| mercredi 31 octobre 2007, a 09:55 |
| Attitude Vis-à-vis du Seigneur |
Attitude Vis-à-vis du Seigneur
Sheikh Abou Baker Al-Djazairi
La voie de musulman - La Conduite Recommandée Le musulman doit prendre en considération le grand nombre de faveurs que Dieu lui a accordées et des innombrables bienfaits qu'Il lui a attribués depuis qu'il était une ovule dans la matrice de sa mère jusqu'au jour de sa mort. II le remercie comme II le mérite, aussi bien par sa langue que par tous ses sens qu'il astreint à ne faire que ce que Lui plaît. Ainsi, se comporte le musulman vis-à-vis de Son Créateur. II est choquant de méconnaître les bienfaits reçus, ou d'afficher son ingratitude envers son Bienfaiteur, de L'avoir en aversion, d'insulter Ses faveurs, Lui qui dit: - II n'est pas de bien dont vous jouissez qui ne vienne de Dieu. (16 Les Abeilles- 53) Vous chercheriez en vain, à dénombrer les bienfaits de Dieu! (16 Les Abeiles- 18)
- Invoquez-Moi Je penserai à vous. Soyez reconnaissant de mes faveurs, ne Me reniez pas! (2 La Vache- 152)
Le musulman craint, respecte et vénère son Créateur parce qu'il est Omniscient, qu'II sait tout. II éprouve de la honte quand il pense à Lui désobéir, à entraver ses instructions et à se révolter contre Lui. C'est l'attitude à observer afin d’éviter de commettre des péchés que Dieu voit. II dit à cet égard: - Qu'avez-vous donc à ne pas vénérer Dieu qui vous a créé suivant des phases successives? (71 -Noé- 13/14)
- Dieu perçoit vos pensées les plus intimes aussi bien que celles exprimées tout haut. (16 Les Abeilles- 19) - Quelle que soit ce que tu lis du Coran. Quelle qu’œuvre que vous accomplissezNous en sommes Témoin lorsque vous l'entreprenez. Rien n’échappe à la connaissance de ton Seigneur, fût-ce le poids d’un atome sur terre ou dans les cieux, fût-il plus petit d'un atome ou plus grand. Tout est recensé dans un Livre explicite. (10 Jonas 61)
Dieu, ayant plein pouvoir sur l'homme et étant Maître de ses destinées, le musulman n'a de refuge qu’auprès de Lui. C’est vers Lui qu'il fuit, à Lui qu'il se remet et se confie. Ainsi se comporte le musulman envers Allah son Créateur. II est vraiment anormal de vouloir fuir Celui auquel il est impossible d’échapper, comme il est insensé de se fier à un autre incapable de vous soutenir, n'ayant ni force ni puissance!
Allah dit : - II n'y a point de créature qu'II ne tienne pas par son toupet. (11 Houd 56) - Fuyez vers Dieu ! Je viens vous prêcher de Sa part en messager explicite. (51 Qui éparpillent 50) - Que votre espoir soit en Dieu, si vous croyez en Lui! (La Table servie 23)
Considérant la bienveillance que Dieu lui prodigue dans tous les domaines, Sa miséricorde qui l'entoure, lui et toutes les créatures, le musulman exprime le désir d'obtenir plus de faveur, et implore humblement son Dieu, lui adresse ses prières, Le supplie par les plus douces paroles et invoque devant Lui les bons actes accomplis pour Son amour. C'est ainsi qu'il se comporte envers son seigneur. II ne sied pas de désespérer d'avoir encore plus de faveur de la part de Celui dont la miséricorde et les bienfaits ont couvert tout l'univers et qui dit: - Ma Grâce infinie s'étend à toute chose. (7 Al-Araf 156) - Dieu est plein de sollicitude pour ses serviteurs! (42 La Délibération 19) - Ne désespérez jamais du secours de Dieu! (12 Joseph- 87) - Ne désespérez jamais de la miséricorde de Dieu! (39-Les Groupes 53)
Considérant le châtiment terrible de Dieu et Sa vengeance redoutable, le musulman cherche à s'en préserver par son obéissance à Ses Lois et son application à ne pas les enfreindre. En se conduisant ainsi, il se comporte loyalement envers son Créateur. Chez les gens de bon sens, il est impoli que l'homme, cet être si faible et si incapable, brave son Créateur, le Puissant, le Capable et le Vainqueur qui dit: - Et lorsque Allah veut (infliger) un mal à un peuple, nul ne peut le repousser. (13 Le Tonnerre 11) - Les rigueurs de ton Maître sont implacables (85 Les signes du ciel- 12) - Dieu est Puissant. Sa vengeance est redoutable! (3 La Famille d'Imran- 4)
Quand il commet un péché, le musulman se voit déjà tombé sous la menace divine et déjà touché par Sa punition. Mais par contre, quand il se conforme à Sa loi il se croit déjà jouir de ses promesses et comblé d'honneur. Ainsi, L’opinion du musulman en son Créateur se purifie. C'est de la politesse que d'avoir bonne opinion de son Dieu: En douter, est une offense. Celui qui doute de son Créateur, finit par lui désobéir et se révolter contre Lui, croyant qu'II n'est pas au courant de ses méfaits et qu'il ne sera pas repris pour ses fautes. Dieu nous en met en garde en disant: - Vous pensiez que Dieu ignorait bon nombre de vos actions. Quelle illusion était la vôtre au sujet de votre Seigneur. Illusion qui vous a perdus et rangés parmi les damnés. (41- Les versets distincts - 22)
De même qu'il ne convient pas à l'homme qui craint Dieu et Lui obéit de croire qu'il n'est pas récompensé pour ses bonnes actions car Dieu dit: - Quiconque obéit à Dieu et à son Prophète, redoute Dieu et le craint, celui-là sera au nombre des bienheureux. (24 La Lumière 52)
- A tous ceux, hommes et femmes, qui auront bien agi, étant croyants, Nous accorderons une vie heureuse et saurons les rétribuer dignement d’après ce qu’ils ont le mieux accompli. (16 Les Abeilles 97)
- Une bonne action sera payée au décuple à qui l'aura à son actif, tandis qu’un châtiment égal à la faute frappera l'acte pervers. Il ne sera pas commis d'injustice. (6 Les Troupeaux 160)
Une attitude correcte envers le Seigneur est exigée par tout musulman. II Lui adresse ses remerciements pour les bienfaits qu’Il lui accorde, a honte quand il pense à Le désobéir, se repentit à Lui et se confie à Lui pour qu'II lui accorde sa miséricorde et ne le châtie pas. Il est sur que Dieu accompli" ses promesses et exécute toutes ses menaces envers qui II veut parmi ses créatures.
Plus sa croyance en Dieu et sa constance augmentent, plus il s’élève en rang, en estime et en dignité auprès de Lui. Ainsi, il devient l’élu de Dieu et Son protégé, jouissant de Sa miséricorde et de Ses Faveurs. Allah! Dieu de tout l'univers! Accorde-nous Ton alliance. Ne nous prive pas de Ta protection. Accepte-nous parmi les élus que Tu as rapprochés de Toi!
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| mardi 30 octobre 2007, a 09:49 |
| Attitude Vis-à-vis du Seigneur |
Attitude Vis-à-vis du Seigneur
Sheikh Abou Baker Al-Djazairi
La voie de musulman - La Conduite Recommandée Le musulman doit prendre en considération le grand nombre de faveurs que Dieu lui a accordées et des innombrables bienfaits qu'Il lui a attribués depuis qu'il était une ovule dans la matrice de sa mère jusqu'au jour de sa mort. II le remercie comme II le mérite, aussi bien par sa langue que par tous ses sens qu'il astreint à ne faire que ce que Lui plaît. Ainsi, se comporte le musulman vis-à-vis de Son Créateur. II est choquant de méconnaître les bienfaits reçus, ou d'afficher son ingratitude envers son Bienfaiteur, de L'avoir en aversion, d'insulter Ses faveurs, Lui qui dit: - II n'est pas de bien dont vous jouissez qui ne vienne de Dieu. (16 Les Abeilles- 53) Vous chercheriez en vain, à dénombrer les bienfaits de Dieu! (16 Les Abeilles- 18)
- Invoquez-Moi Je penserai à vous. Soyez reconnaissant de mes faveurs, ne Me reniez pas! (2 La Vache- 152)
Le musulman craint, respecte et vénère son Créateur parce qu'il est Omniscient, qu'II sait tout. II éprouve de la honte quand il pense à Lui désobéir, à entraver ses instructions et à se révolter contre Lui. C'est l'attitude à observer afin d’éviter de commettre des péchés que Dieu voit. II dit à cet égard: - Qu'avez-vous donc à ne pas vénérer Dieu qui vous a créé suivant des phases successives? (71 -Noé- 13/14)
- Dieu perçoit vos pensées les plus intimes aussi bien que celles exprimées tout haut. (16 Les Abeilles- 19) - Quelle que soit ce que tu lis du Coran. Quelle qu’œuvre que vous accomplissezNous en sommes Témoin lorsque vous l'entreprenez. Rien n’échappe à la connaissance de ton Seigneur, fût-ce le poids d’un atome sur terre ou dans les cieux, fût-il plus petit d'un atome ou plus grand. Tout est recensé dans un Livre explicite. (10 Jonas 61)
Dieu, ayant plein pouvoir sur l'homme et étant Maître de ses destinées, le musulman n'a de refuge qu’auprès de Lui. C’est vers Lui qu'il fuit, à Lui qu'il se remet et se confie. Ainsi se comporte le musulman envers Allah son Créateur. II est vraiment anormal de vouloir fuir Celui auquel il est impossible d’échapper, comme il est insensé de se fier à un autre incapable de vous soutenir, n'ayant ni force ni puissance!
Allah dit : - II n'y a point de créature qu'II ne tienne pas par son toupet. (11 Houd 56) - Fuyez vers Dieu ! Je viens vous prêcher de Sa part en messager explicite. (51 Qui éparpillent 50) - Que votre espoir soit en Dieu, si vous croyez en Lui! (La Table servie 23)
Considérant la bienveillance que Dieu lui prodigue dans tous les domaines, Sa miséricorde qui l'entoure, lui et toutes les créatures, le musulman exprime le désir d'obtenir plus de faveur, et implore humblement son Dieu, lui adresse ses prières, Le supplie par les plus douces paroles et invoque devant Lui les bons actes accomplis pour Son amour. C'est ainsi qu'il se comporte envers son seigneur. II ne sied pas de désespérer d'avoir encore plus de faveur de la part de Celui dont la miséricorde et les bienfaits ont couvert tout l'univers et qui dit: - Ma Grâce infinie s'étend à toute chose. (7 Al-Araf 156) - Dieu est plein de sollicitude pour ses serviteurs! (42 La Délibération 19) - Ne désespérez jamais du secours de Dieu! (12 Joseph- 87) - Ne désespérez jamais de la miséricorde de Dieu! (39-Les Groupes 53)
Considérant le châtiment terrible de Dieu et Sa vengeance redoutable, le musulman cherche à s'en préserver par son obéissance à Ses Lois et son application à ne pas les enfreindre. En se conduisant ainsi, il se comporte loyalement envers son Créateur. Chez les gens de bon sens, il est impoli que l'homme, cet être si faible et si incapable, brave son Créateur, le Puissant, le Capable et le Vainqueur qui dit: - Et lorsque Allah veut (infliger) un mal à un peuple, nul ne peut le repousser. (13 Le Tonnerre 11) - Les rigueurs de ton Maître sont implacables (85 Les signes du ciel- 12) - Dieu est Puissant. Sa vengeance est redoutable! (3 La Famille d'Imran- 4)
Quand il commet un péché, le musulman se voit déjà tombé sous la menace divine et déjà touché par Sa punition. Mais par contre, quand il se conforme à Sa loi il se croit déjà jouir de ses promesses et comblé d'honneur. Ainsi, L’opinion du musulman en son Créateur se purifie. C'est de la politesse que d'avoir bonne opinion de son Dieu: En douter, est une offense. Celui qui doute de son Créateur, finit par lui désobéir et se révolter contre Lui, croyant qu'II n'est pas au courant de ses méfaits et qu'il ne sera pas repris pour ses fautes. Dieu nous en met en garde en disant: - Vous pensiez que Dieu ignorait bon nombre de vos actions. Quelle illusion était la vôtre au sujet de votre Seigneur. Illusion qui vous a perdus et rangés parmi les damnés. (41- Les versets distincts - 22)
De même qu'il ne convient pas à l'homme qui craint Dieu et Lui obéit de croire qu'il n'est pas récompensé pour ses bonnes actions car Dieu dit: - Quiconque obéit à Dieu et à son Prophète, redoute Dieu et le craint, celui-là sera au nombre des bienheureux. (24 La Lumière 52)
- A tous ceux, hommes et femmes, qui auront bien agi, étant croyants, Nous accorderons une vie heureuse et saurons les rétribuer dignement d’après ce qu’ils ont le mieux accompli. (16 Les Abeilles 97)
- Une bonne action sera payée au décuple à qui l'aura à son actif, tandis qu’un châtiment égal à la faute frappera l'acte pervers. Il ne sera pas commis d'injustice. (6 Les Troupeaux 160)
Une attitude correcte envers le Seigneur est exigée par tout musulman. II Lui adresse ses remerciements pour les bienfaits qu’Il lui accorde, a honte quand il pense à Le désobéir, se repentit à Lui et se confie à Lui pour qu'II lui accorde sa miséricorde et ne le châtie pas. Il est sur que Dieu accompli" ses promesses et exécute toutes ses menaces envers qui II veut parmi ses créatures.
Plus sa croyance en Dieu et sa constance augmentent, plus il s’élève en rang, en estime et en dignité auprès de Lui. Ainsi, il devient l’élu de Dieu et Son protégé, jouissant de Sa miséricorde et de Ses Faveurs. Allah! Dieu de tout l'univers! Accorde-nous Ton alliance. Ne nous prive pas de Ta protection. Accepte-nous parmi les élus que Tu as rapprochés de Toi! |
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| dimanche 28 octobre 2007, a 10:59 |
| Allah Dieu de l'humanité entière |
Allah Dieu de l'humanité entière
Sheikh Abou Baker Al-Djazairi
Le musulman croit qu'Allah est le Seigneur de tous les hommes: les premiers et les derniers. Il n'y a de Dieu qu'Allah, l'Unique, le seul qui mérite d'être adoré. C'est par la grâce de Dieu que la foi en lui est acquise. Elle peut également l'être par des moyens divers, à savoir la Tradition et la logique. Toute personne croyante est dans le droit chemin mais celle qui n'a pas cette foi est une égarée. Les preuves de la Tradition: 1 - Dieu est lui-même témoin de cette divinité, attestée aussi par les anges et les hommes de science. Il est dit: dans le verset suivant: Dieu est témoin et avec Lui les anges et les hommes de science, qu'il n'y a de Dieu qu'Allah, Lui qui maintient la justice. Y n'y a de Dieu que Lui, Le tout-puissant, Le Sage. (3 - La Famille de Imran- 18) 2 - Plusieurs autres versets l'annoncent aussi: Il est Allah! Point de divinité à part lui. Il est le Vivant, le Subsistant. Pas de prise sur Lui, ni somnolence, ni sommeil. Votre Dieu est unique. Point de divinité à part Lui. Il est le Clément, Le Miséricordieux. (2 - La Vache- 255) Votre Dieu est Unique. Point d'autre divinité à part Lui. Il est Le Clément, Le Miséricordieux. (2 - La Vache- 163) S'adressant à Moïse, que le salut soit sur lui, il lui dit: C'est Moi, Dieu! Point d'autre que Moi! Adore-MOI! (20 Taha 14) A notre Prophète (S.B. sur lui) Il dit: Sache, qu'il n'y a de Dieu qu'Allah. (47 Mohammed 19) Dieu se proclame en ces termes: Il est Dieu! Point d'autre que Lui. Il connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. Il est Le Clément, Le Miséricordieux. Il est Dieu, point d'autre divinité que Lui. Il est le Seigneur, Le pur. (59 Le Rassemblement - 22, 23) 3 - Cette divinité est aussi annoncée par les prophètes qui ont incité leurs peuples à Lui vouer leur culte. Noé, par exemple, dit: Mon peuple, adorez Dieu, vous n'en avez pas d'autre. A l'instar de Noé, Houd, Salah, Chouaïb chacun avait exhorté son peuple dans les mêmes termes Au peuple d'Israël, qui demanda à Moïse de lui élever une idole à adorer, Moïse répondit: Comment puis-je vous proposer une autre divinité que Dieu LUI, qui vous à préférés à tout le monde? Jonas, dans son imploration, dit aussi: Il n'y a de Dieu que TOI! Je Te glorifie. J'ai été bien injuste! Notre Prophète (S.B. sur lui) disait dans son "Tachahoud" Je témoigne qu'il n'y a de Dieu qu'ALLAH. Il est l'Unique, sans associé. Preuves Logiques: 1 - Dieu est adoré parce qu'Il est sans aucun doute le pourvoyeur et l'administrateur des humains- Cette adoration est parfaitement méritée puisque c'est lui qui donne la vie et la prend, qui donne et prive, qui peut causer le bien ou le mal, qui mérite d'être adoré, obéi, vénéré, sanctifié et craint. 2 - Si tout est subordonné à Lui, c'est-à-dire qu'Il a tout créé, pourvu, gouverné et géré, comment pourrait-on alors se permettre de diviniser une créature qui dépend de Lui? Étant donné qu'il est impossible que parmi les créatures il y ait un Dieu, il est évident que le vrai, celui que l'on doit adorer est ALLAH le Créateur. 3 - La perfection absolue est attribuée à LUI seul, Il est Le tout-puissant, Le Capable, Le Très-Elevé, Le Superbe, Celui qui Voit tout, Entend tout, Le Compatissant, Le Clément, Le Subtil, Le Bien Informé... Tous ces attributs invitent ses créatures à L'aimer, Le glorifier, Le diviniser, Lui obéir et se soumettre à sa Parole. |
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| mardi 23 octobre 2007, a 11:19 |
| Le chameau .. une créature pleine de miracles! |
Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés [17] et le ciel comment il est élevé [18] et les montagnes comment elles sont dressées [19] et la terre comment elle est nivelée? [20] Eh bien, rappelle! Tu n'es qu'un rappeleur [21] et tu n'est pas un dominateur sur eux [22]
Dans ces honorés versets, Allah a choisi le chameau parmi toutes les autres créatures vivantes, et Il a avancé la contemplation de comment ils ont été créés à l'élévation du ciel, à la fixation des montagnes et à l'étalement de la terre. Allah a souligné que la contemplation de ces créatures est l'accès à la pure croyance de la force de Allah et de sa conception.
Dans cet honoré verset, Le Créateur, qui connaît les secrets de ses créatures, recommande aux gens de penser et de contempler la création du chameau comme étant une créature qui témoigne de la puissance et de la planification de Allah. On se rendra compte des faits surprenants concernant la création des chameaux que la science a récemment révélé, ce qui prouve l'avant garde du Saint Coran en indiquant une telle créature miraculeuse. Cela montre que le Saint Coran est le livre miracle que Allah a révélé à son prophète, Mohammed (que la paix soit sur lui)
Les miracles scientifiques
La première chose claire concernant les chameaux est leur structure externe qui présente des évidences surprenantes et remarquables.
Oreilles du chameau
Ses oreilles sont petites et un peu saillantes. Ils sont couverts de cheveux des deux côtés, ce qui les protège du sable soufflé par le vent. Ils peuvent aussi s'incurver et se coller à la tête lorsqu'un vent sableux souffle.
Narines du chameau
Elles sont deux, serrées, comme des fentes entourées par du poil et ont des bords de peau .Cela permet au chameau de fermer ses narines afin de protéger ses poumons des particules de sable portées par le vent.
Les yeux du chameau
Ils ont une double rangée de longs cils. Ils sont semblables à un piège du fait qu'ils sont entrelacés, pour pouvoir protéger les yeux du chameau et ne pas laisser entrer le sable.
La queue du chameau
Elle est couverte de cheveux sur les cotés pour protéger la partie arrière du sable des vents soufflants, qui agace comme des balles incessantes.
Les membres du chameau
Ils sont long à fin d’élever haut le corps au-dessus de la poussière élevée dans l'air. Ils assurent également son agilité et sa rapidité. Les pattes sont renforcées par de larges bourrelets calleux et souples, qui s'écartent quand le chameau marche sur le sable. Cela permet au chameau de marcher sur les sables les plus tendres, alors qu'il est difficile de marcher dessus pour tous les autres animaux. Grâce à cette caractéristique le chameau mérite bien le titre de " navire du désert".
Dans plusieurs habitats arides, voyager sur le chameau est la façon idéale pour parcourir le désert. Les caravanes de chameaux, portant les biens des gens, voyagent environ 50- 60 kilomètres par jour. Même les voitures ne peuvent encore pas concourir les chameaux dans le vrai désert.
Le cou du chameau
Allah – Sublime soit le glorifié - a créé les chameaux avec un long cou, afin qu'ils puissent atteindre les plantes du sol qui sont basses et les arbres qui sont hautes. De plus, le long cou du chameau lui permet d'élever sa tête des saletés, et lui permet de se dresser droit avec des charges.
Lorsqu'un chameau s'assoit pour se reposer ou se lever pour être préparé au voyage, son lourd corps s'appuie sur les bourrelets calleux de ses pattes, et la plus grande partie de son poids est celle de thorax, avec lequel il peut pulvériser un animal ou un homme s'il se couche sur lui.
Ces bourrelets représentent l'un des miracles que Le Créateur a accordé à cet animal stupéfiant. La structure du chameau l'aide à s'asseoir sur le sable dur et chaud - qui est souvent le seul endroit ou un chameau peut se reposer- et le chameau peut donc s'adapter à cela et peut se protéger de tout danger.
Les petits chameaux sont nés avec ces bourrelets. Ils sont permanents et héréditaires, non pas comme les chaussures des êtres humains.
L'estomac du chameau
L'estomac du chameau a 4 cotés, et le système digestif est fort au point qu'un chameau peut digérer n'importe quoi autre que la nourriture dans les endroits secs, comme le caoutchouc par exemple. Le chameau ne respire ni à travers sa bouche, ni par halètement même lorsque la température est élevée ou lorsqu'il a soif. Avec cette caractéristique il peut éviter l'évaporation de l'eau.
La conservation de la température dans le corps du chameau:
Dans le cas échéant, seulement une petite quantité de sueur sort. Cela montre la capacité du corps du chameau à s'adapter aux conditions de vie dans le désert, ou la température fluctue du matin au soir.
Le corps du chameau est couvert de poils épais qui expulsent la chaleur, et la garde en dehors de la peau. Le système de la conservation de la température chez le chameau permet une fluctuation de la température de 7 degrés sans causer de dégâts. C’est à dire de 34°C à 41°C . Le corps du chameau ne transpire que si sa température dépasse 41°C . Cela ne se produit que pendant un certain temps durant la journée. Cependant, la nuit, il libère la chaleur qu'il a reçue des rayons solaires dans l'atmosphère froide sans aucune perte d'eau. Ce mécanisme peut économiser 5 litres d'eau.
Il ne faut pas oublier de comparer cette caractéristique du chameau à celle de l'être humain dont la température normale est fixée à environ 37°C . Si cette température augmente ou baisse, il s’agit d’un signe de maladie qui doit être soignée par des remèdes efficaces. L'être humain peut mourir si la température de son corps atteint l'une des deux valeurs que le corps du chameau atteint ( 34°C à 41°C ).
La production d'eau par le chameau:
Le chameau produit de l'eau, qui contribue pour supporter la faim et la soif, en utilisant la graisse emmagasinée dans sa bosse par un processus chimique que l'homme ne peut pas dépasser.
Il est connu que l'oxydation des graisse et des glucides ne forme que de l'eau et du dioxyde de carbone, que le corps peut s'en débarrasser par respiration, en plus de la formation d'une grande quantité d'énergie qui est nécessaire à la continuation de l'activité biologique.
L'eau produite par l'oxydation des graisses est similaire à celle formée lorsqu'on allume une bougie par exemple, dans les deux cas il y a émission de vapeur, et on peut s'assurer de son existence en mettant une plaque de verre froid au-dessus de la flamme, afin que l'eau formée par combustion se condense sur la plaque. La vapeur dégagée par expiration, est la source d'eau pour les chameaux. Le chameau se tourne principalement aux graisses de sa bosse lorsqu'il y a un manque de nourriture. Dans ce cas il brûle les graisse lentement et sa bosse se réduit jusqu'à ce qu'elle s'incline sur le coté, et devient un ample sac vide lorsque la faim et la soif durent longtemps lors du voyage du chameau fatigué.
La sagesse divine dans la création du chameau est que les réserves de graisses sont énormes et qu'elles dépassent celles de tout autre animal. On peut démontrer ceci en comparant le chameau au mouton qui est connu par son énorme croupe grasse qui emmagasine environ 11Kg de graisse, alors que le chameau peut emmagasiner jusqu'à plus de dix fois ce poids (environ 120 Kg ). Sans aucun doute, cette quantité ,que le chameau utilise pour le métabolisme et qu'il transforme en eau, énergie et dioxyde de carbone, est énorme, donc le chameau peut passer un mois et demi environ sans boire de l'eau.
Cependant, une soif extrême atténue le chameau et le fait perdre une grande partie de son poids. Pourtant, il peut continuer à vivre avec robustesse jusqu'à ce qu'il trouve de l'eau douce ou salée, ainsi il boit abondamment jusqu’à ce qu'il éteigne sa soif. De plus, le sang du chameau comporte des enzymes d'Albumine avec des quantités qui sont supérieures à celle qu'on trouve dans les autres organismes. Ces enzymes augmentent l'endurance du chameau au manque d'eau. L'énorme capacité qu'a le chameau à boire des liquides fortement salés est due à une aptitude spéciale qu'ont les reins à se débarrasser du sel en excrétant une urine hautement concentrée après avoir récupéré et ramené l'eau au sang.
Il y a d'autres secrets que la science n'a pas encore pu en découvrir le sens, qui auraient explicité d'autres exemples de miracles de la création des chameaux comme l'énonce l'éloquent Coran.
Le lait du chameau:
C'est l'un des miracles dont Allah a spécifié le chameau. Les femelles peuvent être traites deux fois par jours pendant un an en moyenne. La moyenne de la production journalière du lait est d'environ 5-10Kg. La moyenne de la production annuelle est de 230- 260 Kg . Les composants du lait varient selon le troupeau auquel appartient la chamelle, et ils varient aussi d'une chamelle à une autre. Ils varient également selon : les plantes et les herbes que consomme la chamelle, le type et la quantité d'eau qu'elle boit, la saison durant la quelle elle grandit, la température du milieu, l'âge de la chamelle, la période de l'allaitement, le nombre de petits, les capacités héréditaires et les techniques d'analyse utilisées.
Bien que la connaissance des composants du lait de la chamelle est très importante, pour le bien du petit chameau ou de l'être humain qui boit ce lait, cela permet, d'un autre côté, de déduire l'importance d'un tel lait pour la nutrition d'un petit chameau ou d'un être humain. Généralement, le lait de chameau est blanc rougeâtre, doux et âcre. Cependant, il peut parfois être salé, ou peut aussi avoir le goût de l'eau. La variation du goût du lait est due aux types de plantes, des herbes et de l'eau que le chameau consomme. Le PH - mesure de l'aigreur- augmente dans le lait frais. Si on le laisse pendant quelque temps, l'aigreur augmente rapidement.
La proportion d'eau dans le lait de la chamelle atteint 84%-90%, ce qui est d’une grande importance dans la préservation de la vie des petits chameaux et des populations dans les zones arides ou sèches. Durant la période de l'allaitement, les chamelles traites perdent de l'eau dans le lait durant les saisons sèches. Cela pourrait être une adaptation normale étant donné que la chamelle peut fournir à ses petits et au gens, non pas seulement les éléments de nutrition mais aussi les liquides nécessaires à leur survie. Cela reflète la grâce et la miséricorde d’Allah.
Etant donné que l'eau dans le lait produit par la chamelle assoiffée augmente, les graisses diminuent de 4.3% à1.1%. Généralement, la proportion de matière grasse dans le lait de la chamelle varie de 2.6% à 5.5%. Les matières grasses du lait de le chamelle sont reliées au protéines.
En comparant le lait de la chamelle à celui des vaches, des buffles ou des moutons, on a remarqué que le lait de la chamelle contient une petite quantité d'acides gras à chaîne courte. Les chercheurs ont trouvé que la valeur nutritive du lait de la chamelle figure dans sa haute concentration en acides volatils qui sont considérés comme étant les éléments nutritifs les plus important pour l'être humain, surtout pour ceux qui souffrent de maladies cardiaques.
Il est aussi étonnant que le Lactose qui se trouve dans le lait de la chamelle reste comme il est depuis le premier mois d'allaitement pour les chamelles assoiffées et non assoiffées. C'est une grâce et c'est une miséricorde du Plus Haut, Le tout Puissant, pour sauvegarder les êtres humains et les animaux. Le Lactose est un type de sucre nécessaire, qui est utilisé comme remède laxatif et diurétique. C'est aussi un sucre important pour la nutrition des nouveaux-nés.
En plus de sa haute valeur nutritive, le lait de la chamelle a plusieurs avantages et utilisations médicales, c'est ce qui fait de lui l'unique élément nutritionnel sur lequel comptent les humains dans certaines régions. C'est une grâce d’Allah, Le Suprême.
L'importance du chameau pour la nutrition:
Lorsqu'il y eu des sècheresse en 1984-1985 en Afrique, les tribus de Kenya, qui vivaient des vaches qui ne pouvaient plus donner du lait, ont péri ou presque, la plupart d'eux sont morts, alors que les tribus qui vivaient des chameaux ont survécu, parce que les chameaux leurs fournissaient du lait lors de la période de sècheresse. Ainsi, élever un chameau est d’une importance économique considérable, c'est une assurance pour le futur. Les spécialistes cherchent à aller plus loin dans l'étude de cet animal dans un monde ou les ressources de fournitures et d'énergie disparaissent si rapidement.
Comme précédemment expliqué, une contemplation du chameau permet de convaincre les gens, depuis l'envoi de l’esprit de la foi, des miracles dans les créatures qui témoignent d'une façon claire de la puissance du Créateur. En outre, les scientifiques et les chercheurs compétents sont encore entrain de découvrir de nouveaux miracles cachés dans cet animal stupéfiant, et c'est ce qui renforce la conviction de la puissance du Créateur, et complète l'harmonie entre les faits scientifiques concrets que les scientifiques ont indiqués et ce que Allah a dit dans le Saint Coran.
Comparaison entre le chameau et l'être humain:
La comparaison des capacités du chameau à celle de l'être humain peut clarifier la singularité des miracles du chameau. Les expériences scientifiques ont certifié que le chameau qui ne vit qu'avec de la nourriture sèche peut endurer une soif atroce en un été chaud pendant deux semaines ou plus. Mais cela atténue le chameau et il peut alors perdre le quart de son poids durant cette période. Pour comprendre cette ultra force, il faut la comparer à celle d'un être humain qui ne peux pas vivre dans ces conditions plus que un ou deux jours. Si une personne perd 5% de son poids, elle ne pourra plus se contrôler. Si le pourcentage grimpe à 10%, elle sera confuse, elle perdra l’audition, et perdra la sensation de la douleur (c’est une grâce et pitié de Allah dans les destins). Cependant, si la perte d'eau excède 12% du poids de la personne, elle ne pourra plus soulever la nourriture, ainsi, elle ne pourra pas survivre sans l'aide d’autres personnes même s'il y a de l'eau. Pour aider une personne qui est sur le point de mourir de soif, on doit lui donner l'eau en petites quantités pour éviter les effets d'un grand changement de la quantité d'eau dans le sang. De l'autre côté, un chameau assoiffé peut boire abondamment pour récupérer en quelques minutes ce qu'il a perdu pendant les jours de soif sans l'aide de personne.
Une autre caractéristique du chameau, qui dépasse celle de l'être humain, c'est qu'un chameau assoiffé peut éteindre sa soif avec n'importe quel type d'eau existante, même si c'est une eau de mer ou si c'est une eau d'une marée extrêmement salée ou amère. C'est due à une aptitude spéciale qu'ont les reins à se débarrasser du sel en excrétant une urine hautement concentrée après avoir récupéré et ramené l'eau au sang, alors que si on essaye de sauver un être humain par de l'eau salée, on accélèrera sa mort. La chose la plus étonnante, c'est que si un chameau vit dans des conditions extrêmement sauvages, de chaleur accablante dans le désert, il aurait du consommer une quantité importante d'eau sous forme de sueur, urine et vapeur sortante lors de l'expiration. Il perd presque le un quart de son poids sans rancune parce que une grande partie de l'eau perdue vient des tissus du corps, seulement une petite partie vient du sang, et donc le sang peut continuer à couler tout en étant un liquide qui distribue la chaleur et qui la fait disparaître de la surface du corps. Sinon, la température aurait fortement augmenté jusqu'à atteindre une limite que l'organisme du chameau ne peut pas supporter, spécialement le cerveau, et ce qui pourrait conduire à la mort.
Donc, on trouve que l'honoré verset : "Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés [17]" représente un modèle de ce que peut atteindre la science par tous les niveaux scientifiques et instinctifs. Il n'y a aucun fait ou théorie scientifique dans le texte, mais il y a beaucoup plus que cela. Il contient les clés pour atteindre ces faits par les directives fascinantes de Allah, Le tout Savant qui connaît bien les secrets de ce qu'Il a créé.
Ceci était un aperçu concernant les miracles de la création du chameau, du point de vue structure et caractéristiques. Cela peut être perçu par la contemplation, par laquelle les Bedwins- qui vivent dans le désert- ont été convaincus des miracles de la création dès le premier moment. Ce qui souligne d’avantage la Puissance extrême du Créateur.
Résumé d'un long article du Dr Harun Yahya
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| dimanche 21 octobre 2007, a 12:05 |
| Le peuple de Saba et l'inondation d'Arim |
Il y avait assurément, pour la tribu de Saba, un signe dans leurs demeures: deux jardins, l'un à droite et l'autre à gauche. 'Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez reconnaissants envers Lui: une contrée agréable et un Seigneur Pardonneur'. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes alors contre eux Sailal-Arim (l'Inondation du Barrage), Et Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris" (Sourate Saba, versets 15-16)
La communauté de Saba faisait partie des quatre plus grandes civilisations qui vivaient en Arabie du Sud. On estime que ce peuple s'est établi là dans la période comprise entre 1000 et 750 avant Jésus-Christ, pour disparaître définitivement vers l'an 550 de l'ère Chrétienne suite à deux siècles de conflits avec les Arabes et les Perses.
L'époque exacte de l'établissement de la civilisation de Saba est sujette à de nombreuses discussions, le peuple de Saba ayant commencé à tenir des registres gouvernementaux écrits vers l'an 600 avant Jésus-Christ. C'est pourquoi nous ne disposons pas de documents écrits émanant d'eux antérieurs à cette date.
Les plus anciennes sources faisant référence au peuple de Saba sont des chroniques militaires annuelles rédigées au temps du Roi assyrien Sargon II (722-705 avant Jésus-Christ); alors que Sargon enregistrait la liste des gens redevables de l'impôt envers lui, il a inscrit le Roi de Saba, Yith'i-amara (It'amara). C'est là la plus vieille trace écrite de l'existence du Royaume de Saba.
Pourtant, il serait faux de conclure d'après ce seul document que la culture de Saba n'a vu le jour que vers 700 avant Jésus-Christ, car il est plus que probable que Saba existait depuis longtemps déjà. D'ailleurs, dans les inscriptions d'Arad-Nannar, l'un des plus anciens rois de l'état d'Ur, le mot 'Sabum', dont on pense qu'il désigne 'le pays de Saba', a été utilisé 1. Si ce terme désigne effectivement Saba, alors c'est là une preuve que l'histoire de Saba remonte jusque vers l'an 2500 avant Jésus-Christ.
Les sources historiques mentionnant le peuple de Saba disent habituellement qu'ils étaient les vecteurs d'une véritable civilisation, à l'instar des Phéniciens, et qu'ils pratiquaient beaucoup le commerce. En conséquence, ils contrôlaient et administraient certaines pistes caravanières qui traversaient l'Arabie du Nord. Pour que les commerçants sabéens puissent acheminer leurs marchandises vers la Méditerranée et Gaza, ils devaient traverser l'Arabie du Nord, et il leur fallait pour cela obtenir l'autorisation du roi Sargon II, qui gouvernait la région, ou bien s'acquitter d'un impôt envers lui. Et lorsque les Sabéens commencèrent à verser de l'argent au Royaume assyrien, leur nom se trouva naturellement mentionné dans les annales de cet état.
Les Sabéens sont connus pour avoir atteint un certain degré de civilisation, comme en témoignent les termes 'restaurer', 'consacrer' et 'construire', que les dirigeants de Saba ont fréquemment employés. Le Barrage de Ma'rib, qui est l'un des plus importants monuments de ce peuple, démontre clairement le niveau technologique qu'ils possédaient. Et, par ailleurs, l'armée sabéenne devait être assez puissante, vu la longue durée d'existence de leur culture.
L'état sabéen se permit même d'adopter une politique expansionniste, grâce à son armée. Ainsi les Sabéens ont-ils conquis les terres du vieil état Qatabéen, et ils géraient de nombreux territoires en Afrique. En l'an 24 avant Jésus-Christ, lors d'une expédition menée vers l'Afrique du Nord, l'armée sabéenne infligea une sévère défaite à l'armée de Marcus Aelius Gallus, qui gouvernait l'Egypte au nom de l'Empire Romain, confirmant ainsi sa suprématie dans cette partie du monde à cette époque. Il semble que l'état sabéen poursuivait une politique généralement modérée, n'hésitant cependant pas à faire usage de la force s'il jugeait cela nécessaire. Doté d'une culture et d'une armée dominantes, l'état sabéen pouvait être qualifié de 'superpuissance' régionale à cette époque-là.
La grande force de l'état sabéen est également décrite dans le Coran. Une déclaration des commandants de l'armée sabéenne, mentionnée dans le Noble Livre, prouve que ceux-ci avaient une grande confiance en eux-mêmes; ceux-ci avaient en effet déclaré:
"Nous sommes détenteurs d'une force et d'une puissance redoutable. Le commandement cependant t'appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner" (Sourate an-Naml, verset 33)
La capitale de l'état sabéen était Ma'rib, qui jouissait d'une grande opulence grâce à son emplacement géographique. Cette cité était située aux abords du fleuve Adhanah. Et l'endroit où le fleuve atteignait le Mont Balaq était très propice à la construction d'un barrage. Utilisant cette topographie favorable, les Sabéens élevèrent très tôt un ouvrage de ce type, et ils commencèrent à pratiquer l'irrigation. Ils atteignirent après cela un degré véritablement élevé de prospérité. Et Ma'rib fut l'une des cités les plus modernes de l'époque. Les voyageurs Grecs visitant la région parlèrent en termes admiratifs de cette prospérité et témoignèrent du caractère verdoyant de cette partie de l'Arabie 2.
La hauteur du barrage de Ma'rib était de 16 mètres, sa largeur était de 60 mètres et il était long de 620 mètres. Selon les estimations, il permettait d'irriguer une zone de 9600 hectares, dont 5300 situés sur la plaine du sud et le restant appartenant à la plaine du nord. Ces deux plaines étaient d'ailleurs mentionnées dans l'expression 'Ma'rib et les deux plaines' dans les inscriptions sabéennes 3. Dans le Coran, cette réalité est exprimée sous la forme:
'Les deux jardins, l'un à droite et l'autre à gauche' (Sourate Sabah, verset 15)
qui désigne les jardins imposants et les vignobles de ces deux vallées. Grâce à ce barrage et à son irrigation induite, la région acquit la réputation d'être la plus florissante et la mieux irriguée du Yémen. Le Français J. Holevy et l'Autrichien Glaser ont prouvé d'après des documents écrits que le barrage de Ma'rib existait depuis une époque fort reculée. En effet, des inscriptions rédigées dans le dialecte Himer établissent que ce barrage a rendu la région environnante très productive.
Ce barrage a bénéficié d'importantes réparations aux cinquième et sixième siècles de l'ère Chrétienne. Pourtant, cette restauration ne put empêcher l'effondrement de l'ouvrage en l'an 542. Cette catastrophe s'est traduite par 'l'inondation du Barrage' mentionnée dans le Coran, source de dégâts profonds: des centaines d'années de labeur des Sabéens disparurent soudain avec la destruction de vignobles et terres cultivées et jardins. Il est un fait avéré que le peuple sabéen est entré dans une phase de récession suite à cet événement, et ce déclin amena la disparition de l'état sabéen.
L'Inondation d'Arim qui frappa l'Etat de Saba
Lorsque nous examinons le Coran à la lumière des données historiques évoquées précédemment, nous constatons qu'il existe un réel accord. Les découvertes archéologiques et les données historiques vérifient ce qui est écrit dans le Coran. Les versets rappellent que le peuple de Saba a été détruit pour n'avoir pas écouté les exhortations de leur prophète et pour avoir rejeté la foi, faisant ainsi preuve d'ingratitude, et ce par le biais d'une terrible inondation. Cette inondation est ainsi décrite dans le Coran:
"Il y avait assurément, pour la tribu de Saba, un signe dans leurs demeures: deux jardins, l'un à droite et l'autre à gauche. 'Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez reconnaissants envers Lui: une contrée agréable et un Seigneur Pardonneur'. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes alors contre eux Sailal-Arim (l'Inondation du Barrage), Et Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris. Ainsi les rétribuâmes-Nous pour leur mécréance. Saurions-Nous sanctionner un autre que le mécréant?" (Sourate Sabah, versets 15-17)
Comme il ressort de ces versets, les Sabéens vivaient dans une région réputée pour sa douceur, ses vignobles et ses jardins. Traversée par des pistes caravanières, le pays de Saba jouissait d'un niveau de vie enviable et était parmi les plus prospères de son époque.
Dans une telle contrée, ce qui était attendu de ses habitants était:
'Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez reconnaissants envers Lui', comme le précise le verset.
Pourtant ils n'ont pas agi de la sorte. Ils pensèrent être à l'origine de leur prospérité, considérant que tout cela était venu grâce à leurs seuls efforts. Ils choisirent l'arrogance plutôt que la reconnaissance et, comme le Coran le déclare, 'ils se détournèrent [d'Allah]'…
Et parce qu'ils attribuaient à eux-mêmes tout ce qu'ils possédaient, ils perdirent tout. L'inondation du Barrage fit tout disparaître.
Mawdudi a écrit dans son commentaire du Coran à propos de l'appellation 'Sayl al-Arim', qui est employée dans le Noble Livre pour désigner ce désastre:
'Le vocable "arim", qui apparaît dans l'expression "Sayl al-Arim", est une forme dérivée du vocable "arimen", utilisé dans le dialecte de l'Arabie du Sud, et qui signifie "barrage, barrière". Dans les ruines exhumées lors des fouilles menées au Yémen, ce mot est apparu utilisé dans ce sens dans de nombreuses inscriptions; par exemple, dans celles qui furent réalisées après la restauration du grand mur de Ma'rib en 542 et 543, sous l'ordre du roi Ethiopien Ebrehe (Abraha), qui gouvernait aussi le Yémen, le mot "arim" est employé à plusieurs reprises pour désigner le barrage. C'est pourquoi l'expression "Sayl al-Arim" veut dire "une inondation désastreuse qui se produit après la rupture d'un barrage". Le verset: "Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris" (Sourate Saba:16), décrit l'état du pays après la catastrophe. Après l'effondrement du Mur, les canaux d'irrigation creusés par les Sabéens se trouvèrent également détruits. Par voie de conséquence, la région qui était, auparavant, semblable à un vaste jardin, se trouva transformée en une jungle. Et il n'y eut dès lors plus de fruits autres que ceux, semblables à des cerises, portés par de petits arbustes'4.
L'archéologue Chrétien Werner Keller, auteur de l'ouvrage 'Le Livre Saint avait raison' (Und Die Bible Hat Doch Recht), reconnut que l'inondation d'Arim s'était produite selon la description du Coran, et il écrivit que l'existence d'un tel barrage et la destruction du pays entier suite à son effondrement prouvent que l'épisode Coranique relatif aux gens du jardin a bel et bien eu lieu.5
Après la catastrophe, la région devint peu à peu un désert, et les Sabéens perdirent la source essentielle de leurs revenus avec la disparition de leurs terres agricoles. Cette situation était une sanction pour l'ingratitude des gens et leur refus de croire en Lui. La société sabéenne commença à se désintégrer et les habitants de cette région abandonnèrent leurs demeures pour émigrer vers l'Arabie du Nord, La Mecque et la Syrie.6
Puisque l'inondation s'est produite après la composition de l'Ancien et du Nouveau Testaments, cet événement se trouve évoqué seulement dans le Coran.
La cité de Ma'rib, autrefois prospère et aujourd'hui à l'état de ruines, constitue sans nul doute un avertissement pour tous ceux qui répéteront les mêmes erreurs que les Sabéens. Les Sabéens n'ont pas été les seuls à être frappés par une inondation en guise de châtiment. Dans le Coran, la sourate al-Kahf rapporte l'histoire de deux hommes, propriétaires chacun d'un jardin. L'un d'eux possédait un jardin vraiment imposant et productif, semblable à ceux que détenaient les Sabéens. Pourtant, il commit la même faute qu'eux: il se détourna d'Allah. Il pensa pouvoir s'attribuer la paternité des bienfaits dont il jouissait, c'est-à-dire qu'il considéra être la cause de son propre bien-être:
"Donne-leur l'exemple de deux hommes: à l'un d'eux Nous avons assigné jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers et Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés. Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais défaillir. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau. Et il avait des fruits et dit alors à son compagnon, avec qui il discutait: 'Je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan'. Il entra dans son jardin, coupable d'injustice envers lui-même [de par sa mécréance]; il dit: 'Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes un meilleur lieu de retour que ce jardin'. Son compagnon lui dit, tout en conversant envers lui: 'Serais-tu mécréant envers Celui qui t'a créé de terre puis de sperme et enfin Qui t'a façonné en homme? Quant à moi, c'est Allah Qui est mon Seigneur; et je n'associe personne à mon Seigneur. En entrant dans ton jardin, pourquoi ne dis-tu pas: 'Telle est la volonté d'Allah! Il n'y a de puissance que par Allah'? Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants, il se peut que mon Seigneur, bientôt, me donne quelque chose de meilleur que ton jardin, qu'Il envoie sur ce dernier, du ciel, quelque calamité, et que son sol devienne glissant, ou que son eau se perde dans les profondeurs, de sorte que tu ne puisses plus la retrouver'. Et sa récolte fut détruite, et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu'il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait: 'Malheur à moi! Que je souhaiterais n'avoir associé personne à mon Seigneur!' Il n'y eut aucun groupe de gens pour le secourir contre la punition d'Allah. Et il ne put se secourir lui-même. En vérité, la véritable protection est du ressort d'Allah, le Vrai. Il accorde la meilleure récompense et le meilleur résultat" (Sourate al-Kahf, versets 32-44)
Comme il ressort de ces versets, l'erreur commise par le propriétaire du jardin prospère n'a pas été de nier l'existence d'Allah. Il reconnaît bien Allah puisqu'il a même supposé que s'il était ramené vers son Seigneur, il trouverait auprès de Lui quelque chose d'encore meilleur. Mais il a transgressé en affirmant que le bien dont il jouissait était en fait uniquement dû à ses efforts.
Et c'est précisément là un cas d'association avec Allah: tenter de s'attribuer ce qui appartient à Allah exclusivement, et oublier de craindre Allah en pensant qu'on peut arriver soi-même au succès, et qu'en plus Allah accordera Ses faveurs.
C'est ce qu'ont fait les Sabéens. Et leur châtiment fut identique, à savoir que tout leur territoire fut détruit, afin qu'ils sachent qu'ils n'étaient pas les véritables détenteurs du
1 "Seba" Ýslam Ansiklopedisi: Ýslam Alemi, Tarihi, Coðrafya, Etnoðrafya ve Bibliyografya Lugatý, (Encyclopédie de l'Islam: Le monde islamique, l'histoire, la géographie, l'ethnographie et le dictionnaire de bibliographie) Vol.10, p. 268 2 Hommel, Explorations dans les Terres de Bible, Philadelphie: 1903, p.739 3 "Marib", Ýslam Ansiklopedisi: Ýslam Alemi, Tarihi, Coðrafya, Etnoðrafya ve Bibliyografya Lugatý, vol. 7, p. 323-339. 4 Mawdudi, Tefhimul Kuran, Vol. 4, Istanbul: Ýnsan Yayýnlarý, p. 517. 5 Werner Keller, Und die Bibel hat doch recht, New York: William Morrow, 1956, p. 207. 6 Le Guide du Nouveau Voyageur au Yémen, p. 43. pouvoir, mais que seule une partie de la puissance leur avait été 'accordée' |
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| mardi 16 octobre 2007, a 12:20 |
| Les “intérêts”, pourquoi les interdire en Islam ?! |
DIEU -Le Très Haut et Louage à lui - dit dans le Saint Coran : « Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent: ‹Le commerce est tout à fait comme l'intérêt› Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement ». [1]
D’après Jabir Le messager de dieu - la paix et les bénédictions de dieu soient avec lui- a dit : « Maudit le mangeur des intérêts [pratiquant], qui les fait générées, celui qui les écrits [dans un contrat] et leurs deux témoins. Et dit ils sont semblables ». [2]
Définition :étymologiquement, A-RIBA (l’intérêt) signifie (dans l'origine du mot en arabe) l’addition. Et au niveau canonique (charia) A-RIBA signifie: le supplément à la créance et c’est ce qui est connu dans le domaine financier par la « Capitalisation ».
Les intérêts (A-Riba) sont illicites dans toutes les religions révélées et sont défendus par le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. L’ancien testament reflète aussi ce jugement : « Si tu prêtes de l’argent à l’un des fils de Chaibii, ne prends pas la position du créancier, n’exiges pas de lui des intérêts ». [3]
De même, dans le nouveau testament: « si vous prêtez [l’argent], pourquoi attendez-vous la récompense, et quelle gratitude vous aurez ? Par contre, faites du bien et prêtez sans attendre en retour des récompenses et donc vous serez amplement gratifiés ». [4]. Dans ce sens, toute l’église s’est mise d’accord, de manière catégorique, sur l’aspect prohibé des « Intérêts » (A-Riba).
les répercussions négatives des « Interêts» (A-Riba) sur la l ’economie, la société et l’individu
Les répercussions psychologiques et morales
DIEU -Le très haut- a légiféré la valeureuse religion pour ses serviteurs [les humains] sur la base de la véritable bonne soumission (la soumission à dieu), qui les amène à graduer vers de hauts niveaux d’autosatisfaction.
Par conséquent, Ceci leur permet de se libérer de l’esclavage matériel et se contenter de la soumission et l’inclination à DIEU - le DIEU de toutes les créatures- en purifiant l’âme de toute sorte d’immoralité et de mauvaise foi.
Manifestement, l’Islam veut purifier l’âme profonde de l’être humain et ses actions visibles. En effet, les législations de l’Islam ont surtout comme cible ces deux dimensions. Le saint Coran, dans ce sens, les a surélevé au stade de la purification :
« Prélève de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Allah est Audient et Omniscient ». [5]
De même, DIEU – le Très Haut- a juré sept fois dans la sourate de « A-Chamss » que le victorieux est celui qui a purifié son âme et le perdant est celui qui la corrompt : « A réussi, certes celui qui la purifie ». [6]
Dans ce contexte, la pratique des intérêts ou A-Riba est l’une des actions qui dévie et écarte l’individu de la bonne voie et des bonnes mœurs ; ceci est surtout parce que celui qui les pratique devient l’esclave de l’argent et essaye de le récolter par tous les moyens en écrasant toutes les bonnes valeurs de la conduite et les limites existantes entre le licite et l’illicite.
Ceci dit, Il est clair que A-Riba forge dans l’âme l’amour excessif et maladif de l’argent, la paresse et l’avarice qui se comptent, justement, parmi les maladies psychologiques qui pervertissent l’âme.
De ce mode et comme il est signalé, A-Riba accroît l’avarice qui génère automatiquement la paresse et la peur de la prise de risque. En effet, le pratiquant d’A-Riba fuit toujours la prise de risque et se contente de laisser son argent entre les mains du « redevable » pour le fructifier et l’investir en attendant « passivement » les récoltes sans faire partie du processus productif. C’est ainsi, qu’il se transforme, sans aucun doute, en une charge non productive pesant négativement sur la société active.
Si on médite le 39ème verset de la sourate d’Aroume du Saint Coran, on trouve qu’elle relate et reflète ce qui vient d’être avancé : « Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépend des biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d'Allah (Sa satisfaction)... Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées ». [7]. Il se note, donc, à travers ce verset que le pratiquant d’A-Riba reste « inactif » et souhaite gagner au dépend du travail des autres.
Le Coran a décrit, le pratiquant d’A-Riba comme suit : « Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent: ‹Le commerce est tout à fait comme l'intérêt› Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement ». [8]
A l'avenant, DIEU -le Très Haut- affirme qu’il stérilise les profits ayant pour source « les intérêts » et leur inflige l’anéantissement. Dans ce sens DIEU -Louage à lui- dit dans le Saint Coran :
« Allah anéantit l'intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes. Et Allah n'aime pas le mécréant pécheur ». [9]
De ce fait et toute chose dite par ailleurs prises en considération, A-Riba génère des effets psychologiques et caractérologiques négatifs et aigus. Certains psychanalystes voient dans les troubles économiques qui occasionnent l’amour excessif à l’argent, une immense source génératrice de troubles et maladies cardiaques qui se manifestent surtout par l’hypertension aiguë, les crises cardiaques, l’hémorragie cérébrale ou encore la mort subite.
Pour ceci, le chef de service de médecine interne en Egypte, le Docteur Abd Al Aziz Ismaail, a conclut dans son livre intitulé « l’Islam et la Médecine Moderne » que A-Riba est une vraie source de la multiplicité des maladies cardiaques.
L’errance et l’instabilité des pratiquants d’A-Riba
Le Saint Coran décrit l’état (psychique et comportemental) du pratiquant des intérêts en le comparant à celui que le toucher de Satan a bouleversé. DIEU -le Très Haut-dit : « Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent: ‹Le commerce est tout à fait comme l'intérêt› Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive... alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement ». [Souate Albakara, Verset 275]
Etymologiquement le mot arabe « A-takhabot » (ondoiement ou encore agitation) signifie, comme explique Anawawi -que dieu l’entoure de Sa miséricorde-, le frappement aléatoire. Le verbe dérivant de ce mot arabe, s’utilise aussi pour qualifier et décrire l’état d’une personne qui accomplit et entreprend des actions malsaines et qui n’arrive pas à détecter le droit chemin. C’est aussi le qualificatif de la chamelle qui souffre de la myopie [11]
C’est dans ce contexte que vient justement la partie du verset « comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé », ceci parce que satan appelle et pousse l’individu à courir après ses impulsions et ses désirs tout en outrepassant les limites que DIEU –louage à lui- a tracé pour l’humanité. Celui qui se trouve dans cette situation et suit satan, passe toute sa vie en agitation, parfois il se laisse influencer par sa pression et parfois il suit le chemin de la droiture ou encore entreprend des actions perplexes et agitées. Ceci dit, c’est justement l’agitation qu’occasionne le « toucher de satan » (A-takhabot). [12]
Cependant, je vois que cette agitation que touche le pratiquant d’A-Riba ne se limite pas à cet aspect que relate A-Razzi, mais le dépasse pour être un état perpétuel à sa dimension psychologique, comportemental et caractérologique.
Les répercussions d’A-Riba (les intérêts) sur les sociétés humanitaires
La société humanitaire ne pourra être crée que s’ils existent de fortes relations entre ses membres, qui se basent sur l’amour fondé sur le collectivisme, la charité, la solidarité et l’existence d’une source d’amour, d’altruisme et de fraternité entre eux.
Les membres de la société qui ne sentent pas de la peine et qui ne se voient pas affecter par les difficultés et les crises de leurs frères (« frères » est une métaphore utilisée pour désigner les membres de la même société) sont comparés à l’organe handicapé qui a perdu toutes ses facultés sensorielle et qui s’est coupé de toute communication avec le reste du corps ou encore comme la bête qui tourne autour de moulin, Ceci parce qu’ils n’agissent que pour leurs propres intérêts et donc ne tournent qu’autour de leurs propres besoins.
De ce mode, ils ne se préoccupent ni des peines des orphelins, ni des difficultés des veuves et ils ne voient dans les pauvres qu’une belle opportunité pour gagner plus d’argent et donc les priver de ce qu’ils leur reste.
C’est ainsi, que dans certaines périodes de l’Histoire, la dureté et l’inhumanité des pratiquants d’A-Riba les ramenèrent à faire des gens, qui n’arrivaient pas à acquitter leurs dettes entachées des intérêts, leurs esclaves. Ceci fut justement le comportement d’ Abou Lahab, qui obligea AL-Ass d’aller à BADRR à sa place parce que ce dernier lui était redevable.
Comment pourrait donc une société jouir de la stabilité si les pratiquants d’A-Riba s’y accroissent? Et comment pourrait se développer le sens de collectivisme dans une société qui pratique ce système où le fort écrase le faible.. ?
Comment veut-on que ceux qui versent les intérêts aiment et chérissent ceux qui les en privent (les créanciers) ? ce qui en réalité s’étend dans ce genre de sociétés est surtout la haine, la rancune et l’antipathie et des personnes qui expriment de l’amertume et de la malveillance et pourraient aller de la simple prière pour que dieu anéantisse ces personnes malsaines à l’organisation de vraies révolutions enragées.
Le Mraghi – que dieu le fait rentrer dans sa miséricorde- dit : « A-Riba génère la haine, l’antipathie, la rancune et les conflits et enlève le sentiment d’altruisme des cœurs, ce qui par conséquent fait disparaître le mutualisme entre les gens et fait prendre la dureté la place de la miséricorde, au point que le pauvre pourrait mourir de faim et ne trouverait point qui pourrait lui donner de quoi la faire taire. C’est pour ceci que la société qui pratique A-Riba rencontre des problèmes sociaux ; il est très fréquent que les employés ou d’autres personnes se tournent contre les détenteurs de capitaux ou déclarent les grèves. En effet, il se note que depuis que A-Riba s’est étendu en Egypte, il a baissé le sens de solidarité, d’altruisme et de confiance mutuelle entre les gens, l’individu ne prête de l’argent qu’avec un contrat et en la présence de témoins,
alors que jadis les gens se faisaient complètement confiance -même avec un étranger- et sans problème, parfois, jusqu’au point que le créancier n’en parle à personne de son prêt. De même le créancier, pour récupérer son argent, n’avait pas à recourir à des juges ou à des tribunaux ». [13]
Source
A-Riba et son rôle dans l’exploitation des ressources des peuples. Ecrit par : AISSA ABDO
[1]- Saint Coran, sourate Albakara, verset 275
[2]- Rapporté par Mouslim 299
[3]- Verset 25, section 221 de « Kitabo Alkhourouj »
[5]- Saint Coran, sourate Attawba, verset 103
[6]- Saint Coran, sourate achamss, verset 9
[7]- Saint Coran, sourate Arroum, verset 39
[8]- Saint Coran, sourate Albakara, verset 275
[9]- Saint Coran, sourate Albakara, verset 276
[11]- « Almajmouaa Li A-Nawawi » 391/9 (Collecte de A-Nnawawi)
[12]- « Tafssir Arazzi » 360/2 (Explication de Razzi)
[13]- « Tafssir Dar Tabaa Al Bouhout » - Al koweïte - Aloula 1390 hegire = 1980
(Explication de la Maison de Recherche)
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| vendredi 12 octobre 2007, a 12:10 |
| La tolérance en Islam |

Dans différentes langues et ethnicités, "tolérance" est un beau terme dont le sens est de pardonner à celui qui te porte préjudice ou dépasse ses limites, ou encore aux personnes dont les idées divergent des tiennes à propos d'une certaine question. Ainsi, la notion de tolérance représente une valeur supérieure des moeurs, et une victoire de l'esprit de bienfaisance sur celui du mal et sur les provocations de satan. La tolérance constitue la base du traitement entre les individus alors que l'intransigeance et le rejet de l'autre n'apporte que préjudice à l'individu avant de toucher les autres et reste aussi une insistance sur la souffrance personnelle. Cette souffrance résulte des mauvaises mémoires qu'on réserve envers les autres. La tolérance de l'Islam se manifeste dans le traitement avec les autres religions ; à l'époque islamique, les juifs, les chrétiens, ou mêmes les adorateurs des anges ou les adorateurs du feu jouissaient de la bonté, de la dignité, et de la protection des gouverneurs musulmanes. C'était possible que ces derniers les traiter à l'instar de Fernando pendant l'empire d'Andalousie (celui-ci a torturé, chassé et massacré les musulmans), ou comme a fait Louis XIV qui avait réprimé le protestantisme en tant que religion interdite, ou même comme les britanniques qui ont empêché les juifs de s'installer en Bretagne pendant 350 ans. Par contre, les musulmans n'adoptaient jamais de telles politiques et ne commettaient pas de telles liquidations bien qu'ils (les musulmans) avaient le haut main à travers plus de 10 siècles, ce qui signifie que l'Islam a enraciné les valeurs de la tolérance dans le traitement avec les autres. Allah a dit dans Son Saint Coran : {Dis à ceux qui ont cru de pardonner à ceux qui n'espèrent pas les jours d'Allah afin qu'Il rétribue [chaque] peuple pour les acquis qu'ils faisaient}. Allah a dit aussi : {Eh bien, éloigne-toi d'eux (pardonne-leur) ; et dit : “Salut ! ” Car ils sauront bientôt}. Ces versets du Saint Coran mettent en évidence le rôle pionnier de l'Islam à enraciner l'esprit de la tolérance même avant l'apparition de la culture de tolérance chez la pensée occidentale moderne. Le prophète Mohammed en était le bon exemple dans le traitement avec les hypocrites qui constituaient alors les ennemies de l'intérieur. Citant un exemple, le prophète Mohammed a pardonné plusieurs fois à Abdoullah ibn Oubaï ibn Saloul et il lui avait rendu visite quand il fut malade et avait prié sur lui quand il est mort, pourtant celui-ci avait porté atteinte à l'honneur du prophète Mohammed pendant le jour de l'incident de l'Ifq (le jour où des gens ont accusé injustement d'adultère l'épouse du prophète Mohammed - la dame "Aïcha"). Le compagnon du prophète Mohammed - Omar ibn Al-Khattab a demandé alors au prophète : Comment vous lui pardonnez alors qu'il a fait tout ça avec vous ? Le prophète répondit alors : (O Omar ! Allah m'a laissé le choix en disant : {Que tu demandes pardon pour eux, ou que tu ne le demandes pas - et si tu demandes pardon pour eux soixante dix fois - Allah ne leur pardonnera point}). Et si tu veux ressentir la valeur de la tolérance et du pardon, rappelle-toi alors les erreurs envers autrui et ton besoin de demander le pardon à Dieu. Allah a dit : {N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux}. Ainsi, les savants et les prédicateurs doivent favoriser à travers leurs discours et leurs cours -la tolérance pour propager cette culture entre les gens, quelles que soient leurs confessions, leur langues ou leurs tendances ; et ils doivent être un bon exemple dans la tolérance. Il est important de manifester la tolérance envers ceux avec qui on s'accorde et même avec ceux avec qui on ne partage pas d'avis. Autant de personnes souffrent de leurs erreurs dans le passé, et ils ont besoin de manifester cette tolérance, alors ils doivent prendre le premier pas en prônant la réconciliation, ils retrouveront alors, le bonheur et la joie.
Par : Dr Salman Alaouda |
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| lundi 08 octobre 2007, a 15:24 |
| Méditations dans l’histoire de Zul-Qarnayn |
Par : Sami Alhesnyani
Parmi les histoires coraniques qui rapproche entre le savoir et le travail, le jugement et la justice, la parole et l’action, l’opinion et le conseil, la loi et la constitution, la patience et la sagesse, le pouvoir et la richesse, la force spirituelle et matérielle, l’histoire de Zul-Qarnayn qui possédait la personnalité du gouverneur équitable et du savant travailleur, en plus de son pieux, sa dévotion et sa crainte de Dieu. Il incitait à diffuser les notions de la justice entre les gens et entre ceux qui au sein du territoire gouvernemental. Il utilisait la force que Dieu lui a fournit pour bâtir et corriger ; il ne profitait pas de ses conquêtes pour tyranniser les pauvres. Il inspectait la situation de ses sujets à l’est et à l’Ouest ; il supportait la peine et les difficultés du voyage pour servir les gens et inspecter leurs situations et pour les encourager et les inciter à travailler et aimer ce qu’ils faisaient afin que leurs vies avancent et aillent de l’avant. Tout ceci constitue une preuve de sa préoccupation et de sa vaillance à diriger les gens vers le droit chemin. Zul-Qarnayn qui a marché avec son armée vers l’Est de la terre ainsi que vers l’Ouest, n’a jamais attaquer ou tyranniser quelqu’un, ni s’approprier l’argent des autres ; tout ce qu’il intéressait était de faire connaître les notions de la religion islamique, de chasser tout type de tyrannie et d’injustice, en plus de faire apprendre les bases et les principes de l’industrie et du travail ; montrons ainsi au monde tout entier que l’universalité de l’islam continue jusqu’au jour de la résurrection sans être limitée par le temps ni le lieu. C’est la seule religion qui a pu unir sous son drapeau tous les types de nationalités et de peuples, et elle les a rendu frères dans la religion de Dieu. Ces voyages ont également semés la notion du pardon entre les peuples et il leur apprit comment se rendre utiles les uns aux autres dans les domaines de construction et des collaborations inter civilisations.
Le Très Haut Dieu a dit dans sourate Al-Kahf (La Caverne) :
﴾Et ils t'interrogent sur Zul-Qarnayn. Dis : “Je vais vous en citer quelque fait mémorable” (84). Vraiment, Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie à toute chose (85). Il suivit donc une voie (86). Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse, et, après d'elle il trouva une peuplade [impie]. Nous dîmes : “ô Zul-Qarnayn ! Ou tu les châties, ou tu uses de bienveillance à leur égard” (87). Il dit : “Quant à celui qui est injuste, nous le châtierons; ensuite il sera ramené vers son Seigneur qui le punira d'un châtiment terrible (88). Et quant à celui qui croit et fait bonne oeuvre, il aura, en retour, la plus belle récompense. Et nous lui donnerons des ordres faciles à exécuter” (89). Puis, il suivit (une autre) voie (90). Et quand il eut atteint le Levant, il trouva que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n'avions pas donné de voile pour s'en protéger (91). Il en fut ainsi et Nous embrassons de Notre Science ce qu'il détenait (92). Puis, il suivit (une autre) voie (93). Et quant il eut atteint un endroit situé entre les Deux Barrières (montagnes), il trouva derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage (94). Ils dirent : "Ô Zul-Qarnayn, les Yajuj et les Majuj commettent du désordre sur terre. Est-ce que nous pourrons t'accorder un tribut pour construire une barrière entre eux et nous ? ” (95). Il dit : “Ce que Mon Seigneur m'a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc avec force et je construirai un remblai entre vous et eux (96). Apportez-moi des blocs de fer”. Puis, lorsqu'il en eut comblé l'espace entre les deux montagnes, il dit : “Soufflez ! ” Puis, lorsqu'il l'eut rendu une fournaise, il dit : “Apportez-moi du cuivre fondu, que je le déverse dessus” (97). Ainsi, ils ne purent guère l'escalader ni l'ébrécher non plus (98). Il dit : “C'est une miséricorde de la part de mon Seigneur. Mais, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Et la promesse de mon Seigneur est vérité”﴿.
þ Le Très Haut Dieu a dit : (Et ils t'interrogent sur Zul-Qarnayn. Dis : “Je vais vous en citer quelque fait mémorable”).
1- Insister sur l’importance de la science et sur la nécessité de se munir du savoir, et que chacun doit toujours poser des questions sur tout ce qu’il ignore, ou poser des questions pour s’assurer de sa réponse. La question est la deuxième clé, après la lecture pour atteindre le savoir et la connaissance et pour découvrir l’inconnu.
2- La continuité de la confrontation entre ceux qui ont le plus de savoir et ceux qui ne font que se moquer, ou ceux qui prétendent être de grands savants et se vantent de leurs savoirs devant tout le monde.
3- Abréger quand on raconte une histoire, c’est à dire se contenter de rappeler son résumé.
4- Le savant doit être patient et clément et répondre aux questions en toute douceur et grandeur d’âme.
5- Raconter les histoires de nos ancêtres afin d’en tirer des leçons et ce n’est pas nécessaire de raconter tous les détails de l’histoire.
þ (Vraiment, Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie à toute chose).
6- Travailler et fournir les efforts nécessaires afin que la gloire soit plus renforcée et plus assurée.
7- Sa patience durant les difficultés et les épreuves jusqu’à ce que le triomphe lui parvient, et c’était en lui facilitant les moyens de la domination. Ainsi, le succès était son partenaire dans tout ce qu’il entreprenait et ceci pour une raison que seule Le Très Haut Dieu connaît.
8- La domination est parvenu plus que ce qu’il attendait ; ainsi, sa domination sur la terre était absolue.
9- Parmi les moyens de gloire, il y a l’acquisition du savoir et des sciences ainsi que l’ouverture sur toutes les disciplines.
10- La connaissance des outils qui mèneront à la gloire sous toutes ses formes : pensées, sciences, industrialisation, énergie….
11- Son envie à faire promulguer les bases de la civilisation et de l’urbanisation parmi les gens, à l’Ouest, à l’Est et au sein de sa grande dynastie a poussé les gens à l’accueillir avec honneur et considération.
þ (Il suivit donc une voie).
12- Il a choisit un chemin pour atteindre ses objectifs.
13- Il se peut qu’il ait choisit son chemin après avoir consulté ses conseillés connus par leurs perspicacités.
14- La préparation des équipements nécessaires ainsi que des provisions essentielles pour entamer un grand voyage.
15- La résolution, la conviction et la grande détermination pour atteindre ses objectifs.
16- Utilisation de tous les outils nécessaires et diversifiés pendant le voyage.
þ (Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse, et, après d'elle il trouva une peuplade [impie]. Nous dîmes : “ô Zul-Qarnayn ! Ou tu les châties, ou tu uses de bienveillance à leur égard”).
17- Faire le tour de la terre, tout en faisant promulguer les notions de la justice et de la bienfaisance.
18- La méditation et l’appréciation du paysage du coucher du soleil ; quand le soleil se couche derrière les océans, sans nuages ou poussières pour le cacher, dans un paysage qui ensorcelle les esprits
19- Il se peut que la disparition de la civilisation de cette région soit causée par leurs injustices et leur éloignement du Très Haut Dieu ce qui a entraîné leur perte. Ainsi, la vie a été conservée pour les pauvres, les démunies et les fidèles.
20- L’inspection des états du peuple, leur contacter et veiller sur leurs besoins.
21- L’existence de bons conseillers connus par leurs raisons et leurs sagesses et qui ne cherchent que le bien du peuple.
22- L’existence d’une constitution et une loi avec laquel Zul-Qarnayn gouvernait le peuple et par laquel il châtiait tous les injustes et récompenser tous les bienfaiteurs.
23- Demander le conseil de ses conseillers.
þ (Il dit : “Quant à celui qui est injuste, nous le châtierons; ensuite il sera ramené vers son Seigneur qui le punira d'un châtiment terrible. Et quant à celui qui croit et fait bonne oeuvre, il aura, en retour, la plus belle récompense. Et nous lui donnerons des ordres faciles à exécuter”).
24- Le châtiment des injustes selon les lois et les règles malgré leur désobéissance aux règles même après les avoirs conseillés et avisés.
25- Lier le châtiment des humains dans la vie présente à celui de la vie future, qui est plus coriace, pour que ceci soit une leçon à ces injustes ; c’est un moyen qui attire l’attention et qui montre que le châtiment est de la même nature que l’action et que le châtiment ne se limite pas à la vie présente.
26- La récompense des bienfaiteurs en leur apprenant les bases de leurs religions afin qu’ils soient, après leur départ, à leurs tour des émissaires du bien et de la bienfaisance.
þ (Puis, il suivit (une autre) voie.)
27- La continuation du voyage afin d’atteindre l’objectif, il n’y a pas de répit tant que les gens ont besoin d’apprendre les notions de la religion.
28- La préparation pour un deuxième voyage qui cette fois sera dirigé vers le levant du soleil.
þ (Et quand il eut atteint le Levant, il trouva que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n'avions pas donné de voile pour s'en protéger. Il en fut ainsi et Nous embrassons de Notre Science ce qu'il détenait).
29- L’existence d’une peuplade au levant du soleil avec aucun voile pour s’en protéger.
30- Ou ils n’avaient pas songé à dresser un voile pour se protéger des rayons du soleil car ils n’en savaient rien.
31- Ou ils n’ont pas songé à dresser un voile pour se protéger des rayons du soleil du fait que la température la bas était adéquate et appropriée.
32- Ou que la sphéricité de la terre lors de cette époque et dans celle région était conçue de façon à ce que le soleil ne se couche jamais.
33- Ou du fait que la terre était plate sans arbres ou montagnes pour cacher les rayons du soleil pendant le levant.
34- Ou que cette peuplade ne possédait aucune civilisation et ne savait pas comment faire pour améliorer leur mode de vie, à cause de leur ignorance ou leur fainéantise.
þ (Puis, il suivit (une autre) voie).
(Et quant il eut atteint un endroit situé entre les Deux Barrières (montagnes), il trouva derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage. Ils dirent : "Ô Zul-Qarnayn, les Yajuj et les Majuj commettent du désordre sur terre. Est-ce que nous pourrons t'accorder un tribut pour construire une barrière entre eux et nous ? ”)
35- Dans son troisième voyage, c’était le grand arrêt, les gens l’ont accueillit chaleureusement et avec honneur car ses nouvelles leur ont parvenu avant qu’ils le rencontrent.
36- Une peuplade qui vit entre deux montagnes loin de tout contact avec le monde, c’est pour cela qu’ils étaient tous, petits et grands, des ignorants, ils ne possédaient aucun savoir ; c’est cette ignorance qui les empêchaient de bien réfléchir.
37- Exposition de leur gros problème devant lui et qui consistait dans le fait que Yajuj et Majuj organisaient des assauts sur leurs villages et démolissaient leur mode de vie.
38- La distinction des pourris et leurs isolements, était la requête de tout le monde, afin que la paix et la bénédiction règnent.
39- Ilq ont offert à Zul-Qarnayn suffisamment d’argent afin qu’il puisse construire une grande barrière qui soit un barrage inaccessible contre les attaques de Yajuj et Majuj.
þ (Il dit : “Ce que Mon Seigneur m'a conféré vaut mieux (que vos dons). Aidez-moi donc avec force et je construirai un remblai entre vous et eux).
40- L’acceptation du gouverneur correct de la requête de la peuplade, il a deviné que cette peuplade manquait juste d’un sage pour la diriger, car elle avait à sa portée beaucoup d’argent, et des mains d’oeuvre fortes mais inactifs.
41- Aidez moi, sans fainéantise et sans reportage, et avec toute la force musculaire, intellectuelle, psychique et financière pour construire cette barrière.
þ (Apportez-moi des blocs de fer”. Puis, lorsqu'il en eut comblé l'espace entre les deux montagnes, il dit : “Soufflez ! ” Puis, lorsqu'il l'eut rendu une fournaise, il dit : “Apportez-moi du cuivre fondu, que je le déverse dessus”).
42- Pour faire fondre le fer, cela demande de l’expérience, de la matière première et des méthodes pour faire parvenir ces matières. Ainsi, l’expérience était celle de Zul-Qarnayn et les matières étaient celles de la région, de ses montagnes et de ses roches ; et le transport des matières a été réalisé à l’aide de la forte main d’œuvre disponible qui s’est sentie pleine d’enthousiasme et de force après que Zul-Qarnayn les ait encouragés.
43- La bonne expérience à choisir le lieu convenable ainsi que les matières avec lesquelles le barrage a été construit et qui lui ont fournit la robustesse et la solidité pendant des milliers d’années ; ces matières étaient le fer fondu avec le cuivre.
Les Leçons et les Conseils à tirer
1- C’est bien de poser des questions et de demander des explications sur tout ce qu’il nous ait inconnu, ou lorsqu’on ne comprend pas certaines choses.
2- Le savant et le promulgateur compétent répondent aux questions des provocateurs et des défiants en toute sérénité et avec des expressions simples et aisées.
3- Répondre rapidement sans prendre beaucoup de temps et être ainsi en retard, exige d’avoir un savoir et une culture en plus de l’audace dans la parole, tout en ayant de bonnes connaissances de la manière de se comporter avec les gens.
4- Même si la question était pour exprimer un défi ou provoquer, il ne faut pas en faire pareil, ou fuir de la confrontation, au contraire il faut l’affronter en toute douceur et fermeté dals la parole.
5- La réponse doit être de la même nature que la question ; il ne faut pas entrer dans les détails, c’est à dire donner des réponses brèves et riches.
6- Se spécialiser dans les savoirs et dans les sciences et faire partager ceci avec les autres gens.
7- Développer les bases de la civilisation dans tous les coins de la terre afin que le bienfait atteint tout le monde, et ne soit pas restreint à certains lieux.
8- Faire le tour du monde et rencontrer d’autres peuples entraîne le raffinement des pensées et des expériences, comme il permet de tirer profit les uns des autres.
9- Tout jugement doit être basé sur une loi, non juste sur des doutes ou pour se venger.
10- La loi est en dessus de tout le monde et elle doit être appliquée ; ce n’est pas juste des paroles accommodées qui s’applique sur certains tandis que d’autres en sont exclues.
11- La compétence n’est pas acquise juste en ayant un savoir et en prétendant la bienfaisance ; mais il faut passer par des épreuves et des tests qui permettent de confirmer la véridicité de la croyance du groupe ; il se peut que ces épreuves durent longtemps.
12- Le pouvoir a ses prétextes. Alors quand ces circonstances sont présentes, le pouvoir dans la terre et la gouvernance des peuples s’en suivent. Néanmoins, il y a une différence entre le pouvoir des non-croyants et celui des croyants et çà consiste dans le fait que le pouvoir des non-croyants est démuni de tranquillité et de bénédiction.
13- Adopter une stratégie de demander l’avis des autres avant de prendre des décisions surtout celles de caractères déterminants, c’est de l’extrême démocratie.
14- Permettre aux autres de donner leurs points de vue est la plus noble des figures de la démocratie moderne.
15- Choisir ses conseillers parmi ceux connus par leur grand savoir et large connaissance.
16- Gratifier les personnes distinctives qui jouent un rôle dans la société en leur attribuant des prix d’encouragement.
17- Ne pas citer, dans une histoire, le nom propre et se contenter juste du surnom est une preuve de la place privilégiée et distincte du personnage, du fait que le surnom renvoie des sens et des significations qui peuvent dissimuler la raison pour laquelle on lui a attribué ce surnom.
18- Connaître la chose avant de faire appel à elle, a un grand impact sur les gens vers qui on s’adresse.
19- (Je vais vous en citer) est une preuve du l’aptitude et de la supériorité et c’est parmi les caractères du croyant, aptitude dans son travail, et supériorité sur la mauvaise réalité
20- Aider les pauvres, les démunies et les misérables, et veiller sur leurs besoins et plus particulièrement par le gouverneur qui est un serviteur de son peuple.
21- Bâtir des prisons pour y faire enfermer les injustes et les corrompus à vie.
22- Le gouverneur correct doit donner plus que ce qu’attend le peuple de lui ; le peuple a demandé un barrage et Zul-Qarnayn leur a construit un remblai et c’est une construction plus énorme qu’un barrage et en plus il a travaillé personnellement sur ce projet.
23- Le gouverneur doit être patient et clément, en plus du savoir ; Zul-Qarnayn possédait différents savoirs comme : la politique, la géographie, l’industrialisation, la géométrie en plus des techniques de communications avec les autres.
24- Le gouverneur correct doit éloigner les corrompus des sièges de responsabilités et du pouvoir, afin qu’ils n’abusent pas de l’argent des pauvres et des démunies, entraînant ainsi l’aggravation de la corruption à tous les secteurs.
25- Le voyage du gouverneur entouré de sa suite et de ses conseillers est un signe de l’importance de cette visite pour les deux camps.
26- L’universalité des voyages de Zul-Qarnayn, vu qu’il a visité tous les coins de la terre avec le centre (le centre de la terre ferme), est une preuve que tout le monde était avec Zul-Qarnayn, sans distinction entre eux.
27- L’existence de pays ou de peuples qui ne connaissaient rien à la vie, et qui ne possédaient aucun moyen de communication.
28- Chercher à rompre touts les différents et résoudre définitivement tous les problèmes sans retard ou remise.
29- Ne pas avoir de double face dans son comportement.
30- Démontrer que gérer son gouvernorat, quel que soit sa grandiose, doit se faire équitablement et avec une vraie politique, et non avec une politique basée sur les mensonges.
31- Zul-Qarnayn a donné des leçons civilisées qui resteront des témoins jusqu’au jour de résurrection que si la tête se portait bien alors ce serait le cas pour tout le reste du corps et c’est vrai pour la politique et la gestion du pouvoir.
32- Avoir de l’intérêt pour tous les domaines de la vie était au sommet des priorités de Zul-Qarnayn (substantielle et sociale …).
33- Le gouverneur descend au niveau du peuple et se contiguë à eux afin que le peuple sente qu’il est l’un d’eux et qu’il n’est pas en dessus d’eux dans sa tour d’ivoire.
34- Le gouverneur doit lutter contre l’injustice et l’ignorance partout où il est ; et il doit y veiller personnellement avec dévouement et véracité.
35- Etablir une constitution pour gérer le pouvoir et veiller à ce qu’elle soit respectée et suivie à la lettre.
36- Montrer que le fer fondu avec le cuivre forme un composé ayant une très grande dureté que même les séismes ne peuvent influencer.
37- La technique d’extraire le fer et de le fondre est encore utilisée jusqu’à nos jours ; la technique de souffler de l’air en bas du four après y avoir déposé les matières premières. Ceci est également un miracle scientifique que le Coran marque pour Zul-Qarnayn.
38- Fonder les bases de l’industrialisation grâce à quoi se développent et se prospèrent les nations.
39- Faire promulguer le savoir et les sciences entre les gens tout en promulguant, sans contre valeur, les bases de la croyance et principalement de la vie future.
40- Lutter contre le chômage et encourager les chômeurs à travailler tout en offrant continuellement des opportunités de nouvelles occasions de travail.
41- Exporter l’expérience vers d’autres lieux, sans contre partie.
42- Se doter d’une bonne réputation et du respect des autres, est une preuve de la confiance mutuelle entre deux parties.
43- Le gouverneur doit demander l’avis de ses conseillers, comme il doit écouter ce qu’ils ont à dire avec grandeur d’âme.
44- Lier tous les travaux à la volonté du Très Haut Dieu (Mais, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra……).
45- La positivité dans le gouvernorat ; le gouverneur doit profiter de sa vie et de son gouvernorat pour travailler et faire promulguer la bienfaisance, corriger et combattre l’injustice et ceci en fondant des barrières entre les corrompus et la société.
46- La leçon de cette histoire est accomplie sans avoir besoin à déterminer l’époque ou le lieu, comme c’est le cas pour la majorité des histoires du Saint Coran.
47- La naissance des civilisations n’apparaît d’une nuit à l’autre ; sauf avec de la patience, de la tolérance, et en exploitant des circonstances, c’est à ces conditions que la naissance de l’aube d’une nouvelle civilisation se produit.
Les références utilisés
1- Docteur Saïd Dissouki : Méditations dans l’interprétation guidée du Saint Coran (série de l’éclairage islamique).
2- Saïd Kotbe : Dans l’ombre du Coran.
3- Le site de Sayde al Fawaide, article du Docteur Otmane Kadri Makanssi.Traduit par : Mounia Tahri |
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| samedi 06 octobre 2007, a 15:47 |
| Connaitre la religion |

L’Islam comporte des préceptes moraux dont le musulman ne peut se défaire. Ils imprègnent son cœur, lui tracent son parcours et font qu’il s’en remette à Dieu, qu’il se cramponne à Son Soutien, qu’il craigne Son Courroux, qu’il aie confiance en Lui, qu’il aime ce que Dieu aime et déteste ce que Dieu déteste, qu’il fasse de l’Amour de Dieu le critérium justifiant qu’il accorde son aide ou la refuse, qu’il fasse la paix ou la guerre, qu’il se mêle aux hommes ou s’en écartE. La connaissance de Dieu a une influence décisive sur la morale et l’action. Aujourd’hui que l’Islam est à l’agonie, nous ne pouvons accepter un savant qui, pour obtenir les faveurs des despotes, émet des fatwas égarées, ni un hypocrite qui est prêt à vendre sa religion pour quelque avantage matériel, ni un traître qui dessine la défaite sous les traits de l’acceptation du fait a#compli, ni un égoïste qui se préoccupe davantage de lui-même que de sa nation. Pour se défaire de l’affront subi lors de la défaite de Uhud et pour en effacer le souvenir, tant chez les croyants que chez les incroyants, un ordre général fut donné par le Messager de Dieu pour que les Musulmans repartent affronter l’armée idolâtre, malgré la situation. Les hypocrites se défilèrent, arguant que les troupes ennemies étaient bien trop nombreuses pour que quiconque puisse leur tenir tête. Quant à eux, les croyants répondirent : «Ainsi soit-il ! Nous nabandonnerons pas le combat.» Ils décidèrent de faire face à la situation et ils en furEnt brillamment récompensés au grand dam de leurs ennemis. Dieu — Exalté soit-Il — dit à ce propos : «C’est le Diable qui vous fait peur par ses partisans. Mais n’ayez pas peur d’eux. Ayez peur de Moi, si vous êtes croyants.» [1] Certes, les fruits de la foi se manife3tent lorsque la peur et l’espérance ne sont ressentis que vis-à-vis de Dieu Seul et lorsque les prévisions de vicpo)re ou de défaite sont assujetties à la seule Volonté divine. C’est le sens du verset coranique : «Si Dieu vous accorde la victoire, nul ne peut vous vaincre. S’Il vous abandonne, qui donc après Lui vous accordera la victoire. C’est à Dieu que les croyants doivent s’en remettre.» [2] J’ai l’impression que les ennemis de l’Islam, quelles que soient leurs idéologies ou leurs croyances, ont décidé de compromettre sérieusement l’avenir de cette religion. Ce projet maléfique doit-il provoquer des hésitations et des doutes ? Nous n’avons d’autre choix que d’être sincères avec Didu, de retrouver notre raison, de réintégrer massivement notrE religion et de mettre fin à notre néghigence. À défaut, nous deviendrons de l’histoire ancienne et nous serons condamnés à disparaître. L’action de la foi sur l’âme humaine est similaire à l’action d’un secrétaire sur sa machine à écrire ou d’un imprimeur qui assemble les lettres selon un motif bien défini. Les lettres étaient complètement mélangées et ne voulaient rien dire. Pqi3, elles sont devenues un message ayant un but ou un ouvrage compréhensible dans ses mots et dans ses objectifs. Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Humûm Dâ`iyah, éditions Nahdat Misr, troisième édition, décembre 1998.
Notes : [1] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 175. [2] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 160. |
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| mardi 02 octobre 2007, a 16:04 |
| Le miracle législatif du coran |
Si les occidentaux sont fiers du fait que leur civilisation est la première à mettre en place officiellement et à généraliser dans leurs différents pays les droits de l’homme, et s’ils se vantent d’être les premiers à entériner la déclaration universelle des droits de l’homme et à la considérer comme le système de référence en matière de protection de ces droits, ils oublient ou occultent le fait que le saint coran a mis l’accent sur les droits de l’homme depuis quatorze siècle, et a établi le plus sacré des principes destiné à l’humanité entière. Allah dit : « Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur » (Al Hujurat Verset 13).
Les propos de ce verset sont donc destinés à tous les hommes. Il en ressort qu’ils ont tous été créés, hormis leur différence d’ethnie, de couleur ou de religion, d’un seul homme et d’une seule femme. De ce fait, ils demeurent tous égaux de naissance et d’origine. Le saint coran a mis l’accent sur l’unité du genre humain et a précisé que la seule différence est celle de la piété.
Le saint coran comporte plusieurs principes sacrés prouvant sa grandeur :
Le principe de liberté du culte et d’opinion : Allah dit : « il n’y a aucune contrainte dans la religion », et il dit : « Ô vous les infidèles! je n'adore pas ce que vous adorez, et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore, et je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez, et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore, à vous votre religion, et à moi ma religion » ;
Les règles d’équité régissant les relations humaines et sociales : Allah dit : « Ô croyants honorer vos promesses », « Honorer vos promesses faites au nom d’allah et ne rompez pas les pactes que vous avez certifiés ». Allah dit « Ceux qui mangent [pratiquent] de l'intérêt usuraire ne se tiennent (au jour du Jugement dernier) que comme se tient celui que le toucher de Satan a bouleversé. Cela, parce qu'ils disent: ‹Le commerce est tout à fait comme l'intérêt› Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt. Celui, donc, qui cesse dès que lui est venue une exhortation de son Seigneur, peut conserver ce qu'il a acquis auparavant; et son affaire dépend d'Allah. Mais quiconque récidive, alors les voilà, les gens du Feu! Ils y demeureront éternellement » (Al Baqara Verset 275). Allah dit « Ô les croyants! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné; qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur: qu'il craigne Allah son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer » (Al Baqara Verset 282).
Les règles régissant le statut personnel : Ces règles sont caractérisées par leur équité et leur stabilité, du fait qu’elles doivent régir le statut personnel de chacun au sein de la famille, d’où un code complet et détaillé mis en place par la Chariâa en matière de mariage, de divorce, de grossesse, de période de viduité (Idda), d’allaitement, de pension, d’héritage, de droits des enfants et des ayants droits. Le Coran a élargi le champ d’application de ces règles qu’il a voulu souples et évolutives par voie d’Ijtihad et de déduction pour les adapter à tous temps et lieux.
Le droit pénal : Cet aspect témoigne certes de la grandeur du Coran qui énumère les infractions sanctionnées par les peines du Hadd et en démontre les spécificités ainsi que les peines adéquates unifiant à la fois l’équité, la sagesse et la clémence. Lesdites peines sont suffisamment dissuasives, et permettent le maintien de la sécurité et de la paix pour les personnes et la communauté.
LES PILIERS DE LA LEGISLATION ISLAMIQUE (CHARIAA)
Toute législation est basée sur des piliers à même d’assurer sa continuité au sein d’une communauté de personnes confiants de son utilité, de sa sagesse et de sa préservation des intérêts personnels et généraux. Il en est de même pour la Chariaa islamique qui, Dieu merci, est basée sur des piliers solides et dont les spécificités demeurent en tout temps attractives à toute personne qui y adhère par conviction, puisqu’elle rejoint l’essence humaine telle que créée par Allah. Tout le monde consent que la Chariaa, destinée aux esprits saints, pousse à travailler et œuvrer au nom d’Allah et prône la tolérance, la liberté, l’égalité et la piété.
Les principaux piliers de la Chariaa sont les suivants :
La Chariaa est tolérante et n’exige pas des actes dépassant la capacité humaine. Tous les engagements mis à la charge des musulmans sont fluides et loin d’être contraignants. Allah les a ainsi décrites : « Allah ne vous oblige à aucune contrainte dans la religion » et « Allah engage chaque vie dans la limite de ses capacités ».
C’est une législation générale qui ne tient pas compte des cas personnels, uniques ou partiels.
La Chariaa a établi des dérogations en cas de force majeure afin d’en éviter les conséquences dommageables. A titre d’exemple, toute personne malade ou en voyage est dispensée de jeûner.
La Chariaa comporte peu d’obligations qui se limitent uniquement aux cinq fondements de l’islam et à toutes les questions qui en dépendent. Le prophète Mohammed (PBSL) a dit : « Allah a institué des devoirs ne les perdez pas, il a prévu de justes limites ne les outrepassez pas, il a interdit certains actes ne les commettez pas, et il a occulté certaines choses par clémence, ne les cherchez pas ».
Le caractère graduel des jugements : La Chariaa devait faire face aux mauvaises habitudes ancrées en chacun d’une manière graduelle pour arriver à les extirper sans difficultés ni complications. Il en est ainsi de l’alcool qui a été banni petit à petit et suivant une méthode sage afin que chacun puisse s’habituer et éviter un sevrage difficile.
La sauvegarde de l’intérêt général : La Chariaa a institué des règles qu’elle a annulé pour sauvegarder l’intérêt général comme en matière de testament et d’héritage ou le fait de changer la Qibla de la Mosquée Sainte à la Kaâba à la Mecque. Ce principe s’applique également aux règles issues de la Sunna, ainsi le Prophète Mohamed (PBSL) a dit : « J’avais interdit la visite des cimetières, vous pouvez les visiter maintenant car leurs visites rendent le cœur délicat, font couler les larmes et font penser à l’au-delà ».
LES PRINCIPALES CLES INSTITUES PAR LA CHARIAA :
La Chariaa a mis en place les principes suivants :
1. Le principe de l’unicité : Tous les individus sont alliés sous un dieu unique. Allah a dit « Dit Ô gens du livre, venez sous un même mot entre nous et vous, n’adorons qu’Allah ».
2. Le principe de connexion directe avec Allah sans aucun intermédiaire. Allah dit « Allah a dit demandez moi je vous écouterai », et il dit « Je suis très proche et répond à la demande de quiconque qui me sollicite ».
3. Le principe de la logique : Le saint coran invoque toujours la logique et le bon raisonnement dans les relations entre individus et dans la connaissance du créateur. Allah dit « Prenez-en leçon Ô clairvoyants » et dit « ne raisonnez-vous pas ? ». Et notre prophète (PBSL) dit « Allah distingue les individus, chacun par son degré, selon leur logique ».
4. Le principe de sauvegarde de la foi par les bons actes : Allah dit « Les adorateurs du clément qui marchent humblement et qui rétorquent aux dires des ignorants par le salut »
5. Le principe d’accord entre les préceptes religieux et les occupations de la vie : La Chariaa réglemente à la fois les relations humaines et religieuses sans distinction, conformément à la sainte parole d’Allah « Convoitez dans ce qu’Allah vous a donné l’au-delà et n’oubliez pas votre part dans la vie ».
6. Le principe de justice et d’égalité entre tous les individus : Allah dit « Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux » et notre prophète (PBSL) a dit : « Œuvre Fatima, je ne puis rien pour toi auprès d’Allah ».
7. Le principe d’incitation au bien et de proscription du mal qui constitue en fait la base de toute réforme.
8. Le principe de concertation : Allah dit « et concerte les en toute chose »
9. Le principe de tolérance : C’est le plus noble et le plus important des principes, connu de nos jours sous le nom de co-existence pacifique.
10. Le principe de liberté : Allah dit « nulle contrainte dans la religion ».
11. Le principe d’entraide sociale : Allah a érigé la Zakat en droit des pauvres sur les fortunes des riches, et non en simple aumône.
Ces principes prouvent que la Chariaa est solidement fondée et que ses bases sont bien ancrées. Ils démontrent également l’adaptabilité de ses enseignements à tous les lieux et temps et à tous les peuples. La preuve est que la communauté musulmane (Ummah) a connu l’apogée de son développement quand elle était régie par les préceptes de la Chariaa. Par contre, elle s’est affaiblie en s’écartant de la Chariaa. Les efforts des Oulamas ont stagné pour laisser lieu aux intérêts personnels, d’où l’option pour les législations terrestres sous prétexte que la Chariaa est dépassée par l’évolution mondiale et l’ascension des Etats occidentaux.
La législation musulmane a institué des solutions radicales aux divers crimes existants et a mis en place des peines susceptibles de les éliminer. A titre d’exemple :
Le crime de meurtre :
Allah dit : « Il n'appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n'est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n'y renonce par charité. Mais si [le tué] appartenait à un peuple ennemi à vous et qu'il soit croyant, qu'on affranchisse alors un esclave croyant. S'il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu'on verse alors à sa famille le prix du sang et qu'on affranchisse un esclave croyant. Celui qui n'en trouve pas les moyens, qu'il jeûne deux mois d'affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage. » (Annisa’ 92)
Et il dit : « C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. » (Al Maida 32)
Le prophète Mohamed (PBSL) a dit : « Tout musulman ne peut porter atteinte à son frère dans son sang, ses biens et son honneur ».
L’atteinte à la vie est considérée par l’Islam comme le plus grave des crimes, car le Coran attribue à la vie humaine une grande importance : « Nous avons honoré le fils d’Adam ». De ce fait, la gravité des sanctions établies par la Chariaa pour les meurtres est corollaire de l’importance de la vie humaine, allant même jusqu’à considérer le meurtre d’une seule personne comme le meurtre de toutes les vies et la conservation d’une vie comme la conservation de toutes les autres vies. De ce fait, la peine prévue pour le meurtre est la même que celle de l’apostasie.
Sur la base de ce principe équitable, le châtiment des représailles (Kisa’s) (comparable à la Loi du Talion) est devenu le remède à toutes les agressions. L’Islam a banni toutes les différences même dans le sang et de ce fait même les gouverneurs peuvent subir le Kisa’s s’ils ont commis un meurtre prémédité. Il en résulte que l’Islam considère le meurtrier comme une personne qui a arraché une vie, rendu les enfants du meurtri orphelins et sa femme veuve et causé la perte d’un élément actif servant la communauté. Le meurtrier a défié donc le sentiment de la communauté et s’est placé hors de son système et de ses lois.
Le saint Coran nous rapporte le récit du premier meurtre injustement perpétré par Kabil fils d’Adam (paix sur lui) sur son frère Habil. Adam a ordonné aux deux frères de ne pas prendre pour épouses leurs sœurs de naissance mais que chacun épouse la sœur de l’autre. La jumelle de Kabil, destinée à Habil, était la plus belle et il l’a refusée à son frère et insisté à l’épouser lui-même, alors que Habil a respecté l’ordre divin requis par Adam. Les deux frères ont invoqué le jugement d’Allah en lui présentant des offrandes. Allah a accepté l’offrande de Habil et a refusé celle de Kabil, lequel, furieux, a désobéi Allah par son entêtement et a tué son frère.
Le litige entre les deux frères est dû à la convoitise de Kabil qui s’est transformée en haine puis en meurtre horrible duquel Adam a souffert pour le restant de ses jours, jusqu’à ce qu’Allah l’a gratifié par un deuxième fils, Chith, chéri et bon successeur. Adam a ordonné au jeune Chith de se venger de son frère fugitif Kabil jusqu’à ce que ce dernier périsse, alors Allah dit « quiconque meurt injustement sa cause est défendue ».
L’équité de l’Islam réside dans le fait de punir justement un meurtrier par la mort sans chercher des causes de nullité, d’allégement ou les motifs du crime. De même, ceux qui ont perpétré un suicide feront l’objet d’un grave châtiment, à l’image des infidèles, du fait qu’ils n’ont pas foi en la clémence de Dieu.
Le Kisa’s est sans doute la preuve de la miséricorde d’Allah qui préserve la vie et la sécurité des hommes et dissuade de toutes agressions, parce que quiconque conscient qu’en tuant son prochain il sera lui-même tué ne pourra perpétrer son crime. L’analyse de la parole d’Allah « le châtiment du Kisa’s préserve la vie Ô clairvoyants » ne peut que prouver le miracle perceptif et législatif et la beauté du style et du sens faisant du saint coran le miracle d’Allah.
Le crime d’agression et de spoliation (Razzia) ou Hiraba :
Allah dit : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment. » (Al Maida Verset 33).
Et notre prophète (PBSL) a dit : « Le sang, les biens et l’honneur d’un musulman sont sacrés. »
Le crime d’agression et de spoliation, ou la Hiraba, est puni par la législation islamique dans l’un des cas suivants :
– La spoliation des biens d’une personne isolée par la force ;
– L’agression aux voies de passage en vue de spolier les gens et semer la terreur ;
Ces agresseurs se rassemblent en bande solidaire pour l’unique but de porter atteinte aux vies et aux biens des hommes et de semer le désordre et la terreur pour être dominateurs.
Le saint coran a sanctionné ces crimes par l’amputation de la main droite. Le coupable pourra se servir des autres membres de son corps pour gagner sa vie honorablement en cas de repentir. L’amalgame entre la fermeté et la clémence de cette sanction, mais aussi son effet pénal et dissuasif, est l’une des formes du miracle du saint coran. Par ailleurs, la législation islamique a autorisé la peine de mort en cas de récidive et si le coupable a commis un meurtre, avec ou sans spoliation.
Outre l’amputation croisée des mains et des pieds pour neutraliser les coupables d’agressions, le verset précité a prévu d’autres peines comme la peine de mort ou la crucifixion rendant public l’ignominie des actes des agresseurs.
L’essence des ces règles provient du fait que la Chariaa considère en premier lieu les effets de ces crimes sur des innocents, hommes, femmes ou enfants, qui se voient meurtris et dépossédés, ce qui explique la fermeté des châtiments des agressions et de la terreur. En outre, les coupables subiront l’enfer dans l’au-delà.
Certes, les actes susceptibles de peines capitales (Hudud) ne sont incriminés par la Chariaa qu’après établissement de preuves tangibles et suffisamment concluantes. D’une manière générale, le crime n’est établi que suite aux aveux du coupable par-devant un magistrat et deux personnes assermentées et dans le cadre d’un conseil juridictionnel.
L’expérience a révélé que la société musulmane, en appliquant le régime précité, ne souffrait guère des atteintes aux vies, aux biens et à l’honneur de ses membres, au point que les criminels eux mêmes souhaitaient subir les châtiments pour purifier leurs esprits. Toutefois, quand la Chariâa a été abandonné au profit des régimes occidentaux, en apparence sophistiqués et efficaces, les crimes et la corruption se sont propagés de telle sorte que les malfaiteurs ont surpassé l’occident dans les nouvelles techniques criminelles.
L’histoire nous révèle que quand le Calife oumayite Hicham Ben Abdelmalek a aboli pendant une année l’application des châtiments pour le vol et les agressions, le nombre de ces crimes a augmenté considérablement laissant les gens inquiets pour leurs vies et biens. La gravité de la situation a incité le Calife à restaurer l’ancien régime et les malfaiteurs ont été dissuadés uniquement par la révélation de cette information, épargnant ainsi les droits, les biens et les vies des musulmans.
Les plus horrible des crimes de razzia commis dans un temps plus récent sont ceux qui ont été perpétrés au Hijaz, avant le règne Saoudien, à l’encontre des pèlerins qui subissaient spoliations, agressions et meurtres. La gravité de ces crimes était telle que les Fouqahas ordonnaient aux pèlerins de rédiger leurs testaments avant de quitter son pays. L’Egypte et la Syrie ont même prévu des escortes armées pour protéger les pèlerins. A l’avènement du roi Abdelaziz Al Saoud en Arabie Saoudite, les peines prévues par la Chariâa ont été restaurées pour les crimes de Hiraba, ce qui avait pour conséquence de dissuader les voleurs et agresseurs qui avaient peur des châtiments corporels immédiats, la preuve en est que durant les vingt quatre ans de règne du roi défunt, seulement seize mains ont été coupées.
Certains prétendent que les châtiments corporels du crime de Hiraba sont inhumains, considérant ainsi moins les effets du crimes que la nature du châtiment et étant, par là même, plus cléments envers les coupables qu’envers les victimes qui sont, en réalité, une communauté spoliée et meurtrie. La gravité du crime explique la fermeté et l’effet dissuasif du châtiment, comme notre prophète (PBSL) l’a ainsi dit : « celui qui n’est pas clément ne peut prétendre à la clémence ».
Le crime de vol :
Allah dit : « Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu'ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d'Allah. Allah est Puissant et Sage. » (Al Maida Verset 38).
Notre prophète (PBSL) a dit : « Le sang, les biens et l’honneur d’un musulman sont sacrés. », « Je jure par Allah si Fatima fille de Mohamed a commis un vol je lui amputerai la main moi-même ».
Le vol est un abominable vice poussant son auteur à commettre d’autres crimes en vue de déposséder son prochain, par la force ou l’artifice, pour assouvir une nature malsaine résultant d’une éducation corrompue. Le voleur peut être amené à tuer toute personne récalcitrante, allant même jusqu’à tuer les membres de sa famille pour voler leurs biens. Ce vice a souvent rassemblé des bandes de voleurs menaçants la sécurité dans plusieurs pays et capables, de part leurs armements, leurs organisations et leur terrorisme, d’attaquer des banques ou des caisses gouvernementales et de semer la destruction. Plusieurs gouvernements souffrent de ce fléau et dépensent beaucoup d’argent pour l’éradiquer, sachant que ces bandes peuvent exercer leur pouvoir sur des personnes innocentes.
Le produit des vols est généralement destiné à financier d’autres crimes et insanités, à corrompre des complices et à les inciter à la débauche. D’ailleurs, la plupart des maisons de jeu ou de prostitution sont la propriété de criminels notoires et sont protégées par leurs brutes et autres hommes de mains.
Vu le danger que représentent les crimes de vol, ainsi que les effets néfastes qui en résultent, l’Islam a mis en place un dispositif pénal susceptible de les éradiquer et d’en réduire les conséquences. L’objectif de ces sanctions est de préserver l’intérêt commun et de protéger les besoins naturels de protection de la vie, de l’esprit, de la progéniture et des biens. A cet effet, l’Islam a pratiqué deux principales méthodes : la première consiste à purifier l’esprit du musulman en lui permettant de vivre dans une communauté basée sur la droiture, l’amour, la pureté et l’entraide pour maintenir la piété. La deuxième méthode consiste à décréter un dispositif pénal basé sur les châtiments du Hudud afin de préserver la sécurité des personnes. Ainsi, les Hudud prévus pour l’apostasie, le meurtre, la consommation de l’alcool, l’adultère et les affronts permettent de préserver la religion, les vies, l’esprit ainsi que l’honneur.
La sanction du vol :
La Chariâa a fermement sanctionné le vol en coupant la main de son auteur, permettant ainsi d’amputer l’origine du crime et de dissuader toute personne envisageant de déposséder son prochain par la force ou la dérobade. Le châtiment vise à amputer la main considérée comme « l’arme du crime » qui a permis de perpétrer le vol et ce pour éviter de l’utiliser une deuxième fois pour le même crime. La Charia considère que les crimes dangereux ne peuvent être éradiqués que par des sanctions fermes, loin de toute légèreté ou affabilité, rendant ainsi la sanction corollaire du crime. Le criminel châtié demeure ainsi visiblement marqué, d’où l’effet dissuasif.
Les conditions d’amputation de la main :
L’amputation de la main du voleur ne peut être décidée que dans les conditions suivantes :
– Que le voleur soit majeur ayant la capacité de discernement,
– Qu’il ne soit dans l’obligation de voler par nécessité,
– Que les biens volés appartiennent à autrui et qu’ils soient conservés : présence d’effraction,
– Que la valeur des biens soit égale ou supérieure à dix sept grammes d’or ou son équivalent en argent.
Si ces conditions ne sont pas réunies, l’amputation ne peut être décidée. Par ailleurs, les Fouqahas ont convenu que le voleur est châtié par l’amputation de sa main droite, lors du premier délit, et l’amputation de sa jambe gauche en cas de récidive, et ce afin de le neutraliser. Si le voleur récidive encore une fois, il est emprisonné pour une période indéterminée jusqu’à son décès, sauf repentir de sa part.
Cas exceptionnels non soumis au châtiment des Hudud :
Le châtiment de l’amputation de la main n’est pas appliqué dans les cas suivants :
– Si le vol est commis dans des lieux publics où les biens volés ne font l’objet d’aucune mesure de séurité,
– Si le voleur a accès aux lieux dans lesquels le délit a été commis et si les biens volés ne sont pas gardés,
– Si le vol a été commis entre ascendants ou descendants d’une même famille,
– Si le propriétaire des biens volés n’est pas connu
– Si le voleur vole son débiteur récalcitrant et que la somme volée correspond au montant de la créance.
Certaines personnes, critiquant la sagesse de la Chariaâ par ignorance, considèrent l’amputation de la main comme une peine cruelle et sans merci et se lamentent sur les mains coupées, oubliant ainsi les torts, les meurtres, la destruction, la corruption et l’insécurité que ces mains ont perpétré. Ces personnes compatissent plus avec les criminels qu’avec les victimes. Le fait est que les pays musulmans ayant appliqué ces peines ont vu le nombre des crimes de vol baisser, malgré le fait que l’amputation de la main n’est décidé que rarement. Il y a lieu à inciter les musulmans à prendre l’exemple, en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes, étant entendu qu’il est nécessaire d’assimiler le principe d’équité résidant derrière ce châtiment non comme une volonté d’amputer tout simplement des mains, mais comme une mesure protégeant ces mains d’une peine aussi cruelle, en dissuadant toute personne projetant de commettre un vol. Par conséquent, les châtiments cruels ont pour résultat plus de clémence et de sécurité.
Source :
« Le Coran et son miracle législatif », par le Professeur Mohamed Ismail Ibrahim. Traduit par K. Ibnousoufiane. |
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