jahl, le meneur, demanda : 'lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Mohamoad ?' Uqbah ibn Abi Muayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (SAW), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah ibn Masud, un compagnon du Prophète (SAW), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtima , quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (SAW) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit 'Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !' Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : 'Puisses-tu punir Utbah, Uqbah, Abu Jahl et Shaybah' ceux qu'il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.
A suivre |
|
| lundi 09 avril 2007, a 08:58 |
| LA FOI AUX ENVOYES |
Allah a choisi parmi les humains des envoyés auxquels Il a révélé Ses lois et leur a ordonnés de les transmettre ; le premier envoyé fut Nouh (Noé) et le dernier fut Mohammed le sceau des prophètes.
N.B. :
Il y a une différence entre messager (Rassoul) et prophète (Nabi) :
- Le messager est celui à qui Allah a révélé des lois, et l’a envoyé à un peuple non croyant, transgresseur et ignorant des ordres d’ Allah. Généralement les envoyés viennent avec de nouvelles lois.
- Le prophète, lui, a été envoyé pour approuver et rappeler les lois antécédentes à un peuple croyant.
Allah a dit :
Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Nouh et aux prophètesaprès lui ...
(Sourate 4 An-Nissa/Les Femmes V.163)
El Boukhari rapporte d'après Anas Ibnou Malek que le prophète a dit au sujet de l'intercession lors du jugement dernier : Les gens iront chez Adam pour lui demander d'intercéder en leur faveur auprès d'Allah, mais celui-ci s'excusera en leur disant : « Allez chez Nouh le premier envoyé d'Allah... »
Et Allah dit:
Mohammed n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes...
(Sourate 33 Al Ahzab/Les Coalisés V.40)
Et chaque communauté a reçu un envoyé d'Allah porteur de lois propres à son peuple ou bien un prophète à qui il a été révélé des lois de ceux qui l'ont précédé dans le but de les perpétuer.
Allah a dit :
Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager pour leur dire : Adorez Allah et écartez-vous du taghut (Le Diable, les idoles et toutes fausses divinités).
(Sourate 16 An Nahl/Les Abeilles V.36)
...Il n’est pas une nation qui n’ait déjà eu un avertisseur.
(Sourate 35 Fatir/Le Créateur V.24)
Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah jugent les affaires des juifs.
(Sourate 5 Al Maïda/La Table Servie V.44)
Les envoyés sont des créatures humaines qui ne possèdent aucune particularité de la Seigneurie ni de la Divinité.
Et Allah a dit au sujet de Son prophète Mohammed qui est le maître (Seyyid Er Roussoul) et le plus valeureux des envoyés :
Dis : Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu'Allah veut. Et si je connaissais l'inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur.
(Sourate 7 Al A’raf V.188)
Dis : Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit. Dis : Certes, personne ne saura me protéger contre Allah ; et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui.
(Sourate 72 Al Djinn/Les djinns V.21-22)
Et comme tous les humains, les prophètes sont exposés aux revers de la vie : Ils sont tantôt malades, tantôt en bonne santé ; ils oublient, se rappellent, ont besoin de boire et manger, ils meurent...
Allah a dit au sujet d'Ibrahim décrivant son Seigneur :
Et c’est Lui qui me nourrit et me donne à boire ; et quand je suis malade c'est Lui qui me guérit, et qui me fera mourir, puis me redonnera la vie.
(Sourate 26 Esshu’ara/Les Poètes V. 79-81)
Et le prophète a dit :
« Certes, je ne suis qu'un être humain comme vous ; j'oublie comme vous oubliez. Et s’il m'arrive d'oublier alors faites-le moi savoir. »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim
Allah a décrit les prophètes en tant que parfaits adorateurs parmi les hommes et Il a dit de Nouh :
Celui-ci était vraiment un adorateur fort reconnaissant.
(Sourate 17 El Isra/Le Voyage Nocturne V. 3)
Et Il a dit de Mohammed :
Qu'on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement (Le Coran) sur Son serviteur (adorateur), afin qu'il soit un avertisseur pour l'univers.
(Sourate 25 El Fourqane/Le Discernement V.1)
Et d’Ibrahim, d’Isaac et de Yacoub :
Et rappelle-toi Ibrahim, Isaac et Yacoub, nos serviteurs puissants et clairvoyants. Nous avons fait d’eux l’objet d’une distinction particulière : Le rappel de l’au-delà.. Ils sont auprès de Nous, certes parmi les meilleurs élus.
(Sourate 38 Sad V.45-47)
Et Il a dit de ‘Issa fils de Maryam :
Il (‘Issa) n'était qu'un serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemple aux enfants d'Israël.
(Sourate 43 Ez Zoukhrouf/L’ornement V.59)
La foi aux envoyés comprend quatre points :
1 - Croire avec certitude que leurs messages ont été révélés par Allah le Très Haut ; donc, quiconque mécroit au message de l’un des envoyés, a mécru aux messages de tous les envoyés.
Allah a dit à ce propos :
Le peuple de Nouh traita de menteurs les messagers
(Sourate 26 Es Shu’ara/Les Poètes V.105)
On remarque qu'Allah a décrit le peuple de Nouh comme ayant mécru lorsqu’ils traitèrent tous les messagers de menteurs bien qu'il n'y eut aucun autre messager avant Nouh.
Donc, les chrétiens qui ont démenti Mohammed et ne l'ont pas suivi, ont par conséquent démenti le messie fils de Maryam et ne l’ont pas suivi.
En effet, ce dernier avait annoncé l'arrivée de Mohammed en tant que messager à travers lequel Allah les sauverait de l'égarement et les guiderait vers le droit chemin ; sans quoi la prédiction de ‘Issa n’aurait aucun sens.
2 - Croire en ceux dont nous connaissons le nom tel que Mohammed, Ibrahim, Moussa, ‘Issa et Nouh ; notons que ces cinq derniers sont les messagers doués de fermeté (Oulou el ‘Azm mina ar Roussoul).
Allah les a cités dans deux passages du Coran :
Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi, de Nouh, d'Ibrahim, de Moussa et de ‘Issa fils de Maryam: Et Nous avons pris d'eux un engagement solennel.
(Sourate 33 El Ahzab/Les Coalisés V.7)
Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu'Il avait enjoint à Nouh, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Ibrahim, à Moussa et à ‘Issa : Etablissez la religion, et n'en faites pas un sujet de divisions...
(Sourate 42 Ec Choura/La Consultation V. 13)
Et croire de façon globale en ceux dont nous ne connaissons pas les noms.
Allah a dit :
Certes Nous avons envoyé avant toi des messagers. Il en est dont Nous t'avons raconté l'histoire; et il en est dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire.
(Sourate 40 Ghafir/Le Pardonneur V. 78)
Et le prophète a dit : « Le nombre total des prophètes est de cent vingt quatre mille, et celui des messagers est de trois cent quinze ».
Rapporté par l’imam Ahmed dans son Mousnade
3 - Croire en ce qui a été authentifié de leurs informations.
4 - Pratiquer les lois révélées à celui d’entre eux qui nous a été envoyé, c’est à dire Mohammed, le sceau des prophètes, le messager de l'humanité toute entière.
Allah a dit :
Non!...Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront pas demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle gêne pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement à ton jugement.
Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V.65)
La foi aux envoyés procure de nombreux avantages au croyant :
1 - La connaissance de la miséricorde d'Allah et de Son attention envers Ses serviteurs puisque il leur a envoyé les messagers afin qu'ils les guident sur le droit chemin et leur enseignent la manière de L'adorer. En effet, la raison humaine ne peut la concevoir d’elle-même.
2 – La gratitude envers Allah pour l'énorme bienfait à l’égard de Ses créatures : L'envoi des messagers.
3 - L'amour pour les messagers, leur immensification et la louange envers eux comme ils le méritent, car ils ont accompli l'adoration d'Allah, ont transmis Son message et ont conseillé Ses adorateurs.
Certains entêtés ont prétendu que les envoyés d'Allah n'étaient pas des êtres humains.
Allah a mentionné cette prétention et l'a démentie en disant :
Et rien n'empêcha les gens de croire, quand la guidée leur est parvenue, si ce n'est qu'ils disaient : Allah envoie-t-Il un être humain, messager?
(Sourate 17 El Isra/Le Voyage Nocturne V.94)
Allah a donc démenti cette prétention en soulignant qu'il était indispensable que les messagers soient des humains, car ils furent envoyés pour les habitants de la terre : Les êtres humains.
Et si les habitants de la terre avaient été des anges, Allah aurait alors envoyé des anges comme messagers.
C'est ainsi qu'Allah nous a rapporté le dire des mécréants :
Les mécréants répondirent : Vous n'êtes que des hommes comme nous. Vous voulez nous détourner de ce que nos ancêtres adoraient. Apportez-nous donc une preuve évidente. Leurs messagers leur dirent : Certes, nous ne sommes que des humains comme vous. Mais Allah favorise qui Il veut parmi Ses serviteurs. Il ne nous appartient de vous apporter quelque preuve, que par la permission d’Allah.
(Sourate 14 Ibrahim/Abraham V. 10-11)
Extraits du livre à la lumière du Coran et de la Sunnah Authentique
Mohamed Salih Al Uthaymin
|
|
| dimanche 08 avril 2007, a 08:58 |
| LA FOI AUX LIVRES |
Ce sont les Livres qu'Allah a fait descendre sur Ses messagers comme
miséricorde et guidée pour Ses créatures afin qu'elles atteignent le bonheur dans la vie d'ici bas et dans l’au-delà.
La foi aux Livres comprend quatre points :
1 - Croire que les Livres proviennent réellement de la part d'Allah.
2 - Croire en ceux dont nous connaissons les noms comme le Coran qui a été révélé au prophète Mohammed, les feuillets d’Ibrahim (Abraham), la Thora à Moussa (Moïse), l'Ingile (l’évangile) à ‘Issa (Jésus) et le Zabour (Les Psaumes) à Daoud (David). De même, nous devons croire globalement à ceux dont leurs noms nous sont inconnus :
Il a fait descendre sur toi (Mohammed) le Livre (le Coran) avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'Ingile.
(Sourate 3 Al-Imran/La Famille de Imran V.3)
Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au Livre qu'Il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu'Il a fait descendre avant.
(Sourate 4 An-Nissa/Les Femmes V.136)
Et sur toi, Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui.
(Sourate 5 Al Maïda/La Table Servie V.48)
Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Nouh et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Ibrahim, à Ismaïl, à Isaac, à Yacoub (Jacob), aux Tribus, à ‘Issa, à Ayoub (Job), à Younas (Jonas), à Haroun (Aron) et à Soulayman (Salomon) et Nous avons donné le Zabour à Daoud.
(Sourate 4 An-Nissa/Les Femmes V. 163)
Ceci se trouve, certes, dans les feuilles anciennes, les feuilles d’Ibrahim et de Moussa.
(Sourate 87 Al A’la/Le Très Haut V .18-19)
3 - Croire en la vérité des informations des Livres révélés comme celles du Coran, ainsi qu’en celles n’ayant subit aucune altération ou falsification pour ce qui est des autres Livres.
4 - La pratique avec satisfaction et soumission totale de toutes les lois qui n'ont pas été abrogées, connaissant ou non leurs sagesses, et tout en sachant que le Coran a abrogé tous les Livres révélés antérieurement.
Allah dit :
Et sur toi, Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui.
(Sourate 5 Al Maïda/La Table Servie V.48)
C'est à dire : « prédominer sur lui ». De là, il est interdit de pratiquer n'importe quelle loi appartenant aux Livres précédents, hormis celles qui ont été authentifiées et approuvées par le Coran ; car celui-ci couronne et rend caduque toutes les législations et prescriptions révélées auparavant.
La foi aux Livres procure de nombreux avantages au croyant :
1 - Savoir qu'Allah porte une grande attention envers Ses créatures du fait qu'Il ait révélé un Livre à chaque peuple afin de les guider sur le droit chemin.
2 - Connaître la sagesse d'Allah à travers Ses lois qui répondent convenablement aux différentes nécessités de chaque peuple.
Et comme Allah a dit :
Et à chaque communauté Nous avons assigné une législation et un chemin précis à suivre.
(Sourate Al Maïda/La Table Servie V.48)
Extraits du livre à la lumière du Coran et de la Sunnah Authentique
Mohamed Salih Al Uthaymin |
|
| vendredi 06 avril 2007, a 10:59 |
| LA FOI AUX ANGES (2) |
En effet, Allah a affecté deux recueillants à chaque individu ; l'un à droite et l'autre à gauche.
Les anges chargés de l’embryon dans l’utérus de la mère :
En effet, à partir du quatrième mois de conception, Allah envoie un ange dans l’utérus de la mère et lui ordonne d'écrire les moyens de vie, le terme de l’existence, les actions et l’infortune ou le bonheur futur de cet embryon.
Le prophète a dit : « La conception de chacun d'entre vous dans le ventre de sa mère s'accomplit en quarante jours ; d'abord sous la forme d'une semence, puis sous celle de plasma sanguin pour une même période, puis sous celle d'un morceau de chair, pour une période semblable. Enfin, un ange lui est envoyé, il y insuffle l'esprit vital, et reçoit l'ordre d'inscrire quatre décisions (le concernant) à savoir : Ce qui lui est imparti comme bien et nourriture, son délai de vie, ses actes et sa condition, heureuse ou malheureuse ».
« Par Allah en dehors duquel il n'est pas de divinité, l'un de vous accomplit des actes semblables à ceux des gens du Paradis, au point qu'il ne reste plus entre-lui et le Paradis qu'une coudée ; c'est alors qu'il est devancé par le destin inscrit, et amené à commettre des actes, dignes des gens de l'Enfer, le conduisant ainsi au feu. Par contre l'un de vous accomplit des actes semblables à ceux des gens de l'Enfer au point qu'il ne lui reste plus qu'une coudée le séparant de l'Enfer ; c'est alors que le destin inscrit le devance et il se trouve à accomplir des actes dignes des gens du Paradis, qui l'y font entrer. »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim
La foi aux anges procure de nombreux avantages au croyant :
1 - La connaissance de l'immensité d’Allah, de Sa puissance et de Son royaume.
En effet, l'immensité des anges témoigne de l'immensité de leur Créateur, qui n'est autre qu'Allah l'Unique. Allah a permis au prophète de nous décrire un des anges chargés de porter Son trône (Al 'Arch) ; à cette occasion, le prophète nous informa que la distance qui sépare le lobe de l'oreille de l'ange de son épaule, équivaut à sept cent années parcourus à dos de cheval.
Rapporté dans Le Sahih Sounan Abi Daoud
2 - Le remerciement à Allah pour Son attention particulière portée aux fils d'Adam, puisqu'Il a chargé des anges de les protéger, d'enregistrer leurs oeuvres et de s’occuper d'autres bienfaits à leur égard.
3 - L'amour envers les anges pour les fonctions qu'ils accomplissent telle que l'adoration d'Allah.
Un groupe d'égarés a nié le fait que les anges aient des corps, prétendant ainsi qu’ils étaient des forces intérieures bienfaisantes se trouvant dans les créatures.
Cette prétention n'est qu'un démenti du Coran, de la Sunna et du consensus infaillible de la communauté musulmane.
Allah a dit :
Louange â Allah, créateur des cieux et de la terre, qui a fait des anges des messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à la création ce qu’il veut. Certes Allah est capable de tout.
(Sourate35 Fatir/Le Créateur V.1)
Si tu voyais, lorsque les anges arrachaient les âmes aux mécréants! Ils les frappaient sur leurs visages et leurs derrières, en disant : Goûtez au châtiment du Feu.
(Sourate 8 Al Anfal/Le Butin V. 50)
Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les anges leur tendront leurs mains disant : Laissez sortir vos âmes ...
(Sourate 6 al An’am/Les Bestiaux V. 93)
Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : Qu’a dit votre Seigneur ? Ils répondront : La vérité ; c’est Lui Le Sublime, Le Grand.
(Sourate 34 Saba V. 23)
De chaque porte les anges entreront auprès d'eux en disant : Salam sur vous pour ce que vous avez enduré ! - Comme est bonne votre demeure finale !
(Sourate 13 Ar-Ra’d/Le Tonnerre V. 23-24)
Et dans l'authentique d’El Boukhari d'après Abou Horeira, le prophète a dit :
« Lorsque Allah aime quelqu’un, Il dit à Jibril : «Allah le Très Haut aime untel, aime le donc». Alors Jibril l'aime et crie aux habitants du ciel: «Allah aime untel, aimez le donc». Ceux-ci l'aiment alors, puis l’amour pour cette personne sera mise dans le cœur des habitants de la terre. »
Et le prophète a dit aussi: « Chaque vendredi, les anges se postent devant toutes les portes de la mosquée, ils enregistrent les fidèles au fur et à mesure qu'ils y entrent ; une fois que l'imam de la mosquée s’assoit sur sa chaire, ils plient leurs registres et viennent écouter le sermon de l'imam ».
Rapporté par El Boukhari
Certes toutes ces preuves irréfutables confirment bien que les anges possèdent des corps et ne sont pas des forces abstraites comme l'ont prétendu certains égarés, défiant ainsi l'unanimité de la nation musulmane.
Extraits du livre A la lumière du Coran et de la Sunna Authentique
Cheikh Mohamed Salih El Uthaymin
|
|
| jeudi 05 avril 2007, a 09:20 |
| LA FOI AUX ANGES (1) |
Les anges sont des créatures dévouées à l'adoration d'Allah. Appartenant à un monde invisible, ils ne possèdent, aucune spécificité relative à la Seigneurie et à la Divinité qui ne sont propres qu'à Allah Le Très Haut.
Créés de lumière et dotés d'une faculté de soumission totale à Ses ordres, ils les accomplissent grâce à l’importante capacité qui leur a été octroyée.
Allah a dit :
Ceux (les anges) qui sont auprès de Lui ne se considèrent point trop grands pour L’adorer et ne s’en lassent pas. Ils exaltent sa gloire nuit et jour et ne s’interrompent point.
(Sourate 21 Al Anbiya/Les Prophètes V.19-20)
Ils (les anges) ne désobéissent jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et font strictement ce qu’on leur ordonne.
(Sourate 66 Et Tahrim/L’Interdiction V. 6)
Le nombre des anges est immense et seul Allah peut les dénombrer :
Nul ne connaît le nombre des soldats de ton Seigneur, à part Lui.
(Sourate 74 El Mouddathir/Le Revêtu d’un Manteau V. 31)
Les imams El Boukhari et Mouslim rapportent d'après Anas au sujet de l'histoire de l'ascension du prophète : « La maison habitée dans le ciel (El beyt el ma’mour) a été présentée au prophète. Elle reçoit chaque jour soixante-dix mille anges qui y prient puis la quittent sans jamais y revenir ».
La foi aux anges comprend quatre points :
1. La foi en leur existence.
2. La foi en ceux dont nous connaissons les noms, comme Jibril (l’ange Gabriel) et en ceux dont les noms nous sont inconnus.
3. La foi aux caractéristiques de ceux qui nous ont été décrit, tel que Jibril :
En effet, le prophète nous a informé qu'il a vu Jibril sous sa forme originelle dans laquelle Allah l'a créé ; il a six cent ailes qui couvrent l'horizon.
L'ange peut se transformer par ordre divin sous la forme d'un homme comme cela s'est déroulé lorsqu’Allah a envoyé Jibril à Maryam ; celui-ci s'est présenté à elle sous la forme d'un homme parfait :
...Nous lui envoyâmes notre esprit (Jibril), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait.
(Sourate 19 Maryam/Marie V. 17)
Et aussi lorsqu'il se présenta au prophète en se frayant un chemin parmi les assistants, puis s'agenouilla face au prophète. En effet, il se présenta sous la forme d'un homme habillé de blanc, aux cheveux tout noir et rien n'indiquait qu'il venait d’un voyage, et personne parmi les sahabas (les compagnons du prophète) ne le connaissait. Il interrogea le prophète au sujet de l'Islam, de l’Imane (la foi), de l’Ihsane (la vertu) et de l'heure ultime et ses signes précurseurs. Après réponse du prophète, il partit. Ensuite le prophète dit : « Cet homme était Jibril, il est venu vous enseigner votre religion ».
Rapporté par El Boukhari et Mouslim
Nous constatons donc que les anges peuvent être envoyés par Allah sous une forme humaine comme cela s'est déroulé avec Ibrahim et Loth :
Et Nos émissaires (anges) sont certes venus à Ibrahim avec la bonne nouvelle, en disant : Salam ! (Paix) Il dit : Salam !, et il ne tarda pas à apporter un veau rôti.
(Sourate 11 Houd V. 69)
T'est - il parvenu le récit des visiteurs honorables (les anges) d'Ibrahim ? Quand ils entrèrent chez lui et dirent : Salam ! il leur dit : Salam ! visiteurs inconnus.
(Sourate 51 Ad-Dhariyat/qui éparpillent V. 24-25)
Et quand Nos émissaires vinrent à Loth, il fut chagriné pour eux, et en éprouva une grande gêne...
(Sourate 11 Houd V. 77)
4. La foi en leurs fonctions qu’ils accomplissent selon les ordres d'Allah :
En effet, les anges entreprennent différentes fonctions, comme la glorification et l'adoration d'Allah jour et nuit sans aucun relâchement ni lassitude :
Allah a dit :
Mais ils s'enflent d'orgueil. Ceux (les anges) qui sont auprès de ton Seigneur Le glorifient, nuit et jour, sans jamais se lasser !
(Sourate 41 Fussilat/Les versets détaillés V. 38)
Ils exaltent sa gloire nuit et jour et ne s'interrompent point.
(Sourate 21 El Anbiya/Les Prophètes V. 20)
De plus, le prophète a dit : « Le ciel menace de craquer sous le poids des anges, car il n’y a pas un espace de quatre doigts, sans que l’un d’eux ne l’occupe étant debout, incliné ou prosterné pour Allah Le Très Haut ».
Rapporté par Ahmed, Tirmidhi et Ibnou Majah
Et il arrive que certains d'entre eux aient des fonctions bien précises comme :
Jibril :
Le digne de confiance (El Amine), responsable de la révélation; Allah l'envoie aux prophètes et aux messagers.
Mikaïl :
Chargé de la tombée de la pluie et de la poussée des plantes comme l'a rapporté Ibnou Kathir dans son ouvrage « El bidaya wan nihaya » tome 1 p.50.
Israfil :
Il est chargé de souffler dans la trompe pour l'annonce du Jour du Jugement Dernier, et de la Résurrection. Le prophète a mentionné cet ange quand il se levait la nuit pour prier ; il disait : « Ô Allah ! Seigneur de Jibril, de Mikaïl et de Israfil... Créateur des cieux et de la terre qui connaît les mystères cachés et le monde apparent, c’est Toi qui tranche les différends qui opposent Tes créatures. Montre moi par ta grâce, la vérité dans ce qui les oppose. Toi seul, es capable de montrer le droit chemin à qui Tu veux ».
Rapporté par Mouslim
L'ange de la mort :
Chargé de saisir les âmes au moment de la mort. Il est rapporté dans certains récits israélites le nom d'Azraël au sujet de l'ange de la mort ; mais ce nom n'est mentionné ni dans le Coran ni dans la Sunna authentique.
Allah a dit :
Dis-leur : L’ange de la mort recueillera vos âmes, il en est chargé.
(Sourate 32 As-Sajda/La Prosternation V.11)
Malik :
Le gardien de l'Enfer :
Et ils crieront : Ô Malik ! que ton Seigneur nous achève ! Il dira : En vérité vous y êtes pour y demeurer éternellement.
(Sourate 43 Az-Zoukhrouf/L’ornement V. 77)
Redhouane :
Le gardien du Paradis, comme cela a été rapporté par Ibnou Kathir dans « Al bidaya wan nihaya » tome 1 p.53
Mounkar et Nakir :
Ce sont les deux anges responsables de questionner le mort après qu’il soit déposé dans sa tombe. Ils l’interrogent au sujet de son Seigneur, sa religion, et son prophète, comme cela a été authentifié dans la Sunna [Et-Tirmidhi, chapitre « le châtiment de la tombe », tome 3 p.383.Cf. Sourate 14 Ibrahim/Abraham V.27 dans le tafsir d’Ibnou Kathir (interprétation du Coran) tome 2 p.514].
Les anges chargés de sauvegarder les oeuvres des enfants d'Adam :
Quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire.
(Sourate 50 Qaf V.17-18).
Extraits du livre A la lumière du Coran et de la Sunna Authentique
Cheikh Mohamed Salih El Uthaymin |
|
| mardi 03 avril 2007, a 08:58 |
| LA FOI EN ALLAH LE TRES HAUT (5) |
4 - Croire aux Noms et aux Caractères d'Allah
Cela consiste à confirmer uniquement les Noms et Caractères d'Allah cités dans le Coran et la Sunna authentique, selon le sens approprié et voulu par Allah et Son prophète, sans Tahrif (modification, altération du sens), ni Ta’til (annulation du sens), ni Takyif (décrire la manière de Ses attributs sans fondement coranique ou prophétique), et ni Tamthil (faire ressembler Allah à quelque chose).
Allah a dit :
C’est à Allah qu’appartiennent les Noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces Noms et laissez ceux qui profanent Ses Noms (qui dévient de la voie correcte en ce qui concerne la foi en les Noms et Caractères d’Allah) : Ils seront rétribués pour ce qu'ils ont fait.
(Sourate 7 El A’raf V. 180)
Et Il dit :
Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C’est Lui le Tout Puissant, le Sage.
(Sourate 30 Ar Rum/Les Romains V. 27)
Et Il dit aussi :
Rien ne Lui ressemble ; et Il est l'Audiant, le Voyant (Celui qui voit tout).
(Sourate 42 Ec Choura/La Consultation V. 11)
Deux groupes se sont égarés au sujet de la foi en les Noms et Caractères d'Allah :
Le premier groupe : Les Mou’attila (Les Annulateurs)
Ce sont ceux qui ont renié, totalement ou partiellement, les Noms et les Caractères d'Allah en prétendant que le fait de les confirmer obligeait le musulman à faire ressembler Allah à Ses créatures ; et cette prétention est réfutable pour différentes raisons ; nous nous contenterons d’en citer deux :
1 - Leur raisonnement implique nécessairement de faux principes comme le fait d’affirmer qu’il existe des contradictions dans la parole d'Allah (le Coran), alors qu’Allah s’adjuge des Noms et des Caractères et confirme, dans un même temps, que rien ne Lui ressemble :
Rien ne Lui ressemble ; et Il est l'Audiant, le Voyant ( Celui qui voit tout)
(Sourate 42 Ec Choura/La Consultation V. 11)
Donc, si le fait de confirmer l’existence de Ses Noms et Caractères avait pour conséquence de faire ressembler Allah à Ses créatures, alors cela impliquerait forcément une contradiction dans la parole d’Allah, dont une partie réfuterait l’autre.
2 - Deux choses ayant les mêmes noms et les mêmes caractères n'incluent pas obligatoirement qu'elles soient identiques. Par exemple, les animaux ont des yeux, des mains et des pieds ; et ce point commun dans la dénomination n’implique en aucune façon que leurs yeux, leurs mains et leurs pieds soient similaires.
Le pied d’une fourmi est-il semblable au pied de l’éléphant ? !
Par conséquent, si cela est clair et évident entre les créatures, il l’est d'autant plus entre Allah et Ses créatures.
Le deuxième groupe : Les Mouchabbiha ou Moumatthila (Les Anthropomorphistes) :
Ce sont ceux qui ont confirmé les Noms et les Caractères d'Allah tout en Le faisant ressembler à Sa créature, prétendant que cela n'est autre que le résultat de la signification des textes coraniques et prophétiques, parce qu’Allah s’adresse à Ses serviteurs en des termes qu’ils comprennent.
Et cette prétention est fausse pour diverses raisons ; en voici deux :
1 - Faire ressembler Allah à Ses créatures est un concept absolument faux infirmé par la raison et les textes religieux ; et il est impossible qu’un faux concept résulte du sens des textes coraniques et prophétiques.
2 - Certes Allah s'est adressé à Ses serviteurs en des termes qu'ils comprennent et selon leur sens propre (non figuré). Mais pour les Noms et les Caractères d'Allah, la connaissance du comment de ces termes appartient à Allah, Lui Seul.
Par exemple, lorsqu’Allah affirme qu'Il est Audiant, cela revient à confirmer qu’Il possède l’audition ; et certes, l'audition est bien connue dans son sens propre : C'est le fait de percevoir les sons.
Cependant, le comment, la manière de Son audition est inconnu.
Car même au sein des créatures, le comment de l'audition est différent ; et cette différence est d'autant plus prononcée et évidente entre le Créateur et Ses créatures.
Allah a dit :
Le Tout Miséricordieux s’est istawa au-dessus de Son Trône.
(Sourate 20 Ta Ha V. 5)
En employant un terme dont le sens nous est connu, Allah nous informe qu'Il est istawa (Il s’est établi au dessus, Il s’est élevé) au dessus de Son Trône (El ‘Arch).
Et certes l’istiwa au sens propre du terme nous est bien connu : C’est l’élévation, le fait d’être au-dessus.
Par contre, le comment de Son élévation au-dessus de Son Trône nous est inconnu. En effet, le comment de l’istiwa est bien distinct entre les créatures, alors que dire de celui du Créateur par rapport à Ses créatures ?
Est-ce que l'installation au dessus d’une chaise stable est semblable à celle au-dessus d’une monture farouche ?
La foi en Allah, telle que nous l'avons décrite, procure de nombreux avantages aux croyants:
1 - La réalisation de l'unicité d'Allah de telle sorte que le croyant n'espère qu'en Allah, n'ait peur que d'Allah et ne dévoue son adoration qu'à Lui.
2 - L’amour parfait envers Allah et Son immensification résultant de la connaissance de Ses beaux Noms et Caractères sublimes.
3 - L’accomplissement de l'adoration envers Allah en pratiquant Ses ordres et en évitant Ses interdits.
Extraits du livre A la lumière du Coran et de la Sunna Authentique
Cheikh Mohamed Salih El Uthaymin |
|
| lundi 02 avril 2007, a 13:14 |
| LA FOI EN ALLAH LE TRES HAUT (4) |
3 - Croire en la divinité d’Allah
C'est à dire croire qu’Allah est le seul Dieu véritable qui mérite d'être adoré et croire qu’Il n'a aucun associé.
Le terme Dieu[1][1] signifie : l'Adoré ; Celui qu’on adore avec amour et grandeur.
Allah a dit :
Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
(Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 163)
Allah atteste et aussi les anges et les gens de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage !
(Sourate 3 Al ‘Imrane/La Famille d’Imrane V. 18)
Toute divinité adorée avec Allah est une fausse divinité.
Allah dit :
C’est ainsi qu'Allah est Lui le Vrai Adoré, alors que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux ; et certes Allah est le Sublime, le Grand.
(Sourate 22 El Hadj/Le Pèlerinage V. 62)
Mais l’appellation de ces fausses divinités Dieu ne leur confère en réalité aucun droit d'être adorées!
Allah dit au sujet des idoles El Late, El‘Ouzza et Manate qu’adoraient les arabes à l’époque pré-islamique (El Jahiliya) :
Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet...
(Sourate 53 En Nadjm/L’Etoile V. 23)
Et Il nous rapporte la parole que Houd dit à son peuple :
Allez vous vous disputer avec moi au sujet de noms (il s’agit des noms des idoles qui ne sont que des noms fictifs) que vous et vos ancêtres avez donnés, sans qu’Allah n’y fasse descendre la moindre preuve ?
(Sourate 7 El A’raf V. 71)
Et Allah nous rapporte aussi la parole de Youssouf (Joseph) s’adressant à ses deux compagnons de prison :
Qui est le meilleur ? Des Seigneurs éparpillés ou Allah l’Unique, le Dominateur Suprême ? Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et à l’appui desquels Allah n’a fait descendre aucune preuve...
(Sourate 12 Youssouf/Joseph V. 39-40)
Et c’est pourquoi tous les messagers disaient à leurs peuples :
Ô mon peuple ! Adorez Allah. Vous n’avez point de divinité en dehors de Lui.
(Sourate 11 Houd V. 61)
Mais ces peuples refusèrent d’adorer Allah Seul et ils Lui associèrent des idoles qu’ils adoraient et à qui ils imploraient victoire et secours.
Allah a démontré, par deux preuves faisant appel à la raison, que l’adoration que les associateurs consacraient à d’autres divinités que Lui l’Unique était fausse et illégitime :
La première :
Ces dieux adorés en dehors d’Allah l'Unique sont indignes d’être divinisés ; ce ne sont que des créatures qui ne peuvent ni créer, ni procurer un bien ou repousser un mal, ni donner la vie ou la mort à ceux qui les adorent. De plus, ils ne possèdent pas les cieux et n'ont aucune part dans leur gérance.
Gloire à Celui qui a révélé le Livre de discernement (le Coran) sur Son serviteur afin qu’il soit un avertisseur pour l’univers. Celui à qui appartient la royauté des cieux et de la terre, qui ne S’est point attribué d’enfant, qui n’a point d’associé dans Sa royauté et qui a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions. Mais ils ont adopté en dehors de Lui des divinités qui, étant elles-mêmes créées, ne créent rien, et qui ne possèdent la faculté de faire ni le mal ni le bien pour elles-mêmes, et qui ne sont maîtresses ni de la mort, ni de la vie, ni de la résurrection.
(Sourate 25 El Fourqane /Le Discernement V. 1-3)
Dis : Invoquez ceux qu’en dehors d’Allah vous prétendez être des divinités. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux, ni sur la terre. Ils n’ont jamais été associés à leur création et Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir. L’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur duquel Il la permet.
(Sourate 34 Saba V. 22 -23)
Est-ce qu’ils assignent comme associés ceux qui ne créent rien et qui eux-mêmes sont créés, et qui ne peuvent ni les secourir, ni se secourir eux-mêmes ?
(Sourate 7 El A’raf V. 191-192)
Donc si telle est leur caractéristique, le fait de les prendre comme des dieux est la plus grande sottise et accusation mal fondée que l'on puisse faire.
La deuxième :
Les associateurs reconnaissaient qu’Allah est l'Unique, le Créateur, le Seigneur, Celui qui détient la royauté absolue de toute chose, Celui qui protège et qui n'a pas besoin de protection. Donc, en principe ils devraient vouer un culte unique à Allah de la même façon qu’ils L'ont reconnu comme Seigneur Unique.
Allah dit à ce propos :
Ô hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez-vous la piété. C’est Lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit ; qui précipite la pluie du ciel et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir. Alors ne Lui cherchez donc pas des égaux alors que vous savez tout cela.
(Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 21-22)
Et si tu leur demandes qui les a créés, ils diront très certainement : « Allah ». Comment se fait-il donc qu’ils se détournent ?
(Sourate 43 Az Zoukhrouf/L’Ornement V 87)
Dis : Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? Ils diront : Allah. Dis alors : Ne Le craignez-vous donc pas ?
(Sourate 10 Younas/Jonas V 31-32)
Extraits du livre A la lumière du Coran et de la Sunna Authentique
Cheikh Mohamed Salih El Uthaymin
|
|
|
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|